de MetzTierry (Dietrich), fils du comte Eberhard de Bonn sur le site Medieval Lands (en latin ou , en ), également appelé Thierry de HamelantLe nom de Thierry de Hamelant apparaît pour la première fois dans un écrit de Ricuin, évêque de Toul, en date du , où il rappelle que le monastère féminin de Saint-Goëry d’Épinal a été fondé par Thierry de Hamelant, évêque de Metz. Georges Poull, Les dames chanoinesses d’Épinal, Gérard Louis éditeur. F.54740 Haroué. 15 (vers 929 - ), a été évêque de Metz de 965 à 984. Proche de l'empereur , il s'est opposé aux prétentions du roi Lothaire de France sur la région de Metz. Il a contribué à l'édification de l'abbaye Saint-Vincent de Metz et du monastère Saint-Goëry à Épinal.

Famille et enfance

Il est le fils du comte Eberhard d'Hamaland, fils d', et d’Amalrade, demi-sœur de Mathilde, et le cousin (du latin : « consobrinus » ) de l’empereur par sa mère, parente de Mathilde, la mère dudit Otton.

Il fréquente d'abord l'abbaye de Saint-GallLes Monnaies des évêques de Metz in Memoires de l'Academie Nationale de Metz, , Félicien de Saulcy 1833 puis devient prévôt de Worms et chanoine d’HalberstadtGeorges Poull, Les dames chanoinesses d’Épinal, Gérard Louis éditeur. F.54740 Haroué, 10 .

À partir de 953, il est auprès de son cousin Brunon archevêque de Cologne, le jeune frère de l'empereur Otton.

Évêque de Metz L'évêque décède en 962. À la même époque, Otton, qui a succédé à son père Henri l'Oiseleur, insuffle en Germanie une politique centralisatrice, plaçant des proches aux principaux postes de pouvoirs. Il confie donc à Brunon de Cologne le contrôle de la Lotharingie Il y a mille ans : , évêque de Metz (965-984), Michel Parisse, Les Cahiers Lorrains , 1965 .

Ce n'est que le que Thierry est sacré évêque par , après trois ans de vacance du siège pontifical.

Durant les premières années, il est très souvent présent à la cour impériale et par conséquent absent de son diocèse messin. Ami et conseiller de Brunon, il l’accompagne dans son voyage vers Compiègne, voyage au cours duquel Brunon meurt à Reims. Après la mort de Brunon, Thierry est un des conseillers les plus influents de son cousin . De 967 à 972, il demeure auprès de ce dernier en Italie. Il assiste au couronnement d' et obtient après cela la charge honorifique d’accueillir sur les côtes italiennes Theophania la princesse byzantine qu'Otton avait choisie pour son fils.

En 968, il fait fonder l’abbaye Saint-Vincent de MetzDiplôme de l'empereur confirmant la fondation de l'abbaye St-Vincent ainsi que l'établissement d'un marché à Épinal, , Monumenta Germanicae Historica, , ; Documents rares ou inédits de l'histoire des Vosges, , ; Archives Départementales de Meurthe-et-Moselle, B 673 Épinal (copie sur papier du ), et en 972 celle d'Épinalhttp://www.vosges-archives.com/fichiers/anterieur/G/G_chapitre_Épinal.pdf ; il devient protecteur de nombreuses églises et abbayes.

Après la mort d’, Thierry conserve son influence à la cour d'. En 978 le roi de France Lothaire fait assiéger Metz qui est défendue avec succès par Thierry. Après la fin heureuse de cette guerre, vient à Metz et y est couronné roi de Lotharingie. Les armées françaises sont repoussées jusqu'aux environs de Paris, et en 978 à Laon, Thierry couronne Charles de Basse-Lotharingie roi des FrancsChronologie de l'histoire de France, 1994, 90 ; celui-ci néanmoins ne sera jamais reconnu en tant que tel bien que soutenu par .

Thierry fonde le premier château d'Épinal en 980 Article 980 C’est la date à laquelle , évêque de Metz, fonde le premier château d'Épinal du 06 mai 2017 sur le site de vosgesmatin.fr (lire en ligne) - consulté le 09 février 2023.

En 981, Thierry accompagne l’empereur en Italie. Après la mort d' en , il prend le parti d'Henri le Querelleur pour la succession au trône impérial, probablement contre rétribution. Ce ralliement lui pose des problèmes en Lorraine où le parti impérial est puissant : il doit déclarer la guerre à Verdun puis il s'oppose à Charles de Basse-Lotharingie.

Il décède le . Il est considéré comme un bienheureux par l'Église catholique.

Œuvres Thierry est également écrivain. De ses voyages en Italie, il rapporte des reliques de différents saintsCollection de reliques et pouvoir épiscopal au : L'exemple de l'évêque de Metz , dont il rédige les biographies. Celles-ci ont néanmoins été perdues.

Postérité Sigebert de Gembloux et Alpert de Metz ont écrit des biographies à son nom.

Hommage À Épinal, le nom du fondateur de la ville est donné à l'ancienne rue de la Paix en 1953, après les fêtes du millénaire d’Épinal..

Notes et références

Annexes Bibliographie Sigebert de Gembloux et Alpert de Metz ont écrit une biographie de . Michel Parisse, « Thierri du Hamaland, évêque de Metz (965-984) et fondateur d'Épinal », Annales de la Société d'émulation des Vosges, 1985, Michel Parisse, « , évêque de Metz (965-984) », Les cahiers lorrains, 1965, R. Reuss, Das Leben Bischof , von Metz, Eilenburg, 1882 Sigebert de Gembloux, La vie de Thierri in Scriptores, (), Monumenta Germaniae Historica''

Articles connexes Liste des évêques de Metz Hamaland

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