Francesco Cairo (Santo Stefano, Milan, – Milan, ) est un peintre italien de la communauté post-maniériste ou pré-baroqueque qualifie Roberto Longhi parlant de « ce courant, post-maniériste ou pré-baroque je ne sais, qui touche Feti, Strozzi, Lys, Cerano, Daniele Crespi, Morazzone, Rubens jeune », mettant ainsi l’accent sur une communauté de recherche, de formes et de motifs qui unit avant tout les peintres lombards et borroméens des premières décennies du Seicento. lombarde et borroméenne des premières décennies du Seicento.

Biographie Francesco Cairo est baptisé par ses parents Pietro Martire « Cairolo » et Brigida dans l'église Santo Stefano in Broglio à Milan le 29 septebre 1607Frangi, Francesco. Francesco Cairo. Torino: U. Allemandi, 1998, p. 46. Troisième de cinq enfants, il a vécu son enfance à Milan ; à partir du milieu des années 1610, son lien avec la ville italienne de Varese se fait de plus en plus profondIbidem., en raison aussi des probables origines de sa familleIvi, p. 47..

A Milan, Cairo réalise dans sa jeunesse des chefs-d'œuvre tels que le retable de Santa Teresa Borromée (aujourd'hui à la Certosa de Pavie) et Saint Onofrio (aujourd'hui au palais Borromeo à l'Isola Bella), commandés par les Carmelitani Scalzi de Saint Charles, et le rêve d'Élie et l'évanouissement du bienheureux Andrea Avellino, commandés par les Teatini de Saint'AntoineIbidem..

Francesco Cairo est au service de la maison de Savoie à Turin de 1633 à 1648, tout en séjournant à Rome en 1638-1639 et à Milan avant 1644.

Il subit l'influence du Morazzone, comme le montrent ses œuvres de jeunesse, Extase de Saint-André Avellin (1635), Sant'Antonio Abate à Milan et le retable de Sainte Thérèse, aujourd'hui à la chartreuse de Pavibienheuree. Il peint une série de peintures de chevalet à thème fortement religieux, comme ses versions de Salomé, dHérodiade et du Cristo nell'Orto.

Entre 1637 et 1638, Cairo part à Rome, où il a la possibilité d'étudier la peinture classique des artistes de l'école émilienne (Guido Reni, Domenichino), Le Guerchin, les imitateurs tardifs flamands du Caravage et les premiers baroques (Giovanni Lanfranco, Pietro da Cortona).

Il retourne ensuite en Lombardie, où il exécute quelques retables importants, comme la Madone avec les saintes Catherine de Sienne et Catherine d'Alexandrie pour la chartreuse de Pavie et le Saint Charles Boromée, qui donne la première communion à Saint Luigi Gonzaga de Casalpusterlengo.

En Piémont, entre 1646 et 1649, il peint pour la maison de Savoie la grande toile avec le Moïse sauvé des eaux et quelques retables pour Savigliano et pour l'église de S. Salvario de Turin.

Ludovico Antonio David et Pietro Scalvini firent partie de ses élèves.

Œuvres Autoportrait (1630), huile sur toile, , musée des Offices, corridor de Vasari, Florence. Acheté par Cosme III de Médicis. Extase de Saint-André Avellin (1635), chapelle S. Andrea Avellino, église Sant'Antonio Abate, Milan Herodias avec la tête de Jean-Baptiste, Galerie Sabauda (Turin) Retable Saint Jean-Baptiste, conservée à Aicurzio Portrait de Luigi Pellegrini Scaramuccia peintre et ami, pinacothèque de Brera, Milan Saint François en extase et Sainte Christine (1630), castello Sforzesco, Milan Assomption, Orta Saint Sébastien soigné par Irène (c.1635), musée des Beaux-Arts de Tours Portrait de femme au turban (vers 1630-1640), musée des Beaux-Arts de Strasbourg Le Mariage mystique de sainte Catherine (vers 1650), musée des Augustins, Toulouse Judith décapitant Holopherne, musée des beaux-arts de Dunkerque Herodias, Metropolitan Museum of Art, New York Cleopâtre, Galerie nationale d'AustralieVierge allaitant l'Enfant, Musée de Dinan David tenant la tête de Goliath, Collection Motais de Narbonne

Sources

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie Francesco Cairo 1607-1665, catalogue de l'exposition [Varese], Milano, 1983. De Carrache à Guardi. La peinture italienne des dans les musées du Nord de la France, , Édition de l'Association des Conservateurs de la Région Nord-Pas-de-Calais, Lille, 1985 Cristina Geddo, I 'Cairo' di Francesco Cairo e di altri collezionisti, in «Antichità viva», 5-6, 1997, pp. 118-134. Francesco Frangi, Francesco Cairo, Torino, Allemandi, 1998. Cristina Geddo, La collezione di Francesco Cairo: vicende 'post mortem, in «Archivio Storico Lombardo», 1998-1999, pp. 155-173.

Liens externes Notice bibliographique Base Joconde : Francesco Cairo

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