Étienne-Édouard Laffon de Ladébat, né le à Toulouse et mort le à Paris, est un général français. Il est le chef d'état-major général de l'armée française de 1909 à 1911.

Biographie Origines et études Édouard Laffon de Ladebat est le fils d'un polytechnicien colonel d'artillerie, Henri Laffon de Ladebat, et l'un des descendants d'André-Daniel Laffon de Ladebat. Comme André-Daniel, il est l'un des très nombreux descendants de Saint Louis en ligne féminine.

Imitant l'exemple paternel, il est admis à l'École polytechnique en 1868 (promotion X1868), il en sort sixième sur soixante de sa promotion en 1870, avec le grade de sous-lieutenant-élève.

École d'application et Guerre franco-prussienne de 1870

Le il entre à l'École d'application de l'artillerie et du génie de Metz. Il est intégré à la batterie du d'artillerie, rattachée à l'armée des Vosges avec lequel il combattit durant la guerre franco-prussienne de 1870 entre le et le . Lors de la bataille de la Bourgonce, il commanda deux pièces d'artilleries de la colonne de droite.

Pendant cette guerre, il totalisera deux blessures de guerre. Il est blessé une première fois à la tête par un éclat d'obus à Saint-Loup-de-Gonois le lors du troisième jour de combat de la bataille de Beaune-la-Rolande puis une seconde fois à Villersexel le (bataille de Villersexel). Ce qui lui vaut d'être nommé le chevalier de la Légion d'honneur. Il est ensuite interné en Suisse (en vertu de la convention des Verrières)avec les débris de l'armée de l'Est, entre le 1er février et le .

Du au , il rejoint une batterie à pied de l'armée de Versailles pour la répression de la Commune.

Il est promu, le , au grade de lieutenant-en-second d'artillerie. Il satisfait aux examens de l'École d'application de l'artillerie et du génie et obtint le numéro 2 sur 58 élèves d'artillerie le .

Temps de troupes Il sert ensuite comme lieutenant-en-premier au d'artillerie le , puis au d'artillerie où il est promu au grade de capitaine-en-second le , il sera détaché à la fonderie de canons de Bourges, dont il assurera la fonction de directeur adjoint ;

Il est admis par décision du à suivre les cours spéciaux d'enseignement militaire supérieur transformé en École militaire supérieure. À la suite des examens de sortie en décembre 1878, il sera classé sur 67 élèves et obtiendra son brevet avec la mention "Très Bien".

Le Édouard Laffon de Ladebat se marie avec Jeanne Sophie Oppermann, d'une grande famille de banquiers protestants, sur autorisation ministérielle du .

Il passe successivement capitaine-en-premier au d'artillerie le , au d'artillerie à partir du et au d'artillerie à partir du .

À partir du , il est stagiaire à l'État-major général du d'armée. Il est nommé au d'artillerie à partir du et au d'artillerie à partir du , où il commanda la batterie.

Période de responsabilité en État-major Il est ensuite mis en activité hors-cadre pour service d'état-major. Il servira les états-majors : particulier de l’artillerie à partir du ; du d'armée dans la section active puis territoriale à partir du ; du Gouverneur militaire de Paris à partir du ;

Il regagne le d'artillerie le puis le d'artillerie le . Il est remis en activité hors-cadre pour servir en état-major. du Ministre de la Guerre ( Bureau : opérations) à partir du , où il sera promu au grade de chef d'escadron le .

Commandement en unité opérationnelle thumb|Le général Laffon de Ladebat. Il rejoindra le d'artillerie le où il sera promu au grade de lieutenant-colonel le .

Il est nommé, le , au grade de colonel, attaché à l'État-major particulier de l'artillerie, directeur adjoint des ateliers de construction de l'artillerie de Rennes.

Le , il devient chef de corps du d'artillerie. Puis est placé comme chef du Bureau : effectifs de l'État-major de l'Armée, le et retrouve le d'artillerie le .

Il est admis en première section des officiers généraux avec le grade de général de brigade le et commande du au la d'infanterie ( d'infanterie) et les subdivision de région de Rouen (Nord) et de Rouen (Sud).

Du au , il commande l'artillerie du d'armée. Ce sera le général Ferdinand Foch qui le remplacera.

Hautes responsabilités en État-major Puis il est nommé sous-chef d’État-major général de l'Armée, le , et il est membre : du Comité technique d’État-major ; du Comité consultatif de défense des colonies ; de la Commission militaire supérieure des chemins de fer ; de la Commission d'études pour la défense du littoral ; de la Commission supérieure d'études des armes portatives.

Il participe aussi à l'ensemble des travaux du conseil supérieur de la guerre en qualité de secrétaire à ce conseil. Promu général de division le , il devient chef d'État-major général de l'Armée françaiseLe Matin (04/08/1909), en remplacement du général Jean Brun devenu Ministre de la Guerre, et prendra ainsi la présidence de la Commission militaire supérieure des chemins de fer, de la Commission centrale des travaux géographiques et de la Commission des archives. Il occupera ces fonctions du au avant d'être remplacé par le général Auguste Dubail.

