Vufflens-la-Ville est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district du Gros-de-Vaud. Citée dès 1011, elle fit partie du district de Cossonay de 1803 à 2007. La commune est peuplée de habitants en . Son territoire, d'une surface de 538 hectares, se situe dans la région du Gros-de-Vaud au bord de la Venoge.
Géographie
Le territoire de Vufflens-la-Ville s'étend sur . Lors du relevé de , les surfaces d'habitations et d'infrastructures représentaient de sa superficie, les surfaces agricoles , les surfaces boisées et les surfaces improductives .
Jusqu'à la réorganisation des districts du canton au , la commune faisait partie du district de Cossonay. À partir de cette date, elle fait partie du nouveau district du Gros-de-Vaud. Elle a des frontières communes avec Penthaz, Sullens, Mex, Bussigny, Aclens et Gollion, dont la frontière est marquée par la Venoge.
Toponymie Premières mentions : Vuolflinges (1011) ; Volflens (avant 1109) ; Vuolflens li Vila (1128) ; Vuflens la Vila (1238).
Vufflens est formé du nom de personne germanique Wulfilo, ou peut-être Wulfin, et du suffixe toponymique germanique -ingos, qui a été adopté dans l'espace gallo-roman à partir du et qui est très fréquent dans les cantons de Vaud et de Fribourg. La forme composée de Vufflens-la-Ville est relativement ancienne, puisqu'elle remonte en tout cas au début du . Elle permet de distinguer ce village de Vufflens-le-Château.
Son nom en patois est Vufflyens-la-Vela // ou Uçhê //.
Héraldique
Protohistoire et Antiquité Des fouilles archéologiques menées en 2015-2016 ont mis au jour à Vufflens-la-Ville un nouveau site celtique établi au à proximité de la Venoge. Ces investigations, menées sur le tracé de la future route cantonale RC 177, ont permis d'identifier plusieurs quartiers de l'époque de La Tène, avec zones d'habitat, ensembles funéraires, secteurs voués à l'artisanat du fer et à la fabrication de poteries. Cette découverte très importante, dont l'exploitation scientifique ne fait que commencer, laisse entrevoir un potentiel d'importance nationale .
Son abandon est probablement à mettre en relation avec le développement du site du Mormont, situé à une dizaine de kilomètresnotice de Vufflens-la-Ville - RC 177, archeodunum.com.
Histoire vignette|Photo aérienne (1964). La première apparition écrite de Vufflens date de 1011 sous la forme de villa Vuolflinges ou . Aux alentours de l'an 1100 un moulin est construit au hameau de la Palaz. Celui-ci prend de l'importance au avec l'adjonction d'une scie et d'un battoir. Finalement, en 1895, une filature remplace ce dernier.
Ainsi, entre la fin du et le début du , une amorce d'industrialisation se produit, notamment du côté nord-est de la commune, en direction de Mex.
Du , le village appartient d'abord à la famille de Vufflens grâce à neuf manses accordées par Rodolphe III de Bourgogne. Par la suite, la seigneurie va passer à plusieurs familles successives, dont les Rosset, jusqu'à la révolution vaudoise. Une très belle pierre armoriée (vers 1680), aux armes Rosset, Praroman et Bonstetten, rappelle que le seigneur du lieu, Jean-Philippe Rosset, épouse d’abord Madeleine de Praroman, puis en deuxième noces Suzanne Mestral d'Aruffens, enfin en troisièmes noces Marguerite de BonstettenD. L. Galbreath, Armorial vaudois, Baugy-sur-Clarens 1934-1936, II, p. 600..
Vufflens est rattaché au district de Cossonay jusqu'en 2007, puis au district du Gros-de-Vaud. .
Population
Gentilé et surnom Les habitants de la commune se nomment les Vufflanais.
Ils sont surnommés les Paî-rodzo (les Peaux-Rouges, cheveux rouges ou poux rouges en patois vaudois. Pour Paul Fehlmann, seulement les Poux rouges).
Démographie Évolution de la population
Pyramide des âges
Population étrangère, langues et religion En 2000, il y a 889 personnes suisses (87,7 %) et 125 personnes étrangères (12,3 %). La langue la plus parlée est le français, avec 914 personnes (90,1 %). La deuxième langue est l'allemand (52 ou 5,1 %).
Sur le plan religieux, la communauté protestante est la plus importante avec 540 personnes ( %), suivie des catholiques (283 ou 27,9 %). 126 personnes (12,4 %) n'ont aucune appartenance religieuse.
Transports
Au niveau des transports en commun, Vufflens-la-Ville fait partie de la communauté tarifaire vaudoise Mobilis. La commune possède une gare des Chemins de fer fédéraux desservie par les lignes S1 et S5 du Réseau express régional vaudois, reliant Lausanne à Yverdon-les-Bains. La commune est aussi desservie par les bus sur appel PubliCar, qui sont un service de CarPostal et Taxibus, des Transports publics de la région lausannoise (TL). Depuis 2016, la commune est desservie par la ligne 56 des Transports publics de la région lausannoise et depuis 2020 par la ligne 58.
Politique Lors des élections fédérales suisses de 2011, la commune a voté à 37,69 % pour l'Union démocratique du centre. Les deux partis suivants furent le Parti libéral-radical avec 15,90 % des suffrages et le Parti socialiste suisse avec 15,54 %. Lors des élections cantonales au Grand Conseil de , les habitants de la commune ont voté pour l'Union démocratique du centre à %, le Parti socialiste à 22,59 %, le Parti libéral-radical à 21,32 %, les Verts à 17,98 % et l'Alliance du centre à 13,20 %. Sur le plan communal, Vufflens-la-Ville est dirigé par une municipalité formée de 5 membres et dirigée par un syndic pour l'exécutif et un Conseil communal, composé de 45 élus, dirigé par un président et secondé par un secrétaire, pour le législatif.
Économie La commune de Vufflens-la-Ville comprend, avec sa voisin d'Aclens, l'un des pôles de développement cantonal. Celui-ci, desservi par une voie ferrée et d'une taille de 51 hectares, accueille déjà plusieurs établissements (dont une centrale de distribution Coop, ou les entreprises Logitech et Créa Béton Matériaux SA) et dispose, selon les services du canton, d'un potentiel de développement de plus de 900 emplois, contre 700 en 2008. Toujours sur le plan industriel, la commune partage également avec les communes de Mex et de Villars-Sainte-Croix, le siège de l'entreprise Bobst. L'agriculture n'est plus pratiquée que par 7 à 8 personnes dans la commune, bien que la superficie des terres cultivées soit restée relativement constante ces dernières décennies.
Monuments Le village de Vufflens-la-Ville est inscrit comme site ISOS, alors que son temple est inscrit comme bien culturel d'importance régionale dans la liste cantonale dressée en 2009 .
Événements
Le village de Vufflens-la-Ville organise un marché artisanal annuel, le dernier samedi d'août.
Références
Bibliographie
Voir aussi Liens externes
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