Valerie Kasanita Adams divorcée Vili (née le à Rotorua) est une athlète néo-zélandaise spécialiste du lancer du poids.

Elle possède l'un des plus grands palmarès de l'histoire de l'athlétisme en remportant deux titres olympiques, en 2008 à Pékin et en 2012 à Londres, puis une médaille d'argent en 2016 à Rio et une médaille de bronze en 2020 à Tokyo. Elle est également quadruple championne du monde de 2007 à 2013, quadruple championne du monde en salle de 2008 à 2014, ainsi que triple championne des Jeux du Commonwealth, en 2006, 2010 et 2014.

Détentrice des records d'Océanie de la discipline en plein air ( en 2011) et en salle ( en 2013), elle remporte 6 fois la Ligue de diamant et est 15 fois championne nationale.

Biographie

Débuts chez les jeunes Débutant l'athlétisme à l'âge de quatorze ans sous la houlette de Kirsten Hellier, la recordwoman nationale du lancer du javelot, Valerie Adams remporte les championnats scolaires régionaux de Nouvelle-Zélande en améliorant le record de la compétition datant de près de vingt ans. Il s'agit de sa première compétition, à laquelle elle se rend pieds nus.

Dès l'année suivante, en 1999, elle termine dixième des Championnats du monde jeunesse de Bydgoszcz avec un jet à . Elle participe aux Jeux olympiques de Sydney, en 2000, mais apprend le décès de sa mère après le défilé de la cérémonie d'ouverture et ne prend pas part aux qualifications. Son beau-père la renvoie de chez lui et elle est à la rue à 16 ans. Kirsten Hellier la prend alors chez elle.

En 2001, elle remporte les titres nationaux cadets, juniors et séniors de sa discipline. Auteure de à Brisbane le , deux semaines avant les mondiaux cadets, elle se profile pour être une des favorites. Elle remporte les championnats du monde cadet à Debrecen avec un jet , après avoir réalisé en qualifications son record à , son premier jet au-delà des . Cette année-là, elle lance également le marteau où elle remporte le titre national et junior, avant de terminer () aux championnats seniors.

En 2002, elle améliore successivement son record à (Auckland le ), (Hamilton le 6) puis dans cette même ville le . Favorite, elle remporte le les championnats du monde juniors de Kingston en établissant un nouveau record d'Océanie junior à , devançant très largement la Chinoise Zhang Ying, avec . La semaine suivante, elle obtient sa première médaille internationale en catégorie senior lors des Jeux du Commonwealth de Manchester où elle termine du concours avec , derrière la Nigériane Vivian Chukwuemeka (). Sélectionnée pour représenter l'Océanie à la coupe du monde des nations de Madrid, elle termine avec , réalisant pour la première fois de sa carrière un jet au-delà des , et améliorant donc son record de .

Débuts chez les séniors (dès 2003) En 2003, Valerie Adams est toujours junior mais celle-ci participe dès lors déjà à des championnats seniors. Lors de la saison dans l'hémisphère sud, elle porte son record à puis à . Durant l'été européen, elle décide de se baser en France et d'y faire un certain nombre de compétitions, avec en vue les championnats du monde de Paris à la fin du mois d'août. Elle lance à Évry puis à Albertville. Alignée en tant qu'invité aux championnats de France juniors à Lyon et aux championnats de France seniors à Narbonne, elle s'impose aux deux échéances avec et . Pour sa dernière sortie avant les mondiaux, à Évry le , elle lance . Aux championnats du monde, le , la jeune femme se qualifie pour la finale grâce à un jet à , puis termine avec .