Il est élevé à la dignité de Grand officier de la Légion d'honneur le et il se fait remettre les insignes le par le président Armand Fallières au Palais de l’Élysée.

Il est par ailleurs membre du Conseil supérieur de la guerre du au . Il est nommé vice-président de la Commission militaire supérieure des chemins de fer le Journal officiel de la République (30/09/1911) et président de la Commission des travaux géographiques en 1914.

Il assiste en août 1911 avec le général Auguste Dubail aux grandes manœuvres russes.

Il assiste à la réunion du , en tant que membre du Conseil supérieur de la guerre, à l’Élysée, où fut prononcé à l’unanimité le service de trois ans, pour tous sans dispensesOuest-France (05/03/1913).

Première Guerre mondiale et fin de carrière thumb|Tombe au cimetière du Père-Lachaise.

Le , il exerce les fonctions de directeur des services de l'Arrière, il appartient au Grand quartier général de Joffre, jusqu'à son remplacement le par le colonel Camille Ragueneau.

Le général Laffon de Ladebat signa la première Instruction provisoire au sujet des transports de troupes en automobileSHD- Terre, GQG/DA/DSA, 16N2733 et SHD-Terre, EMA/ bureau, 7N727 Suppl., rédigé le par le capitaine Aimé Doumenc, tirant le bilan des Taxis de la Marne et des nombreuses autres opérations conduites sur le front. Cette instruction développe en huit pages les principes généraux applicables aux transports et règles techniques d’organisation.

Le il est placé dans la des officiers généraux mais il est maintenu dans ses fonctions de directeur des services de l'Arrière. Le , il cesse d'exercer ses fonctions et est replacé dans la .

Décédé le à Paris, il repose dans le caveau familial au cimetière du Père-Lachaise ( division).

Décorations 106px106px106px106px106px106px106px

Intitulés Décorations françaises 55px Grand officier de la Légion d'honneur () 55px Officier de l'Instruction publique () 55px Médaille commémorative de la guerre 1870-1871 55px Médaille interalliée 1914-1918 55px Médaille commémorative de la guerre 1914-1918

Ordres étrangers 55px Grand'croix de l'ordre de la Couronne () () 55px Grand'croix de l'ordre de l'Aigle blanc () 55px Grand'croix de l'ordre du Trésor sacré ()

Grades Élève (École polytechnique) - Sous-lieutenant-élève (École d'application) - Sous-lieutenant - Lieutenant en second - Lieutenant en premier - Capitaine en second - Capitaine en premier - Chef d'escadron - Lieutenant-colonel - Colonel - 03 Général de brigade - Général de division -

Sources et liens externes

Annuaire des anciens élèves de l’École Polytechnique Annuaire des anciens élèves de l'École supérieur de guerre Liste des généraux de division de la Première Guerre mondiale (web.genealogie) Musée des officiers généraux français des armes et des services (Musée des étoiles) Tombeau d’Édouard Laffon de Ladebat au Père-Lachaise Le dossier de M. Guyot de Villeneuve : l'armée cléricale (Fiche de E. Laffon de Ladebat) Site du ministère de la culture des dossiers des titulaires de l'Ordre de la Légion d'honneur (Base Léonore) Dossier LH/1434/7 Les Généraux de l'Armée française, Éditions Lavauzelle (1904) Tableau d'honneur de la Grande Guerre, Tome 5, archives et culture Dictionnaire des généraux et amiraux français de la Grande Guerre (1914-1918), Tome 2 (L-Z), Gérard Géhin et Jean-Pierre Lucas Cote S.H.D.: 9 Yd 463.

Notes et références

Catégorie:Naissance en septembre 1849 Catégorie:Naissance à Toulouse Catégorie:Décès en février 1925 Catégorie:Décès à 75 ans Catégorie:Décès dans le 7e arrondissement de Paris Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Père-Lachaise (division 39) Catégorie:Élève de l'École polytechnique Catégorie:Artilleur Catégorie:Militaire français de la guerre franco-allemande de 1870 Catégorie:Personnalité française de la guerre franco-allemande de 1870 Catégorie:Opposant à la Commune de Paris Catégorie:Général français du XXe siècle Catégorie:Membre du Conseil supérieur de la guerre Catégorie:Grand officier de la Légion d'honneur Catégorie:Officier d'Académie Catégorie:Officier de l'Instruction publique Catégorie:Titulaire de la médaille commémorative interalliée (1914-1918) Catégorie:Grand-croix de l'ordre de la Couronne Catégorie:Récipiendaire de l'ordre de l'Aigle blanc (russe) Catégorie:Récipiendaire de l'ordre du Trésor sacré Catégorie:Famille Laffon de Ladebat Catégorie:Chef d'état-major de l'Armée de terre française