Le régiment de tirailleurs sénégalais (ou RTS) est un régiment français. Il est créé en 1884 à partir des deux bataillons de tirailleurs sénégalais (1857 et 1880), eux-mêmes issus de la Compagnie noire du Sénégal (1820) et de la Compagnie noire de Gorée (1853). Dissous en 1958, lorsque le régiment devient le RIMa. Le régiment interarmes d'outre-mer stationné à Dakar reprend en l'héritage du , jusqu'en 1974.
Création et différentes dénominations vignette|tirailleur du régiment des tirailleurs sénégalais, 1890. 1857: Création du bataillon de tirailleurs sénégalais 1880: Création d'un bataillon de tirailleurs sénégalais 1884: Création du régiment de tirailleurs sénégalais 1900: Création du régiment de tirailleurs sénégalais - Garnison de tradition: Saint-Louis 1939: Devient le régiment mobile de tirailleurs sénégalais. 1940: Redevient régiment de tirailleurs sénégalais. 1958: Dissolution du régiment de tirailleurs sénégalais qui devient le régiment d'infanterie de marine stationné en Mauritanie. : création du RIAOM, qui reprend l'héritage du de tirailleurs sénégalais jusqu'à sa dissolution le .
Colonels/chef-de-brigade
1905-1906 : colonel Caudrelier
Historique des garnisons, combats et batailles du RTS Avant 1914 Un arrêté du gouverneur du Sénégal créé par décret du 28 juillet 1828, la première compagnie de soldats indigènes. Elle est composée de 100 hommes encadrée par 3 officiers, 3 sous-officier et 4 caporaux européens. Puis par un décret du 3 décembre 1853, cette compagnie est dédoublée et forme 2 compagnies, toujours encadrées par des gradés français.
Un décret du 21 juillet 1857 forme le 1er Bataillon de Tirailleurs Sénégalais, composé de 4 compagnies. L’uniforme se rapproche de celui des Tirailleurs Algériens, bleu roi avec des bordures jaunes avec port de la chéchia et du turban. Les adjudants et les officiers conservent la tenue de l’Infanterie de marine.
Un décret du 8 février 1862 porte le nombre à 6 compagnies, commandées par un lieutenant-colonel. Chaque compagnie possède un lieutenant ou sous-lieutenant indigène nommé par l’Empereur, mais ne bénéficiant pas de la loi du 19 mai 1834, lui permettant de commander une compagnie.
Par décret du 5 juin 1867, le bataillon est portée à 8 compagnies, puis réduit à 5 après le revers de Sedan de 1870.
En 1880, le Bataillon est dédoublée et forme deux bataillons de 4 compagnie, la première est stationnée à Saint-Louis (Sénégal), il recevra 2 compagnies supplémentaires en 1882 et 1883. Le deuxième est créée en vue de l’occupation du Gabon et un peloton est détaché au Dahomey.
Un décret du 31 août 1884 forme le 1er Régiment de Tirailleurs Sénégalais, composé de 2 bataillons comprenant au total 9 compagnies et une section détachée au Gabon Le 6 juillet 1887, elle constituera le Corps des Tirailleurs Gabonais, sous les ordres d’un lieutenant-colonel. Chaque compagnie 144 hommes, comprenant 6 sous-officiers, 6 caporaux français et 3 sergents et 5 caporaux indigènes.
Un décret organique du 5 juin 1889, créé un 10ème compagnie destinée au Dahomey, les caporaux français sont supprimés. Le 1er Régiment de Tirailleurs Sénégalais sera composé de 3 bataillons de 4 compagnies. Une pension de retraite est acquise aux tirailleurs après 25 ans de service.
Un décret du 26 août 1890 créé le 3ème Bataillon destiné au Dahomey.
Le 1er février 1892, trois nouvelles compagnies sont créées, ce qui porte le régiment à 15 compagnies, 6 au Sénégal, 6 dans le Haut-Fleuve (Soudan), qui deviendront le Régiment de Tirailleurs Soudanais et 3 au Dahomey.
Par décret du 28 janvier 1896, le 1er Régiment de Tirailleurs Sénégalais est composé de 12 compagnies, 8 au Sénégal, 2 au Congo et 2 en Côte d’ivoire.
Le décret de Marine du 7 mai 1900 donne au régiment le titre de 1er Sénégalais. Un décret de Marine du 25 septembre 1900, confirmé par un décret du 16 septembre 1902 attribue au 1er Sénégalais un drapeau qui lui est remis le 21 janvier 1905.
Le 19 septembre 1903, un décret réorganise le 1er Sénégalais à 3 bataillons de 4 compagnies.
