() est un jeu de course de moto développé par Sega-AM2 et édité par Sega sur borne d'arcade en . Suite du jeu , il apporte plusieurs nouveautés comme le choix du nombre de courses en fonction du niveau de difficulté défini, de meilleurs graphismes, avec un changement de décors plus progressif durant les courses, et une bande-son améliorée. Il intègre également un nouveau bouton turbo qui peut être activé à grande vitesse. Sega veut exploiter ses franchises et demande ainsi à Yū Suzuki de produire une suite, bien qu'il n'apprécie pas la démarche. L'accent est délibérément mis sur l'approfondissement du plutôt que sur le côté matériel de la borne. Le jeu connait plusieurs éditions sur plusieurs systèmes d'arcade Sega en 1987 puis 1989, ainsi qu'en 1991 sous le titre . Il parait sur console Sega , et de nombreux ordinateurs personnels durant les années qui suivent. Il sort ainsi sur Amstrad CPC, , Commodore 64, Amiga, Sharp X68000, Atari ST, PC (DOS) et Mac.
Lors de sa sortie, est très bien accueilli par la presse spécialisée et les joueurs, notamment la version arcade et ses conversions Amiga, Atari ST et , considérées comme les meilleures. Le jeu s'avère cependant moins important dans l'histoire du jeu vidéo, de Sega ou dans la carrière de Suzuki, que son ainé . Le jeu est par la suite réédité dans de nombreuses compilations, toutes plates-formes confondues, ainsi que sur la console virtuelle de la WIi en 2010 et sur 360 et 3 en 2012. Un du jeu en trois dimensions développé par M2 est publié en 2013 sur Nintendo 3DS sous le titre .
Système de jeu est un jeu de course de moto affiché dans une vue à la troisième personne, laissant apparaître la moto au premier plan au centre de l'écran. La piste reste en position centrale et le joueur suit dans un contre-la-montre les sinuosités de celle-ci proposant virages des deux côtés ou des lignes droites, tout en évitant les adversaires et les éléments sur le côté de la piste. Le jeu apporte plusieurs nouveautés comme le choix du nombre de courses en fonction du niveau de difficulté choisi, de meilleurs graphismes, avec un changement de décors durant les courses plus progressif, et une bande-son améliorée. Il intègre également un nouveau bouton turbo qui peut être activé à grande vitesse, si la moto atteint , et permet d'atteindre la vitesse de .
Le jeu propose quatre décors, chacun inspiré de l'Afrique, l'Asie, l'Amérique et l'Europe. Ils sont beaucoup plus détaillés que ceux du précédent opus et comportent des dénivelés et des bosses. Chaque zone propose une course de différente longueur, composée de 6 à jalonnés de , de la plus facile à la plus difficile. La course (débutant) qui se déroule en Afrique, est composée de six segments et de décors très dépouillés. La course (junior) qui prend place en Asie, en comporte dix traversant la campagne, une ville et s'approchant finalement de la côte. Les quatorze étapes de la course appelée (avancé) se produit en Amérique commencent à New York, puis se déroulent dans les Grandes Plaines, les montagnes Rocheuses et le Grand Canyon. Dans le niveau (expert) située en Europe, la course s'étale sur vingt segments depuis Paris et dans différents lieux. Comme dans le précédent opus, les abords de la piste présentent des panneaux publicitaires arborant divers logos de vraies entreprises. Chaque durée restante est reportée sur la zone suivante. Le joueur peut choisir entre quatre thèmes musicaux. Chaque zone possède sa fin spécifique.
Certaines conversions du jeu proposent trois rapports de vitesses différents. Dans la version arcade, le joueur doit faire bouger la borne en forme de moto, ou tourner le guidon pour déplacer son avatar à l'écran.
Développement Exploitation de la licence, approfondissement du vignette|Yū Suzuki en 2011.|alt=Portrait d'un homme asiatique brun. Durant la période de développement de , Yū Suzuki supervise plusieurs jeux. Comme depuis son entrée chez Sega, il travaille beaucoup et n'a peu d'occasion de rentrer chez lui. Il bat même le record du nombre d'heures supplémentaires pour un seul employé. Malgré l'accrochage avec Ferrari au sujet du jeu et au succès relativement mitigé du jeu , Sega est satisfait du travail effectué par l'équipe. Par exemple, , le précédent jeu, a connu un certain succès et a notamment permis à la filiale américaine de réellement travailler. La borne d'arcade en forme de moto a été la première d'une série de . De son côté, et sa borne mue par des vérins hydrauliques trouvent un succès . Sega veut exploiter les licences créées, et exige des suites des succès , et . Toutefois, Suzuki est gêné par la demande de sa direction. S'il est facile de produire des suites, il se méfie de ce processus qui n'a pas pour origine une motivation artistique, et qui manque de l'intérêt du défi. Néanmoins, nombre de ses idées n'ont pas pu être intégrées dans le précédent jeu, ainsi Suzuki accepte et se lance, lui et son équipe dans ce projet.
