Terrebonne est une ville du Québec, chef-lieu de la MRC des Moulins, dans la région de Lanaudière.. Elle fait partie de la banlieue nord de Montréal. Entre 1986 et 2024, sa population s'est accrue de 24 864 à 125 279 notamment grâce à une fusion avec les villes de Lachenaie et de La Plaine en . En 2026, Terrebonne compte une population d'environ 126 000 habitants. de En 2014, Terrebonne a été reconnue dixième ville en importance démographique au QuébecÉvolution démographique des 10 principales villes du Québec (sur la base de 2011) selon leur limites territoriales actuelles1, Recensements du Canada de 1871 à 2011. Statistique Canada, Recensements du Canada.Adapté par l'institut de la statistique du Québec. Publié le 6 mai 2014. Consulté le 27 janvier 2019..

Toponymie Le nom Terrebonne provient du nom de la seigneurie de Terrebonne, dont l'existence a précédé celle de la ville. Il existe trois hypothèses pour expliquer son origine : La première, retenue par la Commission de toponymie, voudrait que le sieur Daulier Deslandes aurait donné ce nom à cause de la fertilité des terres à cet endroitFiche de Terrebonne sur le site de la Commission de toponymie du Québec.. Le problème avec cette hypothèse est que Deslandes n'a jamais mis les pieds en Amérique et n'aurait donc pas pu savoir si la terre était fertile, d'autant plus que la seigneurie n'a pas du tout été colonisée à cette époque. Une deuxième, parfois mise de l'avant par les guides touristiques de l'île des Moulins, voudrait que cette appellation ait été choisie pour des fins « publicitaires », les colons ayant été attirés par un endroit dont le nom suggère que les terres y sont fertiles. Cette technique serait similaire à celle d'Erik le Rouge, qui aurait nommé le Groenland (Grœnland « Pays vert ») ainsi, pour inciter des colons à s'y installer. Une troisième fait valoir que, dans son acte de concession, la seigneurie est orthographiée « Terbonne ». À cette époque, Jean-Baptiste Tavernier, un célèbre voyageur français avec qui Deslandes a voyagé, a fini par devenir baron d'Aubonne, en Suisse. Ce nom sonne comme « eau bonne » bien qu'étymologiquement, il procède du nom de la rivière Aubonne, qui est issu du celtique , qui signifie « rivière blanche » ( « blanche » et « rivière »)KRAEGE, Charles et Gilbert KÜNZI. Rivières romandes : à la source de leurs noms, Saint-Gingolph, Éditions Cabédita, 1999, 133. C'est sans doute pour imiter son ami Tavernier et sa baronnie à l'orthographe particulière que le nom de Terbonne aurait été choisi, tout en remplaçant l'élément eau par celui de terre, pour en faire l'antithèse de la baronnie d'AubonneMASSON, Henri. La Seigneurie de Terrebonne sous le Régime français, Montréal, publié à compte d'auteur, 1982, 205MARTEL, Claude. « Les origines de Terrebonne - Paroisse fondée en 1723 », La Revue de Terrebonne, (Terrebonne), Cahier spécial , ..

Il y a plusieurs Terrebonne aux États-Unis, dont Terrebonne en Louisiane, alors que l'emploi de ce type toponymique est limité à la microtoponymie du sud de la France (occitan tèrra bona « bonne terre »), ce qui va dans le sens soit d'un transfert soit d’une création française d'Amérique destinée à attirer des colons.

Histoire Terrebonne alt=Carte postale de Terrebonne vers 1910|gauche|vignette|Carte postale de Terrebonne vers 1910 C'est en 1673 que la seigneurie de Terrebonne fut concédée pour la première fois. Elle est attribuée à un notable français, André Daulier Deslandes, secrétaire général de la Compagnie française des Indes occidentales. Il ne vint cependant jamais habiter ses terres. En 1720, c'est l'abbé Louis Lepage de Sainte-Claire qui en devient le seigneur. Après être passée par d'autres propriétaires, le fief est acquis par Joseph Masson en 1832. Il en développa l'activité commerciale et industrielle. En 1834, un premier pont reliant Terrebonne à l'île Jésus est inauguré. Celui-ci est construit en bois et enjambe la rivière des Mille Îles.

