thumb|right|120px|insigne de béret d'infanterie Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française, à double héritage, créé sous la Révolution à partir du régiment de Barrois, un régiment français d'Ancien Régime, et du d'infanterie légère créé à partir des éléments provenant de la dissolution des 2, 3 et de volontaires de Corse et d'effectifs divers levés en Corse.
Création et différentes dénominations Le d’infanterie a la particularité, comme tous les régiments d’infanterie portant un numéro entre le et le , d’être l'héritier des traditions de deux régiments : le d'infanterie de ligne et le d'infanterie légère.
: à la Révolution, tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d'ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment de Barrois devient le d'infanterie de ligne (ci-devant Barrois) ; 1793 : amalgamé, il prend le nom de de première formation. : reformé en tant que de deuxième formation 1803 : le d'infanterie de ligne n'est pas formé et le disparaît jusqu'en 1854. En 1854, l'infanterie légère est transformée, et ses régiments sont convertis en unités d'infanterie de ligne, prenant les numéros de 76 à 100. Le d'infanterie légère prend le nom de d'infanterie de ligne. 1882 : d’infanterie. 1914 : à la mobilisation, donne naissance au d'infanterie 1940 : dissolution. 1945 : d’infanterie. 1945 : dissolution. 1960 : d’infanterie. 1962 : dissolution.
Chefs de corps 1791 : colonel Camille de Rossi ; 1793 : chef de brigade Jean Frédéric Krieg ; 1795 : chef de bataillon Alexis von der Weid (*) ; … 1807 : colonel Jean-Pierre Dellard (*)
1854 - 1855 : colonel Picard 1855 : lieutenant-colonel Alfred Alexandre Cécile Becquet de SonnayAlfred Alexandre Cécile Becquet de Sonnay est né à Cravant le 9 septembre 1811. La guerre de Crimée était à peine commencée que deux fois en l'espace de dix jours il est cité à l'ordre de l'armée, et reçoit la croix d'officier de la Légion d'honneur avec le libellé suivant : "Étant de service de tranchée avec son bataillon dans la nuit du 13 au 14 mai, a repoussé, avec autant de vigueur que d'habileté dans le nouvel ouvrage, une attaque vigoureuse de la part des Russes." Nommé lieutenant-colonel à la suite de ce fait d'armes, il reçoit de nouveaux honneurs le 8 septembre 1855 (Cf. ci-après). Il deviendra colonel du 1er régiment de grenadiers (Second Empire) en 1861 puis général SAINT-PRIVAT-LA-MONTAGNE.
Colonel Daguerre (1870) … - : Colonel Anatole Louis Adrien Blondin. - : Colonel Ballard. - : Colonel Guillaume. - : Colonel Germain. … 1934-1936 : colonel Boucher ... 1939-1940 : lieutenant-colonel Jacques
Historique des garnisons, expéditions, combats et batailles du vignette|Monument à Charleville. Ancien Régime Ligue d'Augsbourg 1692-1697 - Succession d'Espagne 1701-1713 - Rhin 1734 - Succession d'Autriche 1740-1748 - guerre de Sept Ans 1756-1763.
Guerres de la Révolution et de l'Empire
1792 : Armée du Midi, Armée d'Italie Nice 1792-1793 Toulon 1793 Corse 1793 Allemagne 1794-1799 Italie 1795-1796 Allemagne 1796-1797 1796 Armée de Rhin-et-Moselle Italie 1797-1800 1806 : Campagne de Prusse et de Pologne 14 octobre : Bataille d'Iéna 1807 : 8 février : Bataille d'Eylau
Espagne 1808-1812 1813 : Campagne d'Allemagne 16-19 octobre : Bataille de Leipzig 1814 : Campagne de France (1814) 14 février 1814 : Bataille de Vauchamps (16e léger)
Second Empire Le décret du 24 octobre 1854 réorganise les régiments d'infanterie légère les corps de l'armée française. À cet effet le 16e régiment d'infanterie légère prend le numéro 91 et devient le d'infanterie de ligne. Le a alors son dépôt à La Ferté-Alais. Il quitte Constantine (Algérie) en pour occuper Athènes et Constantinople.
