Le cap Comorin, en anglais , est un cap situé dans le Tamil Nadu, dans l'extrême sud de l'Inde. Il est appelé d'après la forme abrégée du nom du site, en tamoul, issu du toponyme tamoul-sanskrit ou qui signifie « Princesse vierge » ou « Jouvencelle vierge » en référence à la déesse qui y est vénérée.
Géographie Le cap Comorin s'avance dans la mer des Laquedives de l'océan Indien en direction du sud, encadré à l'ouest par la mer des Laquedives et à l'est par le golfe de Mannar. Il constitue l'extrémité méridionale des Ghats occidentaux, de la côte de Malabar et le point le plus méridional de la partie continentale de l'Inde mais pas du pays dans sa totalité ; ce point le plus au sud est représenté par la pointe Indira sur Grande Nicobar, dans les îles Andaman-et-Nicobar. Il marque la limite occidentale du golfe de Mannar qui s'étend vers l'est. Son flanc oriental marque l'extrémité ouest de la côte des pêcheurs de perles, qui s'élance vers le nord-est jusqu'à Tuticorin voire jusqu'au Pont d'Adam.
Deux petites îles à environ cinq cents mètres du continent, vers l'est, se trouvent dans le prolongement du cap et sont occupées par le mémorial du rocher de Vivekananda et la statue de Thiruvalluvar. Il est occupé par la ville de Kânyâkumârî, autrefois nommée « Cap Comorin ». Histoire Le cap Comorin est cité dans l'Antiquité sous le nom de « Coliaque »Pline l'Ancien (6.24) relate qu'au , il fallait quatre jours de mer entre le cap « Coliaque », point le plus méridional de l'Inde, et l'île de « Taprobane » (Ceylan) ; il est possible que « Coliaque » et « Comorin » dérivent du sanskrit Kânyâkumârî, de कन्या kanya « déesse » et कुमारी kumari, « vierge, pure », en référence à la déesse Lakshmi selon S. K. Achar, Sri Vadiraja's Teertha Prabhanda, an unique travel guide of 107 Holy Kshetras of Bharath, Srinivasa Publ., Tirumala Tirupati Devasthanams 1997, p. 94 - .. Ptolémée le mentionne aussi sous le nom de . Les Arabes et les Persans le désignaient quant à eux sous le nom de Ras Kumhari ou Ras Kumhuri (), tandis que Le Livre de Marco Polo appelle le cap et sa région Comari.
Au , le Cap Comorin forme une des extrémités du réseau de défense fortifié (ligne fortifiée) du Royaume de Travancore. Ce réseau est pensé ou influencé par Eustache de Lannoy, ancien officier de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, natif d'Arras, qui s'élève au statut de stratège et de commandant militaire auprès de la Couronne travancoréenne. Le cap était à l'extrémité d'une muraille s'étirant de celui-ci à la localité d'Aramboli (l'actuelle Aralvaimozhi) située plus au nord, où stationnait une garnison. Les installations militaires dans la région du cap Comorin gardaient la frontière orientale du royaume, voisine au Royaume du Maduré (ou Madurai), plus tard au Sultanat du Carnatique.
Tourisme En raison de son caractère symbolique à la fois géographique et spirituel, lieu de vénération d'une déesse hindoue avec le temple de Bhagavathi et un des lieux de dispersion des cendres de Gandhi où s'élève un mémorial en son souvenir, et de sa proximité avec le mémorial du rocher de Vivekananda et de la statue de Thiruvalluvar, le cap Comorin constitue un important lieu touristique.
Galerie
Références
Voir aussi Articles connexes Liste de points extrêmes de l'Inde Kânyâkumârî Mémorial du rocher de Vivekananda Statue de Thiruvalluvar Kumari Kandam
Liens externes
Comorin Comorin Catégorie:Mer des Laquedives Catégorie:Géographie du Tamil Nadu