Éventuellement, il se forme deux entités distinctes sur le territoire : un pôle commercial, Terrebonne, et un pôle agricole, Saint-Louis-de-Terrebonne. En 1985, ces deux entités fusionnent.

L’histoire de la nouvelle ville de Terrebonne correspond à celle de la colonisation et de l’expansion des trois secteurs qui la composent : Lachenaie, La Plaine et Terrebonne, auparavant trois villes distinctes.

Lachenaie L'aînée des trois villes, Lachenaie, fut fondée en 1683 par le seigneur Charles Aubert de La Chesnaye. Son histoire remonte donc à plus de . La colonisation du territoire débute véritablement en 1647 alors que Lachenaie est intégrée à la seigneurie de RepentignyToponymie : Lachenaie..

Depuis 2001 Après la fusion de Terrebonne et Saint-Louis-de-Terrebonne en 1985, les municipalités de Terrebonne, Lachenaie et La Plaine fusionnent d'un commun accord en 2001, plus précisément le . Jean-Marc Robitaille, maire sortant de Terrebonne, est réélu en 2001. En , en raison d'allégations de l'Unité permanente anticorruption (UPAC), il démissionne et le conseiller municipal Stéphane Berthe, issu de l'équipe de Robitaille, est nommé lors d'une houleuse séance du conseil de ville. À la suite de l'élection du , l'équipe de l'Alliance démocratique de Terrebonne, menée par Marc-André Plante, remporte la majorité des sièges du conseil municipal, avec 11 des 16 postes disponibles. Plante devient donc le nouveau maire de la ville en importance dans la grande région de Montréal.

En 2020, après avoir quitté la scène provinciale, Mathieu Traversy devient consultant politique auprès de certains élus de l’opposition officielle à la Ville de Terrebonne. Le , il met fin à ce mandat et annonce sa candidature à la mairie à titre de chef d’un parti municipal Mouvement Terrebonne.

Le , lors des élections municipales, son parti présente une candidature dans chacun des seize districts de la ville. À l'issue du scrutin, les seize candidats du parti sont élus, formant ainsi un conseil municipal entièrement composé de membres de Mouvement Terrebonne et Mathieu Traversy est ainsi élu maire de Terrebonne.

Lors de l'élection municipale de 2025, Mathieu Traversy, ainsi que 14 des 16 conseillères et conseillers municipaux ont été élus par acclamation à la suite de la fin de la période de mise en candidature du . C’est donc l’ensemble des candidates et candidats du parti Mouvement Terrebonne – Équipe Mathieu Traversy qui siège à nouveau au conseil municipal. Lors du scrutin municipal tenu le , Marie-Ève Couturier est élue dans le District 7 et Marc-André Michaud dans le District 16.

En tant que maire, Mathieu Traversy siège également à la MRC Les Moulins, qui regroupe les villes de Terrebonne et Mascouche. Depuis son élection, il participe aux travaux du conseil municipal et de celui de la MRC, de laquelle il est préfet depuis 2023, ainsi qu’à différentes instances liées à la gouvernance municipale. Il est appelé à s'exprimer publiquement sur des dossiers tels que la planification du développement urbain, les finances publiques, la mobilité, les services municipaux et les enjeux environnementaux.

Faits récents Unité permanente anticorruption (UPAC) Depuis le début des années 2000, la ville fait l'objet de nombreuses enquêtes de l'UPAC.

En 2012, l'UPAC effectue des perquisitions dans trois entreprises dans trois villes différentes donc Asphaltage Desjardins à Terrebonne. Le but de ces perquisitions, soutenues par le Bureau de la concurrence du Canada, est la recherche de preuves afin de mettre au jour des stratagèmes de corruption dans l'octroi de contrats publics.

Le , l'UPAC fait perquisition dans les résidences du maire, Jean-Marc Robitaille, de son directeur de cabinet, Daniel Bélec, de son directeur général, Luc Papillon, et également à l’hôtel de ville et à la Régie d'aqueduc intermunicipale des Moulins (RAIM). La raison de leur débarquement serait l'octroi d'un contrat de 40 millions de dollars entre la RAIM et une entreprise de Tony Accurso. Également, Le Journal de Montréal révèle que la ville aurait fait affaire sur 241 contrats avec la firme de Normand Trudel CJB, devenue Octane.