Le rejoint ensuite en 1855 la de l'Armée française en Crimée.
Le : Prise de Sébastopol
« A l'assaut de Malakoff, le drapeau avait été planté au-dessus d'une poudrière. Tout à coup retentit une terrible explosion, la poudrière venait de sauter. Le parapet est renversé dans le fossé et le drapeau enseveli dans le gouffre. Neuf officiers disparaissent sous cette avalanche qui écrase également une partie des défenseurs de la courtine. Dès qu'il fit jour, les survivants creusèrent le sol pour déterrer le drapeau. L'aigle reparut enfin entre les mains crispées du porte-drapeau Ganichon qui, même en mourant, n'avait pas voulu s'en dessaisir ».
Ce , le de ligne était exceptionnellement commandé par le lieutenant-colonel de Sonnay (Alfred-Alexandre-Cécile Becquet de Sonnay né à Cravant le , promu général de brigade le ) qui, refoulant les colonnes russes, s'installe dans la courtine du Redan de Malakoff et combat toute la journée. À l'issue de ce combat, le régiment ne comptait plus que 296 hommes valides et 5 officiers parmi lesquels le lieutenant-colonel de Sonnay blessé au bras et dont la croix d'officier de la Légion d'honneur avait été brisée sur sa poitrine. Chaque année il célébrait religieusement l'anniversaire de cette journée." Soldats du ! À nous Sébastopol. À nous Malakoff !" Colonel Picard, 1855Recueil d'Historiques de l'Infanterie Française du Général Andolenko- 1969.
Le : Solférino « Prenant comme objectif la tour de Solférino, le refoule les tirailleurs ennemis. Le sous-lieutenant de Guiseuil venait de planter le drapeau du régiment sur le terrain conquis lorsque l'arrivée des réserves autrichiennes arrête les progrès de nos troupes. Le porte-drapeau tombe grièvement blessé ; le drapeau, brisé par la mitraille, est ramassé par le sous-lieutenant Tollet qui est aussitôt frappé à mort. Le brave sergent Bourraqui, dit "La Guerre", prend des mains du mourant le précieux trophée mais il est blessé à son tour. Une lutte corps à corps avec les Autrichiens s'engage autour du drapeau qui est enfin sauvé grâce au dévouement des quelques hommes qui l'entouraient » .
En 1859, au déclenchement de l'expédition d'Italie, le est à la du de l'armée d'Italie.
1870 à 1914 Guerre franco-allemande de 1870 Le : Bataille de Gravelotte 7 octobre : Bataille de Bellevue « Le se maintient toute la journée au nord de Vionville et tient en respect les Allemands qui tentent de déboucher de ce village. À la fin de la journée, le régiment, chargé par des masses de cavalerie, soutient bravement leur choc. Un moment, entouré par un gros de cavaliers, le drapeau allait être arraché des mains du sous-lieutenant Vial. Ce brave officier, qui devait mourir le lendemain à Saint-Privat, abat d'un coup de revolver le hussard qui a saisi l'aigle, pendant que la garde du drapeau repousse à la baïonnette les cavaliers qui l'entourent. Le régiment eut 10 officiers et 300 hommes hors de combat. Le colonel Daguerre reçut deux blessures »
Le dépôt du , situé à Lille, forme à partir d' de nombreux bataillons et compagnies, affectés à divers régiments de marche..
Le , le de marche fusionne dans le régiment d'infanterie.
En 1873, le , avec dépôt à Mézières, est affecté à la de la d'infanterie. Il passe à la de cette même division en 1875.
En 1913, son bataillon va former le bataillon du 164 régiment d'infanterie.
Première Guerre mondiale En casernement : Mézières ; brigade d’infanterie ; division d'infanterie. Il met sur pied le 291 régiment d’infanterie.
Rattachements : division d’infanterie - corps d’armée de la mobilisation à . 87 division d’infanterie d' à .
1914 bataille des frontières à Neufchâteau en Belgique en août. Bataille de la Marne en septembre.
