Douchanbé (, ; en russe : ; en persan : ), autrefois orthographiée Douchambé, est la capitale du Tadjikistan. En 2024, sa population était estimée à . Elle porta le nom de Stalinabad de 1929 à 1961.

Toponymie Son nom vient du mot persan signifiant « lundi » (du « deux » + šambe « samedi » ; littéralement « deux (jours après) samedi ») et fait référence au fait qu'un marché populaire y a lieu le lundi. La ville est arrosée par le Varzob, important affluent du Kofarnikhon.

Histoire Des vestiges archéologiques datant du révèlent un simple village accueillant un marché du lundi.

En 1920, le dernier émir de Boukhara se réfugie brièvement dans la petite ville de Douchanbé après avoir été renversé lors de la révolution russe. Il part ensuite pour l'Afghanistan après que l'Armée rouge eut conquis l'endroit l'année suivante. La ville est brièvement prise par Ismail Enver et ses combattants en 1922 et sert d'état-major à Ibrahim Bek, chef ouzbek qui combat les bolcheviks.

vignette|280px|gauche|Émeutes à Douchanbé en février 1990.

Avec la victoire de l'Armée rouge et l'arrivée du chemin de fer en 1929, la ville devient la capitale de la république socialiste soviétique du Tadjikistan. En hommage à Staline, elle est renommée Stalinabad. Le , dans le cadre de la politique de destalinisation, elle retrouve son nom de Douchanbé.

Les Soviétiques transforment l'endroit en centre de production pour le coton et l'aluminium, et y déplacent des centaines de milliers de personnes venant de toute l'Union soviétique. Douchanbé est alors une cité paisible et relativement prospère sous le régime soviétique, siège d'une université et de l'Académie des sciences.

De violentes manifestations ont lieu en 1990, après les plans de relocalisation de dizaines de milliers de réfugiés arméniens, exacerbant un fort sentiment nationaliste. Peu de temps après l'indépendance du pays, la ville est fortement touchée par la guerre civile, qui dure de 1992 à 1997.

Population Recensements (*) ou estimations de la populationRecensements de 1979, 1989, 2000, 2010 et estimation de 2013 sur le site citypopulation.de :

Climat

Transports

La ville est desservie par l'aéroport international de Douchanbé. La route qui relie Douchanbé à la frontière afghane est souvent désignée comme une « autoroute de la drogue ». Douchanbé est desservie par la Route RB04.

Patrimoine

La mosquée Haji Yakoub Le musée ethnographique Le monument à Ismail I La cathédrale Saint-Nicolas de Douchanbé

Politique

Le , Emomali Rahmon, président de la république du Tadjikistan, nomme son fils aîné, Rustam Emomali, maire de la ville..

Enseignement Douchanbé possède plus d'une centaine d'établissements d'enseignement secondaire, spécialisé, universitaire et supérieur. Elle abrite aussi l'académie des sciences du Tadjikistan et dix-sept instituts de recherche. Parmi ses établissements d'enseignement supérieur, l'on peut distinguer : l'université nationale tadjike, la plus importante du pays ; le conservatoire national tadjik ; l'institut d'art Toursounzadé ; l'institut tadjik de finance et d'économie ; l'université technologique du Tadjikistan ; l'université slave russo-tadjike ; l'université technique Ossimi ; l'université tadjike de médecine Abou Ali Ibn-Sina ; l'université tadjike pédagogoque ; l'université tadjike agraire Chotemour ; l'université tadjike du commerce ; l'institut islamique du Tadjikistan Imam Azama ; l'institut tadjik des langues Oulougzod ; l'institut tadjik de culture physique ; l'académie des Affaires étrangères de la république du Tadjikistan ; l'institut militaire de la république du Tadjikistan ; l'institut militaire des garde-frontières de la république du Tadjikistan ; la filiale de l'université de Moscou dans la ville de Douchanbé Site de l'université ; la filiale de l'université nationale de recherche technologique de Moscou.

Jumelages La ville de Douchanbé est jumelée avec Города побратимы:

Partenariats économiques La ville de Douchanbé a signé des accords de partenariat économique avec Города Партнеры:

Personnalités Takhmina Radjabova (1982-), actrice, réalisatrice, journaliste et animatrice de télévision tadjike Anatoly Starostin (1960-), pentathlonien, double champion olympique en 1980. Viktor Bout (1967-), trafiquant d'armes russe. Rustam Sharipov (1971-), gymnaste ukrainien, double champion olympique. Manizha (1991-), chanteuse et autrice-compositrice russo-tadjik Remarque On peut se demander pourquoi l'ancienne orthographe, Douchambé, n'a pas été conservée car des millions d'écoliers français ont passé ou passent du temps à mémoriser que l'on écrit « em » ou « am » devant « m », « b », « p ».

Notes et références

Liens externes

Douchanbé, sur Asie-centrale.com

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