En 2018, Robitaille, Bélec, Papillon et l'ingénieur Jean Leroux sont arrêtés pour corruption dans les affaires municipales et d’abus de confiance, et ce, en lien avec un présumé système de partage de contrats qui visait à favoriser des firmes d’ingénieries ainsi que certains entrepreneurs, entre 2001 et 2012. Le procès criminel bénéficie d'un arrêt des procédures en 2021 sous l'ordre du tribunal pour Jean-Marc Robitaille et ses trois co-accusés.

Dossier Brady Ce dossier est nommé en référence à l'ancien commerce de ferraille Pièces d'Autos Brady, en activité pendant 30 ans et qui est par la suite racheté par la ville de La Plaine en 1994, alors dirigée par le maire Daniel Bélec. À la suite de la fusion avec Terrebonne en 2001, Bélec devient le directeur de cabinet du maire jusqu'à ce qu'il soit destitué en 2017, visé par une enquête de l'UPAC.

Vers 2004, le terrain est racheté pour un développement résidentiel et, 12 ans plus tard, les résidents des rues des Bernaches, des Bouvreuils et de la place de la Berge font la une des journaux avec les reliques enterrées sous leur terrain.

En 2017, le dossier est transmis à l'UPAC, disant « avoir tous les éléments d'une enquête criminelle » et sera renommé Médiator.

Conséquences Selon un spécialiste, un tel phénomène comme le dossier Brady serait en croissance partout au Québec, où les quartiers résidentiels seraient construits sur d'anciennes zones industrielles. De plus, ceci entraînerait une baisse de la valeur des propriétés.

Géographie La rivière des Mille Îles, qui coule vers l'est, délimite le sud de la municipalité jusqu'à sa confluence avec la rivière des Prairies dans les sud-est. La rivière Mascouche traverse le centre de la municipalité d'ouest en est puis le sud-est de la municipalité du nord au sud jusqu'à sa confluence avec la rivière des Mille Îles. La rivière Saint-Pierre traverse le nord de la municipalité d'ouest en est.

Municipalités limitrophes

Démographie La population de 2001 augmente fortement suite aux fusions.

Politique et administration Municipale Liste des maires de Terrebonne depuis 2001 TerrebonneMaires depuis 2001ÉlectionMaireQualitéRésultat2001Jean-Marc RobitailleAncien député fédéral représentant le Parti progressiste-conservateurVoir2005Voir2009Voir2013Voir2016Stéphane BertheConseiller municipal2017Marc-André PlanteImpliqué dans des organismes à vocation familialeVoir2021Mathieu TraversyAncien député provincial représentant le Parti québécoisVoir2025VoirÉlection partielle en italique Depuis 2005, les élections sont simultanées dans toutes les municipalités québécoises

Représentation provinciale Le territoire de Terrebonne est divisé entre les circonscriptions de Les Plaines, Masson et Terrebonne. À l'Assemblée nationale, la députée de Les Plaines est Lucie Lecours, le député de Masson est Mathieu Lemay et celui de Terrebonne est Pierre Fitzgibbon, tous trois membres de la Coalition avenir Québec.

Représentation fédérale Terrebonne fait partie de la circonscription fédérale de Terrebonne. Sa députée à la Chambre des communes est Tatiana Auguste du Parti Libéral du Canada. La ville est aussi à cheval sur les divisions sénatoriales de Mille-Isles et Repentigny. La première est représentée au Sénat par Claude Carignan du Parti conservateur du Canada et la seconde, par Patrick Brazeau du Groupe des sénateurs indépendants.

Éducation Primaire et secondaire Le Centre de services scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles administre les écoles publiques francophones desservant une partie du territoire de la ville"Admission et inscription." Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles. Consulté le 16 septembre 2017. : École primaire de l'Espace-Couleurs"de l'Espace-Couleurs." Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles. Consulté le 20 septembre 2017.