En 2004, elle améliore le aux Championnats d'Australie de Sydney son record de , pour le porter à , et remporter le titre (en tant qu'invitée). Quelques jours plus tard, elle se rend à Budapest pour les championnats du monde en salle, sa première compétition en salle, mais ne passe pas le cap des qualifications (). Avant de repartir pour une tournée mondiale, elle retourne en Nouvelle-Zélande et glane un nouveau titre chez les juniors et chez les séniors. Elle réalise deux compétitions avant les Jeux, avec à Osaka et à Linz. Aux Jeux olympiques d'Athènes, la jeune néo-zélandaise parvient à se qualifier pour la finale, malgré avoir subi une appendicectomie deux semaines plus tôt. Elle termine de la finale (), mais sera ultérieurement reclassée à la suite des disqualifications pour dopage des Russes Irina Korzhanenko, initialement vainqueure et Svetlana Krivelyova, initialement .

Vice-championne du monde (2005) Le , à Auckland, elle dépasse pour la première fois la limite des avec un jet à . Elle confirme le avec et le avec . Le , elle porte son record à puis à le à Rio de Janeiro, pour remporter son premier meeting de l'IAAF World Challenge. Au Brésil, elle signe deux autres victoires qu'elle continue en Espagne le avec , pour sa dernière compétition avant les championnats du monde. Aux championnats du monde d'Helsinki, elle se fait une place parmi l'élite mondiale en atteignant la finale avec un jet à (record d'Océanie), puis en remportant la médaille de bronze avec , derrière la Biélorusse Nadzeya Astapchuk () et la Russe Olga Ryabinkina (). En 2013, la médaille d'argent lui est réattribuée à la suite de la disqualification pour dopage d'Astapchuk.. Elle continue sa saison après les mondiaux par trois autres victoires. Les mondiaux constitueront pour l'athlète de sa seule défaite durant la saison 2005.

En 2006, tout d'abord, il y a les Jeux du Commonwealth de Melbourne où elle arrive en favorite. Le , elle remporte son premier titre international majeur avec un jet à , battant ainsi le record des Jeux qui était de . Plus tôt, le , elle réalisait son premier jet au-delà des avec à Christchurch lors des championnats nationaux. Elle confirme cette marque en égalant son record personnel le à Bad Köstritz. Le , lors de la finale mondiale de l'athlétisme à Stuttgart, elle signe sa première et seule défaite de sa saison avec , derrière Natallia Mikhnevich (). Elle remporte le concours du poids de la coupe du monde des nations d'Athènes avec , représentant ici l'Océanie.

Titre mondial à Osaka (2007) puis titre olympique à Pékin (2008) gauche|vignette|270x270px|Valerie Adams sur la plus haute marche du podium des championnats du monde 2007 à Osaka. En 2007, Valerie Vili commence sa saison en Nouvelle-Zélande un peu plus tard que d'habitude (), à la suite d'une opération à l'épaule en fin de saison 2006. À l'exception d'une sortie à Shizuoka le (), la Néo-zélandaise de ne participe à aucune compétition lors de la saison estivale de l'hémisphère nord, ne concourant qu'à de meetings locaux à Cairns les 14 et , soit dix jours avant les mondiaux d'Osaka. Arrivée à Osaka avec une performance de , Vili remporte son premier titre mondial en plein air grâce à son dernier jet, mesuré à . Auteure de la meilleure performance mondiale de l'année et d'un nouveau record d'Océanie, elle devance sur le podium l'Allemande Nadine Kleinert () et la Chinoise Li Ling (). Après les mondiaux, elle s'impose à Thum () et à Rovereto (), puis conclut sa saison par une première place lors de la finale mondiale de l'athlétisme avec . Elle finit ainsi la saison invaincue, remportant ses 12 sorties de l'année.

