Gaston Billotte, né le à Sommeval et mort le à Ypres, dans un accident de la route, est un général français. Il commande le d'armées pendant la bataille de France et la percée de Sedan, en . C'est l'un des treize officiers généraux français morts au cours des opérations de mai-juin 1940.
Biographie Famille Né à Sommeval dans l'Aube, il est le fils d'Henri Billotte, instituteur d'origine bourguignonne., et d'Adèle PrivéActe de naissance de la commune de Sommeval.. Il se marie à Paris, le avec Catherine Nathan. De cette union naît un enfant, Pierre Billotte (1906-1992), général et homme politique français.
Formation et premières campagnes Il entre à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1894 (promotion d'Alexandre III).. À la sortie d'école en 1896, il sert dans l'infanterie de marine.
Il est envoyé au Tonkin et en Chine.
Il rentre en France et suit l'école de Guerre (promotion 1907-1909).
Il repart au Tonkin comme chef de bataillon de 1911 à 1913, puis au Maroc jusqu'en 1915 dans le corps d'occupation.
Première Guerre mondiale Lieutenant-colonel en 1915, il est affecté au Grand Quartier général, chef de la section du théâtre des opérations extérieur (TOE). Il est promu colonel en 1916 et nommé chef du du groupe de l'avant. En 1918, il commande un régiment d'infanterie et est gazé à l'ypérite au mont Kemmel.
Entre-deux-guerres vignette|Le général Billotte (à cheval) passe en revue les troupes de la garnison de Hanoï le . Après la guerre, d' à , il fait partie de la mission militaire française en Pologne durant la guerre russo-polonaise de 1920. La Pologne le nomme général de brigade dans son armée. Il est promu général de brigade de l'armée française en .
De à , il est commandant de la d'infanterie de Tunisie et de la subdivision de Tunis.
De à , il est le commandant de la du Levant.
Il fait ensuite campagne au Maroc pendant près d'un an en 1925-1926 durant la guerre du Rif.
Nommé général de division en , il est affecté à l'état-major des troupes coloniales. En , il prend le commandement de d'infanterie puis en de la d'infanterie coloniale.
En 1930, il prend la tête des forces de l'armée française en Indochine.
À son retour, il est nommé général d'armée en 1933 et devient membre du Conseil supérieur de la guerre en , le restant jusqu'au début de la Seconde Guerre mondiale. De à , il est également président du Comité consultatif de défense des colonies. En , il est placé officier hors cadre et maintenu en activité.
Le , il est nommé gouverneur militaire de Paris.
Seconde Guerre mondiale Lors de l'entrée en guerre de la France en , il commande le groupe d'armées n° 1 qui s'étend de Montmédy, dans la Meuse, à la mer du Nord. En , deux mois après la victoire rapide de l'Allemagne en Pologne, il écrit un rapport à ses supérieurs, les généraux Gamelin et Georges, sur l'emploi de l'arme blindée.. Il souligne que, du côté polonais, la nature du terrain peu propice à la défense, la pauvreté des fortifications et le manque d'armes antichars ont entraîné la victoire « éclair » allemande. Il fait le rapprochement avec la situation de la Belgique qu'il juge similaire. Dans son rapport, il estime avec justesse le nombre de blindés allemands (environ ) et il indique que gauche|vignette|Photographie du général Billotte.
Pendant la bataille de France, il dirige la manœuvre Dyle Breda le , menée par les , et , qui est un échec, dû principalement à l'effondrement du front de la Meuse et à la percée allemande à Sedan. Il tente alors de réorganiser une défense, disloquée par la poussée des blindés allemands vers la mer. Son action et ses décisions sont analysées de façon critique par Marc Bloch dans son livre L'Étrange Défaite.
Le , il participe à la conférence d'Ypres où le général Maxime Weygand, qui vient de prendre le commandement, essaye de mettre au point une offensive, tardive, pour couper les arrières des divisions blindées allemandes. De retour de cette réunion, dans la nuit du au , sa voiture roule vite et percute un camion militaire dans le village de Locre en Belgique., près de Bailleul.. Gravement blessé et plongé dans le coma, le général Billotte meurt deux jours plus tard à l'hôpital d'Ypres, le et il est déclaré « mort pour la France »« Gaston Henri Gustave Billotte », base Mémoire des hommes, ministère français des Armées..
Il est enterré au cimetière du Montparnasse à Paris.
En 1943, son épouse Catherine Billotte née Nathan, veuve depuis 1940, fait partie de la liste de trois personnes d'origine juive que le Maréchal Pétain appuie pour leur éviter de porter l'étoile jaune pendant la guerre..
Grades , lieutenant , capitaine , chef de bataillon , lieutenant-colonel , colonel , général de brigade dans l’armée polonaise général de brigade dans l’armée française , général de division , général de corps d'armée , général d'armée
Décorations Décorations françaises . 50px Croix de guerre 1914-1918 (2 citations à l’ordre de l’armée) (une citation à l'ordre de l’armée le )
Décorations étrangères (Belgique). (Belgique). (Belgique). 50px Chevalier de l’ordre royal du Cambodge (Cambodge). 50px Commandeur de l'ordre de la Couronne d'Italie (Italie). 50px Commandeur de l'ordre du Soleil levant (Japon). 50px Commandeur de l'ordre du Ouissam alaouite, 1913 (Maroc). 50px Commandeur de l'ordre Polonia Restituta (Pologne). 50px Ordre militaire de Virtuti Militari (Pologne)* * . (Royaume-Uni). 50px Chevalier commandeur de l’ordre royal de Victoria (Royaume-Uni). 50px classe de l'ordre de Sainte-Anne (Russie). 50px Chevalier de l'ordre de l'Étoile de Karageorge (Serbie). 50px Grand officier du Nichan Iftikhar (Tunisie).
Références
Annexes Bibliographie Revue historique des Armées, 1979, , p
Articles connexes Bataille de France Liste des treize officiers généraux français morts au cours des opérations de mai-juin 1940 2e division du Levant
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