Paul Marie Alfred Lebeau, né le à Boiscommun (Loiret) et mort le à Massy, est un chimiste et académicien des sciences français. Il est l'un des principaux artisans de l'élaboration des moyens de protection contre les gaz de combat pendant la Première Guerre mondiale.
Biographie Ingénieur (, diplômé en 1888) de l'École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris (ESPCI ParisTech aujourd'hui)Ingénieurs de la de l'ESPCI, Paul Lebeau travaille dans le laboratoire d'Alexandre Étard pour étudier le dosage du cuivre et des halogènes libres. Il rejoint le laboratoire d'Henri Moissan en 1889 puis devient chef de son laboratoire à la SorbonneItinéraires de chimistes Laurence Lestel. EDP Sciences (2008). En 1908, Paul Lebeau est nommé à la chaire de toxicologie de l’École supérieure de pharmacie de Paris. Il participe à ce titre à l'élaboration des moyens de protection contre les gaz de combat allemands pendant la Première Guerre mondiale en améliorant l'efficacité des masques à gaz Les pharmaciens au sein de l’IEEC. Après la guerre, il est nommé conseiller de la Défense nationale et poursuivit ses recherches sur la protection. En 1918, il succède à Charles Moureu, nommé professeur au Collège de France, à la chaire de pharmacie chimique de l'École de pharmacie. Il conserve ce poste jusqu'à sa retraite en 1939.
Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise ().
Travaux Synthèse de l'acétylène Il découvre le processus de synthèse de l'acétylène à partir de chaux et en présence du carbone solide (coke, graphite, anthracite). L'acétylène est une des principales matières premières de l'industrie organique qui permet notamment la synthèse des engrais et des élastomères.
Protection des gaz de combat En 1915, après les premières attaques allemandes par gaz sur Ypres, Paul Lebeau élabore une solution de ricin-ricinate, retenue pour lutter contre les gaz lacrymogènes et le chloreHommage de l'Académie de pharmacie. Il remplace les masques à étoupe pour de la gaze et travaille sur les solutions d'acétate basique de nickel et de sulfanilate de soude. En 1917, il finalise le masque à charbons absorbants qui est alors la référence internationale de masque à gaz.
Distinctions Lauréat du prix Cahours de l'Académie des sciences en 1895 ; Lauréat du prix Bordin et de la médaille Berthelot en 1905 ; Lauréat du prix La Caze de l'Académie des sciences en 1918 ; Élu membre de l'Académie nationale de pharmacie en 1914 et de l'Académie des sciences dans la section de Chimie en 1937 ; Promu commandeur de la Légion d’honneur en 1948, commandeur dans l'ordre de la Couronne d'Italie, dans l'ordre de la Couronne de Belgique, dans l'ordre de l'Empire britannique et dans l'ordre de l'Étoile de Roumanie.
Pour approfondir
Bibliographie Traité de pharmacie chimique, Masson, 1954 Les hautes températures et leurs utilisations en chimie, Masson, 1950
Liens externes
Références
Catégorie:Naissance en décembre 1868 Catégorie:Naissance dans le Loiret Catégorie:Professeur à la faculté de pharmacie de Paris Catégorie:Membre de l'Académie des sciences (France) Catégorie:Membre de l'Académie nationale de pharmacie Catégorie:Chimiste français du XIXe siècle Catégorie:Chimiste français du XXe siècle Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1948 Catégorie:Lauréat du prix Bordin Catégorie:Élève de l'École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris Catégorie:Décès en novembre 1959 Catégorie:Décès à Massy (Essonne) Catégorie:Décès en Seine-et-Oise Catégorie:Décès à 90 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Père-Lachaise (division 44)