Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment de Lorraine, un régiment français d'Ancien Régime
Création et différentes dénominations
: tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d’ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment de Lorraine devient le d'infanterie de ligne ci-devant Lorraine. 1793 : amalgamé, il prend le nom de de première formation. 1796 : création de la de deuxième formation. 1803 : renommé d'infanterie de ligne. 16 juillet 1815 : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration. : création de la légion de Loir-et-Cher. 1820 : la légion de Loir-et-Cher est amalgamée et renommée d'infanterie de ligne. 1854 : devient le d'infanterie. 1940 : dissolution lors de la signature de l'armistice du 22 juin 1940. … 1962 : dissolution au camp de Sissonne.
Chefs de corps
Historique des garnisons, combats et batailles du Ancien Régime
Guerres de la Révolution et de l'Empire
Le régiment reçoit le drapeau tricolore (1792). En 1792, où les régiments furent désignés définitivement par des numéros. Chacun prit le numéro qui lui avait été donné au dernier classement général fait en 1776. Devenu le de Ligne, il est présent à la bataille de Fleurus (1794), puis il est intégré à l'armée du Rhin et Moselle (1796) et en 1799, il est une des unités de l'armée des Alpes. De 1808 à 1814, il prend part à la guerre d'Espagne, et reçoit du maréchal Bessières une épée d'honneur. thumb|right|150px|Insigne de béret d'infanterie.
1794 : Armée du Nord bataille de Fleurus 1796 : armée du Rhin et Moselle 1799 : Armée des Alpes 1807 : Corps d'observation de la Gironde 1808 : Armée de Portugal - Guerre d'indépendance espagnole 1814 : Guerre d'indépendance espagnole 27 février 1814 : bataille d'Orthez
1815 à 1852 1830 : une ordonnance du crée le et porte le régiment, complet, à Histoire de l'infanterie en France de Victor Louis Jean François Belhomme Vol 5 page 151.
Dissous en 1815, il est reconstitué et participe à la conquête de l'Algérie de 1835 à 1839 et s'illustre lors de la prise de Constantine en 1837.
Le , au cours de l'assaut de Constantine, après l'explosion qui se produit causant « La Brêche », le colonel Combes du de ligne se jette devant les soldats qui reculent, fait battre la charge et franchit « la Brêche » à leur tête. Atteint de trois balles, il continue à marcher en tête de sa troupe dans les ruelles de Constantine. Ses forces l'abandonnant, il se retire lentement et regagne la Brêche afin de rendre compte au général en chef de la prise de la ville. Il termine son rapport par ces mots : . Il succombe de ses blessures le lendemain et fut inhumé en face de la « Brêche », théâtre de sa gloire. Une rue de Constantine porta le nom, jusqu'à l'indépendance de l'Algérie, de « rue du de ligne ».
Second Empire vignette|Un tambour-major du d'infanterie de ligne (au centre) à Strasbourg en 1859. Dessin de Henry Ganier-Taconville. En Crimée de 1855 à 1856, il participe au siège de Sébastopol et à la bataille de Tratkir.
Par décret du , le d'infanterie de ligne fourni une compagnie pour former le régiment d'infanterie de ligne.
1870 à 1914 En 1870, il combat à Frœschwiller, puis à Sedan, il dépose les armes après la capitulation de Napoléon III.
Son est envoyé en Tunisie en 1881.
Lors de la réorganisation des corps d'infanterie de 1887, le forme le d'infanterie.
Première Guerre mondiale En 1914 : casernement Saint-Malo, Saint-Servan, d'infanterie, d'infanterie, d'armée. À ce moment-là, en , le regroupe environ soldats, officiers, sous-officiers et hommes du rangErwan Le Gall Le d’infanterie pendant la Première Guerre mondiale Thèse de doctorat en Histoire Sous la direction de Luc Capdevila, 2019 .
thumb|right|250px|Le d'infanterie (régiment de réserve du ) et son porte-drapeau, le Servannais Alexandre Miniac, durant la Grande Guerre.
1914 le , vers Charleroi à Falisolle. le , Audigny. Le , le régiment participe à la bataille de Guise, au cours de laquelle il subit des pertes importantes. Du 5 au , participe à la première bataille de la Marne, vers La Villeneuve-lès-Charleville, Bannay, Champaubert et Épernay. le , Course à la mer, vers Arras, Mercatel et Neuville-Vitasse. du 4 au , combats au sud d'Arras. Artois (jusqu’en ) : Agny, Achicourt, Beaurains et Chanteclerc.
1915 De mai à juillet dans l'Artois, à Saint-Laurent-Blangy, Chanteclerc et Roclincourt. De septembre à novembre, en Champagne, vers Servon-Melzicourt.
1916 De janvier à juin vers Argonne. De septembre à octobre, bataille de la Somme, vers Chaulnes, dans le fortin de Chilly et Chaules.