1915 ArgonneDr Chagnaud, Le 91 d'infanterie de Mézières - Société des Ecrivains Ardennais, 1959 : le , dans la forêt d'Argonne, le général Bruno von Mudra lance une offensive qui surprend totalement les unités qui lui font face. Le bombardement est d'une violence inouie et préfigure celui de la bataille de Verdun. Les gaz sont également employés, de même que les lance-flammes. Grâce à une tactique d'infiltration, les Allemands parviennent à enfoncer le front et à encercler plusieurs unités françaises. Parmi les unités qui subiront l'attaque on note la présence des 72 RI, 131 RI, RI, 76 RI, 30 territorial…" A défendu, de à , avec une superbe opiniâtreté, le bois de la Gruerie, opposant un mur infranchissable, au prix de pertes sanglantes, à un ennemi, disposant de moyens très supérieurs. "Citation, 1918. Fête : en souvenir de Sébastopol 1855.
1916
En, il débarque à Maricourt, et sur la ligne de front vers Chipilly dans la Somme.
En décembre, il débarque en Algérie, à Skikda, pour être cantonné à Batna.
1917
Retour d'Algérie vers la France le .
L'unité est incorporé à la d'infanterie commandée par le général Paul-Hippolyte Arlabosse.
L'Aisne.
1918 L'Aisne.
Entre-deux-guerres En 1928, le régiment a son état-major et deux bataillons à Mézières et un bataillon à Stenay..
Seconde Guerre mondiale vignette|Plaque en l'honneur du sur une caserne de Givet, aujourd'hui disparue. Drôle de guerre
Le régiment d'infanterie est l'un des trois régiments d'infanterie de la d'infanterie motorisée, cette division est placée en réserve de la . qui doit en premier lieu protéger la ligne Maginot d'une manœuvre de contournement.
Bataille de France
bataillon de chars de combat le au : À (jour?), le bataillon est établi en stationnement gardé au sud de Stonne, lorsqu'il est avisé que l'ordre primitif est annulé. Il est mis à la disposition du régiment d’infanterie motorisée sous les ordres du lieutenant-colonel Jacques (sous-secteur ouest de la DIM) dans les conditions suivantes :
une compagnie (), doit se porter dans la région nord-est de la ferme de la Tuilerie (route Tanay-Chemery) ; une compagnie () vers le château du Mont-Dieu. Le , des missions d'appui sur les bois du Mont-Dieu sont effectuées au profit du RIM ; une compagnie (), vers la Grange au Mont.
PC BCC, Ferme de la Tuilerie avec PC RIM.
Le bataillon reçoit le renfort de cinq chars du BCC (trois de la et deux de la ).
Le - Au matin le bataillon reçoit l'ordre d'occuper défensivement le bois du Mont-des-Grues ( est de Brieulles-sur-Bar).
Dans l'après-midi la Cie exécute plusieurs contre-attaques locales avec les , et RIM empêchant leur encerclement et infligeant à l'ennemi des pertes sévères.
Les éléments combattants sont prisonniers, ainsi que leur chef de corps le lieutenant-colonel Jacques, le .
1945 à nos jours Le est au camp militaire de Frileuse à Beynes (Yvelines).
Drapeau du régiment et décorations Son drapeau porte les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Iéna 1806 Eylau 1807 Sébastopol 1855 Solférino 1859 La Marne 1914 Argonne 1915 L'Aisne 1917-1918
Fourragère aux couleurs de la Croix de guerre 1914-1918|100px|right 400px
Sa cravate porte la croix de guerre 1914-1918 avec deux palmes (deux citations à l'ordre de l'armée).
Il a le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918.
Devise Tué oui - Vaincu Jamais / Sans Peur et Sans Reproche
Personnalités ayant servi au
Jean Théodore François Champion (1812-1889), alors lieutenant-colonel.
Refrain Refrain : « Tu peux te fouiller, tu peux te fouiller. Si t'as, si t'as des poches. »''.
Monuments Le monument du 91 RI est situé en bas du square du faubourg de Pierre à Mézières.
Le monument du 91 RI situé dans les bois du Mont-Dieu, pour les combats de 1940 à Stonne.
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Sources et bibliographie . .
Articles connexes Histoire militaire de la France Liste de régiments français Régiment d'infanterie français
Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1692 Catégorie:Unité militaire française des guerres de la Révolution française Catégorie:Unité militaire du Premier Empire