Le 1er avril 1904, 3 compagnies sont détachées en Côte d’ivoire pour former le noyau du 4e Régiment de Tirailleurs Sénégalais, sous le commandement d’un colonel, secondé par un lieutenant-colonel. 7 compagnies sont affectées au Sénégal, 3 en Côte d’ivoire, 1 au Dahomey, 1 en Guinée Historique du 1er Régiment de Tirailleurs Sénégalais 1804-1921. Source : Service Historique de la Défense à Vincennes. Cote GR 5 H 243..
En 1910 toutes les compagnies sénégalaises sont portées à 200 tirailleurs.
Le 31 mai 1911 l’ordre 42 réorganise les troupes de l’Afrique occidentale, le 1er sénégalais dispose de trois bataillons comprenant 11 onze compagnies : 4 compagnie au Sénégal, dont une montée (3 à Saint-Louis et 1 à Podor) ; 2 en Mauritanie ( Port-Etienne et Kaëdi) ; 5 en Côte d’ivoire (Bouaflé, Zuénoula, Daloa, Sinfra, Oumé). En février et mars 1912, 2 nouvelles compagnies sont créées.
Campagne du Sénégal 1887-1901
23 avril 1887, prise de Goumhof, colonne contre Saermaty, sous les ordres du lieutenant-colonel Coronnat.
9 juillet 1894, combat de Baroumba en Casamance, sous les ordres du capitaine Baures.
2 février 1895, affaire de Pagnessi en Casamance, sous les ordres du capitaine Baudouin.
23 février 1901, prise de Médina en Casamance, sous les ordres du commandant Rouxel contre Fodé Kaba .
Campagne du Soudan 1887-1892 Six compagnies du 1er RTS sont en opérations au Soudan.
8 décembre 1887, prise de Tabacouta, sous les ordres du capitaine d’artillerie Fortin.
11 décembre 1887, combat de Koutine, sous les ordres du capitaine d’artillerie Fortin.
18 février 1889, prise de Koundian, sous les ordres du lieutenant-colonel Louis Archinard.
6 avril 1890, prise de Ségou, sous les ordres du commandant Colonna de Giovellina.
26-28 août 1890, prise de Ouossebongou, sous les ordres du lieutenant-colonel Archinard.
15-16 juin 1890, prise de Koniakary et Ségala, sous les ordres du lieutenant-colonel Archinard.
30 décembre 1890, combat de Korriagu, sous les ordres du lieutenant-colonel Louis Archinard.
3 janvier 1891, combat de Youri, sous les ordres du lieutenant-colonel Archinard.
Février 1891, prise de Diena, sous les ordres du lieutenant-colonel Archinard.
7 avril 1891, prise de Kankan, sous les ordres du colonel Archinard.
8 avril 1891, prise de Sana, sous les ordres du capitaine Huguet.
9 avril 1891, prise de Bissandougou, sous les ordres du capitaine Huguet.
27 avril 1891, prise de Dadadougou, sous les ordres de capitaine Arlahosse.
22 mai 1891, prise d’Ourembaya, sous les ordres de capitaine Arlahosse.
8 août 1891, prise de Landikoro, sous les ordres du capitaine Barbecot.
6 septembre 1891, combat de Dadadougou, sous les ordres de capitaine Arlahosse.
4 janvier 1892, combat de Diamanago, sous les ordres du lieutenant-colonel Pierre Marie Gustave Humbert.
14 février 1892, assaut de Toukoro, sous les ordres du lieutenant-colonel Humbert.
10-14 mars 1892, combats de Ouassa, Diassa et Bécéko, sous les ordres du lieutenant-colonel Humbert.
30 mars 1892, combat de Kadadiadougou, sous les ordres du lieutenant-colonel Humbert .
Campagne du Dahomey 1892-1897
février à avril 1890, sous les ordres du colonel Terrillot. combats à Cotonou 21 février au 4 mars, Zobbo le 1er mars, Godomay le 25 mars, Décamay le 28 mars et Achuppa le 20 avril.
9 août au 4 novembre 1892, sous les ordres du colonel Dodds, combats à Zobbo le 9 août, Poguessa le 6 octobre, Akpa du 12 au 21 octobre, Kotopo du 26 au 27 octobre, Muako le 2 novembre et Kana du 3 au 4 novembre.
Mars à décembre 1897, opérations dans le Haut-Dahomey, sous les ordres du capitaine Garnier, combats à Guinagourou le 4 novembre, Pérézé le 8 novembre et Allio le 31 décembre .
Campagnes de Côte d’ivoire 1894-1912 vignette|Carte des ethnies du pays Baoulé - Revue des Troupes Coloniales juillet 1903 9-16 novembre 1894, combat de Bonoua-Coumassié, sous les ordres du commandant Pineau.