En 2008, lors de la saison océanienne, Vili remporte toutes ses compétitions avec au minimum (Brisbane le ). Le 19, elle lançait à Auckland. Sélectionnée pour ses seconds championnats du monde en salle à Valence, la néo-zélandaise remporte son premier titre mondial en salle avec , record d'Océanie en salle, devant la Chinoise Li Meiju () et la Cubaine Misleydis González (). Désormais championne du monde en plein air et en salle en titre, la néo-zélandaise compte devenir championne olympique à Pékin. Pour cela, elle participe à une compétition dans ce stade en mai, le Bird's Nest (Nid d'oiseau), qu'elle remporte avec . Lors de la finale des Jeux olympiques, le , elle remporte sans surprise le titre avec un jet à , améliorant de deux centimètres son record d'Océanie. Première athlète (homme et femme confondus) de Nouvelle-Zélande à décrocher un titre olympique en athlétisme, elle devance sur le podium Misleydis González () et la Chinoise Gong Lijiao (). Après les Jeux, et pour la seconde année consécutive, elle s'impose à Rovereto () et à la finale mondiale de l'athlétisme à Stuttgart (), pour être invaincue lors de la saison.

Second cycle olympique (2009 - 2012)

Saison 2009, titre mondial conservé à Berlin thumb|Valerie Vili lors des championnats du monde 2009.|260x260px2009 est l'année du début du nouveau cycle olympique, qui aboutira par les Jeux olympiques de Londres en 2012. Pour cette année, la Fédération néo-zélandaise invite sa plus grande rivale Nadzeya Astapchuk (plus tard disqualifiée de tous ses résultats allant de 2005 à 2012 pour dopage) à concourir à des compétitions en Nouvelle-Zélande. Valerie Vili bat celle-ci le à Waitakere avec , contre pour Astapchuk. Elle remporte ensuite quatre autres compétitions en Océanie, dont deux au-delà des ( à Sydney et à Brisbane). Pour la tournée internationale, elle s'aligne tout d'abord au Brésil où elle continue sa domination avec 3 victoires en 3 compétitions, signant par ailleurs à Rio de Janeiro, soit un record d'Océanie et une meilleure performance mondiale de l'année. Elle y réalise aussi et . Présente aux championnats de France d'Angers en tant qu'invitée, elle s'impose dans la compétition avec , battant de plus de et demi Jessica Cérival (), qui devance Laurence Manfredi ().

N'ayant conciliée aucune autre compétition avant les mondiaux, Valerie Vili y arrive avec l'objectif de conserver son titre. En tant que favorite, elle remporte aux championnats du monde de Berlin son deuxième titre consécutif en réalisant 20,44 m en finale, devançant l'Allemande Nadine Kleinert (), qui la domine pendant la première partie de la compétition, et la médaillée de bronze olympique chinoise Gong Lijiao (). Après les mondiaux, elle reste en Allemagne pour deux autres compétitions qu'elle remporte avec 20,45 et . Le , pour sa dernière compétition de l'année, elle remporte à nouveau la finale mondiale de l'athlétisme à Thessalonique et lance pour la première fois de sa carrière au-delà des , avec précisément. Pour la troisième année consécutive, elle est invaincue. Lancer à plus de était son objectif de l'année.

Saison 2010, titre mondial en salle conservé à Doha gauche|vignette|270x270px|Valerie Adams lors des Bislett Games d'Oslo En 2010, la Néo-Zélandaise débute de forte manière. Elle ouvre sa saison le lors de l'Hamilton Porritt Classic avec , victoire et meilleure performance mondiale de l'année. Elle confirme sa forme en améliorant cette performance deux semaines plus tard avec . Le , à Melbourne, elle lance . Néanmoins, sa série de victoires est étonnement stoppée la semaine suivante lors des championnats du monde en salle de Doha, où, dans l'objectif de réitérer son titre, elle est battue par Nadzeya Astapchuk. Auteure de , record d'Océanie en salle, elle subit la loi de la Biélorusse qui lance 20,85 m à son dernier essai, record des championnats. Finalement, celle-ci sera disqualifiée pour dopage quelques années plus tard et Valerie se verra décernée la médaille d'or le , lors des championnats nationaux.

Le , elle remporte un énième titre national (), mais annonce à la surprise générale le lendemain dans une conférence de presse la fin de sa collaboration avec Kirsten Hellier, mais officialise aussi son divorce avec Bertrand Vili, le lanceur de disque français avec qui elle était mariée depuis 2004. Le Français Didier Poppe devient alors son nouvel entraîneur.