1917 De janvier à février, dans la Somme, vers Tilloloy. D'avril à mai, dans la Marne vers le Mont Cornillet. D'août à octobre à Verdun, à la côte du Poivre et à la cote 344. En décembre, à Woëvre, Bonzée et Haudimont.
1918 De janvier à mai, à Verdun, vers Les Chambrettes, bois le Chaume et des Caurières. De mai à juin, à Ronchères (Aisne), Verneuil (Marne) et Dormans. En juillet, dans la Marne, vers Comblizy. En septembre dans les Vosges, vers le Col de la Chapelotte.
Le , il pénètre en Alsace. Il apprend à Frizon la signature de l'armistice. Parti de Saint-Malo, le R.I. finit la guerre à Strasbourg le , après un début à Charleroi.
Erwan Le Gall précise que La base de données des morts pour la France de l'unité fait apparaître du RI titulaires de la mention « Mort pour la France » des suites de « blessures de guerre, dont 155 pour l’année 1914, 220 pour 1915, 81 pour 1916, 84 pour 1917 et enfin 91 pour 1918.
Entre-deux-guerres
Seconde Guerre mondiale vignette|Insigne régimentaire du (1939)
Formé le sous les ordres du lieutenant-colonel Binet puis commandant Perier puis lieutenant-colonel de la Vernette, il appartient à la d'infanterie. Région militaire, centre mobilisateur d'infanterie, réserve A type NE ; il est mis sur pied par le Saint-Malo.
De 1945 à nos jours En 1955, le d'infanterie est recréé et devient le d'infanterie - unité de rappelés. Il rejoint Barika dans le secteur de Batna ; En 1956, il est transféré à El Kantara et installe le PC à l’hôtel Bertrand dans les gorges et devient le { quartier nord », ZSC, DI, secteur de Biska. La troupe se répartit dans les PK de surveillance de la voie ferrée Biskra - Batna par où transitent, outre les trains de voyageurs et de marchandises, les trains de pétrole brut. Secondé par un peloton cynophile stationné à la gare d'El Kantara, de nombreuses mines seront neutralisées, néanmoins de nombreux convois ferroviaires seront victimes de ces mines à l'exception des trains de pétrole. En , et par décision du général Boucher de Crèvecœur commandant la DI, la Compagnie occupe Beni Ferrah, abandonné depuis 1954 et la Compagnie stationne à Djémorah où elle remplace une unité de tirailleurs algériens. Le commando de chasse restera stationné à El Outaya sur la RN Biskra - Batna.
Les chefs de bataillon ayant commandé l'unité en Algérie furent :
Chef de bataillon Rubin Chef de bataillon Lagrange
De 1956 à 1962, le bataillon aura 43 morts et 78 blessés.
À la veille du cessez-le-feu (), cinq soldats seront assassinés au PK 159 près d'El Kantara par trois déserteurs algériens. Dès le , les PK 121, 131, 136, 139, 159, 169, 185, 193 de surveillance de la voie ferrée sont supprimés et le PK 123 - « col des juifs » le sera le . Les cinq soldats littéralement « égorgés et mutilés » sont le Sergent Pireaux André, le cl. Dayriat André, cl Touboul Maurice Prosper, cl Bernard Roger et le cl. Fernand Brun. à cause de la trahison des trois éléments F.S.N.A de la garnison qui ont déserté. Il y eut deux rescapés. En mai, les onze mulets du bataillon et les 23 chiens du cynophile sont reversés respectivement aux centres vétérinaires de Saint-Arnaud et Compiègne. En , le bataillon embarquera à Bône et sera dissous au camp de Sissonne.
Drapeau Il porte, brodées en lettres d'or, les inscriptions Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie : Fleurus 1794 La Corogne 1809 Constantine 1837 Sébastopol 1855 Artois 1915 Verdun 1917 La Marne 1918 AFN 1952-1962 right|110px
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Décorations Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec deux palmes. Il a le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918 (OG /F du 16/09/1918). Le Bataillon d'Infanterie gardera les décorations et insigne du Régiment d'Infanterie. Il sera le dépositaire du drapeau jusqu'à sa dissolution en 1962. Le drapeau faisant partie des « collections » est déposé au Fort de Vincennes.
Personnalités ayant servi au sein du Victurnien Bonaventure de Rochechouart de Mortemart (1753-1823), militaire et homme politique français des , capitaine dans le régiment de Lorraine, dont le frère aîné était mestre de camp. Henri Poeymirau en 1901, capitaine, futur compagnon de Lyautey et général de division ;
Sources et bibliographie
. Le Gall, Erwan, « Dictionnaire biographique des officiers du d’infanterie », Bruz, En Envor, 2014. . Historiques des corps de troupe de l'armée française (1569-1900)
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Liste de régiments français Histoire militaire de la France Régiment d'infanterie français
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