Sœur Marie des Anges est un fragment écrit par Honoré de Balzac, sans doute vers 1835, resté à l’état d’ébauche rattachée à La Comédie humaine et qui pourrait être le faux départ d’un roman.

Balzac avait fait paraître, sous ce titre, la deuxième partie des Mémoires de deux jeunes mariées. Pourtant, le fragment n’a aucun rapport avec le sujet, l’intrigue et la forme épistolaires des Mémoires de deux jeunes mariées. C’est un des mystères de la création balzacienneRoger Pierrot, La Pléiade, t. , .. Sœur Marie des Anges est également évoquée dans Le Député d'Arcis.

Balzac a décrit, le vendredi , son projet à Évelyne Hańska en ces termes :

Thème Il ne s’agit ici que d’une description assez mystérieuse d’un quartier : le Marais-Saint-Germain, des rues de ce quartier : la rue des Petits-Augustins, et d’un vieillard remarquable dont la physionomie indique qu’il venait . Ce vieillard, qui fut directeur d’un séminaire avant la Révolution, est devenu somnambule et « le jeune homme » (écrivain dans une mansarde et dont on ne saura rien d’autre) qui aperçoit sa silhouette fantomatique en reste à jamais changé…

Le second « faux départ » du fragment parle d’un et cette fois c’est le narrateur (le jeune homme ?) qui parle à la première personne. , tandis qu’un autre ami lui relate sa rencontre avec un jeune Anglais .

Bibliographie Thierry Bodin, « De Sœur Marie des anges à Mémoires de deux jeunes mariées : problèmes de genèse et problèmes de source », L'Année balzacienne, 1974, . Agnès Kettler, « Dazur à Sœur Marie des Anges : les illusions perdues de Sophie Mazure », L’Année balzacienne, 1988, , . Agnès Kettler, « De Francis Dazur à Sœur Marie des Anges : les illusions perdues de Sophie Mazure, II », L’Année balzacienne, 1989, , .

Notes et références

Catégorie:Ébauche rattachée à la Comédie humaine Catégorie:Œuvre de la Comédie humaine