Pour cette suite, l'équipe décide de rester sur des choses simples du point de vue de la borne d'arcade et décide de plutôt développer l'aspect . Si l'expérience de jeu proposée par le premier opus de la série est unique, une seule course est disponible et en résulte un manque de variété dans le système de jeu. est en réalité une simple amélioration du premier jeu, mais avec une conception poussée à son maximum, qui propose beaucoup plus qu'une simple mise à niveau, si bien que le jeu devient beaucoup plus attrayant. Par exemple, le joueur peut dès le début de la partie choisir la course qu'il désire, ainsi que les musiques. Les décors sont beaucoup plus détaillés et comportent des montées et descentes, un effet qui apporte plus de réalisme. La qualité des visuels est améliorée grâce un nouveau système d'arcade, bien qu'il soit à peu près équivalemment à celui de . Il permet toutefois de meilleures mises à l'échelle qu'auparavant, un élément important dans la mesure où le jeu propose un nouveau bouton turbo permettant à la moto d'accélérer encore plus vite, lorsque la vitesse de est dépassée. Ce système d'arcade, aussi appelé , fait fonctionner le jeu de conduite de voiture éponyme . partage donc certaines similitudes avec celui-ci, notamment le style visuel ou musical, ou la possibilité de choisir les pistes audio. Ce système plus performant a aussi permis d'introduire les dénivelés de la piste.
La borne est commercialisée en deux versions, en borne verticale classique, ou dans une version en forme de moto, appelée , plus petite que la borne en forme de moto de couleur rouge. Les deux comportent un guidon équipé d'un dispositif de vibration, et une fonction de sauvegarde des grâce à une batterie. La taille plus réduite de la borne en forme de moto est destinée à faciliter son installation dans les salles d'arcade ou des endroits plus petits comme des pizzerias. La borne est immédiatement reconnaissable mais suffisamment différente pour paraître comme une nouvelle expérience. Elle comporte des haut-parleurs stéréo placés de chaque côté de l'écran. La musique est composée par le trio Koichi Namiki, Katsuhiro Hayashi et Shigeru Ohwada. C'est le premier projet de Namiki, mais tous trois, comme Kawaguchi dans le premier opus, sont musiciens dans des groupes. Ils ont donc composé leur musique en pensant à des performances sur scène. Dans une interview de 2016, Namiki déclare . Namiki use de ses talents de guitariste pour composer la bande-son. Il enregistre ses chansons sur bande, puis passe ces enregistrements avant de les réécrire. Le trio bénéficie d'une grande liberté d'action. Yū Suzuki, comme d'autres concepteurs de cette époque, n'est pas très précis quant à la direction à imposer aux musiciens. Dès 1987, le jeu est adapté sur le même système d'arcade que son prédécesseur, également sous forme de borne verticale classique ou équipée d'un siège fixe permettant de s'asseoir. En 1989, le jeu est également porté sur le système d'arcade , basé sur le matériel de la . Le des versions verticales et celui de la borne en forme de moto diffèrent en raison de la nature des contrôles. Sur les premières, le joueur fait bouger le guidon et bénéficie de plus d'amplitude que sur la réplique de la moto qui est plus difficile à manœuvrer, et peut donc faire tourner davantage l'avatar à l'écran. Les pistes étaient donc différentes, avec des virages moins prononcés.
Aux États-Unis, teste la borne pendant trois semaines, au prix de la partie, au cours desquelles elle obtient de très bons résultats. La version verticale de la borne est proposée à l'université Stanford, et rapporte en moyenne par semaine. Le jeu est présenté le aux distributeurs américains. La demande est si forte que dès ce jour-là Sega indique que la borne serait livrée en nombre limité. À cause d'une forte demande, pas seulement en Amérique du Nord mais dans le monde entier, Sega est obligé de rationaliser ses livraisons et n'en délivre qu'un petit nombre à chacun de ses distributeurs.
En 1991, Sega commercialise le jeu sous le titre dans une borne équipée d'une moto grandeur nature identique à celle du premier opus. Néanmoins, la moto est de couleur bleue pour permettre de la différencier avec son aînée. Cette version bénéficie d'améliorations. Le tableau de bord a été repensé, et ne fait plus apparaitre de partie en fer et couvre la totalité de la zone. Les câbles destinés aux potentiomètres qui servaient à repérer l'inclinaison de la moto ont disparu et laissent place à des barres de liaison et des engrenages. Comme pour , la moto utilise le même système composé de deux gros ressorts. Toutes les versions des bornes comportent le bouton de turbo du côté gauche du guidon.
Conception des portages