La rue de Jouy est une voie, ancienne, au sud du quartier du Marais du de Paris, en France.

Situation et accès

Actuellement, la rue de Jouy d'une longueur de , est située dans le , quartier Saint-Gervais, et commence au 13, rue des Nonnains-d'Hyères et au 1, rue de Fourcy et finit aux 50-58, rue François-Miron.

Ce site est desservi par la ligne 1 à la station de métro Saint-Paul et par la ligne 7 à la station Pont Marie.

Origine du nom Ainsi nommée parce que l'abbé de Jouy possédait, au , un hôtel particulier dans cette rue.

Historique

La voie suit le tracé d’un chemin, du , qui menait de la porte Baudoyer à la folie du bourgeois Jean Morel. située à l’emplacement du quai des Célestins, par les rues du Figuier et de l’Ave-Maria. Un embranchement du chemin conduisait à la chapelle Saint-Paul, par la rue actuelle Charlemagne.

L'hôtel particulier que l'abbé de Jouy possédait dans cette rue au , lui fit donner le nom de « rue de l'abbé de Jouy » ou « rue de l'abbé de Joy ». Cet hôtel fut occupé par les abbés de Jouy de 1297 à 1658.

Elle est citée dans Le Dit des rues de Paris, de Guillot de Paris, sous le nom de « rue de Joy ».

En 1366, l'enceinte de Philippe Auguste l'ayant coupée en deux, sa partie intra-muros se situant depuis la rue Saint-Antoine jusqu'au couvent des Béguines, était désignée sous le nom de « rue de Jouy » ou « rue de l'Abbé-de-Jouy ». La seconde partie, jusqu'à la rue Saint-Paul, était appelée « rue de la Fausse-Poterne-Saint-Paul », en raison qu'elle était terminée par une fausse porte ou « petite-porte-de-Paris ».

Elle est citée sous le nom de « rue de Jouy » dans un manuscrit de 1636 ou le procès-verbal de visite indique qu'elle est .

Une décision ministérielle du 8 prairial an VII () signée François de Neufchâteau, fixe la largeur de cette voie publique à . Cette largeur est portée à , en vertu d'une ordonnance royale du .

Au , cette rue d'une longueur de , qui était située dans l'ancien , quartier de l'Hôtel-de-Ville, commençait au 37, rue des Nonnains-d'Hyères et au 1, rue de Fourcy et finissait aux 48-50, rue Saint-AntoineCadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan « Hôtel de Ville », îlot , F/31/89/18, îlot , F/31/89/19, îlot , F/31/89/09..

Les numéros de la rue étaient rougesJean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817.. Le dernier numéro impair était le et le dernier numéro pair était le .

Au début du , l’intersection des rues de Jouy, François-Miron, Geoffroy-l'Asnier et Cloche-Perce s’est appelée « carrefour de Jouy ».

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire : copie de l’enseigne Le Gagne-Petit, représentant un rémouleur, en costume Louis XV. L’original est conservé au musée Carnavalet.. Il était situé au coin des rues des Nonnains-d'Hyères et de l'Hôtel-de-Ville. : hôtel d'Aumont, où étaient établis les bureaux de la mairie de l'ancien devenu, actuellement, le tribunal administratif de Paris. : lycée Sophie-Germain, fondé par la Ville de Paris en 1882, qui porte son nom actuel depuis 1888. Il s'élève à l'emplacement de l'ancien hôtel de FourcyL'hôtel de Fourcy de la rue de Jouy, paroisse Saint-Paul ne doit pas être confondu avec l'hôtel de Fourcy situé place des Vosges, à Paris., précédemment hôtel de Mancy et plus anciennement partie de la résidence parisienne de l'abbaye de Jouy-de-Châtel (voir ).Cet ancien hôtel particulier parisien a été de 1479 à 1601 la demeure de plusieurs membres de la famille Olivier, notamment de Gaston Olivier (?-1552), seigneur de Mancy, aumonier d'Henri IICompte rendu par Jacques Guignard de la thèse de doctorat de Françoise Lehoux : Gaston Olivier, aumônier du roi Henri II (1552). Bibliothèque parisienne et mobilier du , Paris, l'auteur, rue Vaneau, publié par la Bibliothèque de l'école des Chartes, année 1958, (voir en ligne). et de son cousin François Olivier (1487-1560), chancelier de France. De 1601 à 1798, la famille de Fourcy en a été propriétaire. Jean de Fourcy (1558-1625), membre du conseil du roi et intendant, puis surintendant des Bâtiments (1621) et son fils Henri de Fourcy (vers 1590-1638) y moururent tous deux. Henri de Fourcy eut la charge de surintendant des bâtiments du roi en survivance (1625). Il recueillit également le château de Chessy en héritage. Il le transmit à Henri II de Fourcy (1626-1708) qui obtint en 1672 un titre comtalGabriele Quaranta : Deux générations à côté du pouvoir : quelques remarques sur les arts chez les de Fourcy, thèse de doctorat, In Livraisons d'Histoire de l'Architecture (voir en ligne).. L'hôtel de la rue de Jouy, vendu en 1798 par les héritiers de la famille Fourcy à un marchand de vin, fut loué au à différents institutions éducatives. En 1963 quelques vestiges de l'hôtel Fourcy subsistaient dans le lycée Sophie-GermainJacques Hillairet : Dictionnaire historique des rues de Paris, volume 1, Paris, Les Éditions de Minuit, 1963, .. : emplacement de l'ancien hôtel des abbés de Chaalis. Des : emplacement du pied-à-terre de l'abbaye de Jouy-le-Châtel. : la construction, en 1677, de l’immeuble résulte d’un arrêté de 1677 supprimant l’ancienne pointe formée par les rues de Jouy et François-Miron.. : emplacement de l’impasse Guépine..

Notes et références

Pour approfondir Bibliographie . Napoléon Chaix, Paris guide, 1807, Librairie internationale. Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments. 1844, 1ère édition, 1855, 2ème édition Jean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817.

Articles connexes Liste des voies du de Paris

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris

Catégorie:Rue dans le 4e arrondissement de Paris Catégorie:Voie citée dans le Dit des rues de Paris Catégorie:Voie citée dans rues de Paris vers 1450 Catégorie:Voie citée dans rues de Paris en 1636