Grégoire Péradzé (გრიგოლ ფერაძე en géorgien), né le à Bakourtsikhé en Kakhétie et mort le à Auschwitz, est un saint des Églises orthodoxes de Géorgie et de Pologne.

Biographie Après le décès de son père, prêtre orthodoxe, il intègre le petit puis le grand séminaire de Tbilissi, d'où il sort en 1918. Il poursuit ensuite des études de littérature et d'histoire à l'université d'État récemment créée.

Réfugié en Allemagne En novembre 1921, après l'invasion de la Géorgie par l'Armée rouge, il part en exil en Allemagne. En 1926, il obtient à l'université de Bonn un doctorat sur le thème « L'histoire monastique géorgienne jusqu'en 1064 ». Nommé professeur associé, il entreprend des travaux de recherche, notamment sur le moine géorgien du mont Athos Georges l'Hagiorite (1000-1065).

Réfugié en France Le , il est ordonné prêtre par le métropolite Germanos, exarque du patriarcat œcuménique, à la cathédrale orthodoxe grecque Saint-Étienne de Paris. Le , sa première liturgie en langue géorgienne est célébrée à la paroisse orthodoxe géorgienne Sainte-Nino de Paris, sa dernière le sera en janvier 1939. Entre-temps, il participe à différentes publications, dont Djvari Vazisa (« la croix de sarment » en français).

Réfugié en Pologne En 1933, il devient professeur de patrologie à la faculté de théologie orthodoxe de l'université de Varsovie. En 1934, il est nommé archimandrite.

Durant les années 1930, il effectue des recherches de manuscrits géorgiens en Europe (Autriche, Bulgarie, Italie, Grèce, Roumanie) et au Moyen-Orient (Palestine, Syrie). Outre le géorgien et le russe, il s'approprie aussi bien des langues modernes (allemand, anglais, arménien) que des langues anciennes (copte, hébreu, latin, syriaque). En 1939, après l'invasion de la Pologne par l'armée allemande, il soutient toutes les personnes inquiétées, qu'elles soient juives, polonaises ou géorgiennes. Il est arrêté le et transféré au camp d'Auschwitz en novembre. Il y décède officiellement le . Certains témoignages affirment qu'il se serait proposé à la place d'autres déportés.

Canonisation En 1995, Grégoire Péradzé est canonisé, par l'Église orthodoxe de Géorgie et par celle de Pologne.

Références

Voir aussi Articles connexes Émigration géorgienne vers la France Paroisse orthodoxe géorgienne Sainte-Nino de Paris Colisée : "Le Père Grigol Péradzé (1899-1942)"

Liens externes

Gregoire Peradze Catégorie:Prêtre orthodoxe du XXe siècle Catégorie:Archimandrite Catégorie:Théologien orthodoxe du XXe siècle Catégorie:Historien géorgien du XXe siècle Catégorie:Historien polonais du XXe siècle Catégorie:Personnalité géorgienne expatriée temporairement en France Catégorie:Civil polonais tué pendant la Seconde Guerre mondiale G Catégorie:Étudiant de l'université rhénane Frédéric-Guillaume de Bonn Catégorie:Étudiant de l'université d'État de Tbilissi Catégorie:Étudiant de l'université de Varsovie Catégorie:Naissance en septembre 1899 Catégorie:Naissance dans le gouvernement de Tiflis Catégorie:Décès en décembre 1942 Catégorie:Décès à Auschwitz Catégorie:Décès à 43 ans Catégorie:Saint orthodoxe fêté le 6 décembre Catégorie:Néo-martyr