Décembre 1894 à janvier 1895, révolte et pacification du Baoulé, sous les ordres du commandant Paul constant Caudrelier.
22 février au 28 mars 1895, colonne de Kong : combats de Lafiboro, Guamiladougou, Kossangoua, Dieliso, Kadiaouli, Naolo, Sobala, Dabakhla, Tagono, passage du Bé, passage du N’Zi, Sinnbi, Marekrou et N’derikrou, sous les ordres du lieutenant-colonel Parfait-Louis Monteil. Bilan : 4 officiers morts de fatigue, 2 sous-officiers européens et 33 tirailleurs tués ; 10 officiers, 3 sous-officiers européens et 199 tirailleurs blessés.
27 juin au 3 juillet 1898, déblockus d’Assikasso, sous les ordres du sous-lieutenant Lairle
6 septembre 1898, attaque d’Osserou, sous les ordres du capitaine Déane.
4 avril 1899, prise de Blidouba, sous les ordres du lieutenant Boutard.
22 avril 1899, assaut d’Oladio, sous les ordres du capitaine Kolb vignette|Extrait JMO du Bataillon de Tirailleurs Sénégalais de Côte d'ivoire vignette|Extrait JMO du Bataillon de Tirailleurs Sénégalais de Côte d'ivoire vignette|Postes occupés par le 4ème Régiment de Tirailleurs Sénégalais en 1904 vignette|Extrait JMO du 4ème RTS 1904-1906 région Agba en Côte d'Ivoire vignette|Extrait JMO du 4ème RTS 1904-1906 région Agba en Côte d'Ivoirevignette|Extrait Pacification de la Côte d'ivoire 1908-1915 par Gabriel AngoulvantEn 1901, 4 compagnies du 1er régiment de Tirailleurs Sénégalais sont stationnées dans le Baoulé.
Le commandant Joseph Aymerich reçoit l’ordre de pacifier le pays N’Gban avec 2 compagnies et demi, qui se concentre à Akessikro. Le capitaine Baudelaire prend Dieuzoukro le 2 juin et occupe le pays N’Gban.
Le 1er janvier 1902, un bataillon de 4 compagnies sous les ordres de Colonna d’Istria, est stationné en Côte d’ivoire. Le commandement des troupes de l’Afrique-Occidentale française est confié au lieutenant-colonel Aymerich, puis au lieutenant-colonel Dagneaud. Jusqu’au 1er avril 1904, des tournées de police sont organisées pour soumettre les populations du Baoulé (reconnaissances des capitaines Garnier, Bastard et du lieutenant Richard. Le 1er avril 1904, ce bataillon forme une partie du 4e régiment de Tirailleurs Sénégalais .
En 1909 les troupes présentent en Côte d’ivoire sont composées d’un bataillon de 4 compagnies du 1er régiment de Tirailleurs Sénégalais, sous les ordre du commandant Noguès, et occupent les postes de Vavoua, Zuénoula, Daloa, Issia, Sinfra et Bouaflé.
En avril et mai 1909, les Akouès, les Ayaous et les Gaourés se révoltent. Le commandant Noguès qui commande est en charge de la colonne de répression. Elle est composée de 4 compagnies du 1er RTS, d’une compagnie du 4e RTS, une brigade de gardes militaires indigènes soit un total de 700 hommes dont 33 français ; et d’un détachement de gardes de police de 200 hommes. Toumodi est choisi comme base de départ des opérations.
Le 15 octobre 1909, le lieutenant-colonel Betsellère, commandant du cercle du Haut-Sassandra, confie au commandant Noguès, la mission de pacifier les régions en bordure du Bandama.
La colonne du Bandama a pour mission de châtier les Akouès, les Ayaous et les Gaourés insurgés ; achever la soumission des Gouros et désarmer les Kôdè et les Nanafouè.
Elle est composée des 4e, 7e et 9e compagnies du 1er RTS, de la 5e compagnie du 4e RTS, de la 1ère brigade de gardes indigènes et d’un détachement de gardes de police.
L’État-major est composé du chef de bataillon Noguès, secondé par le lieutenant Huguenin, le médecin-major de 2ème classe Vallet, 2 secrétaires, l’adjudant Vinciguerosa, le caporal-fourrier Livernaux, 6 tirailleurs et 31 porteurs.
La colonne est divisée en 6 groupes, dont un pour assurer le ravitaillement :
Le 1er groupe, sous les ordres du capitaine Jacobi, secondé par le lieutenant Choiseul et le médecin-major Vibratte, est composée de la 4e Cie du 1er RTS, comprenant 25 européens, 90 tirailleurs, 21 gardes de police de Bouaké et 96 porteurs.