L'environnement naturel en Nouvelle-Zélande, un grand archipel entre la mer de Tasman et le Pacifique, est l'un des plus particuliers au monde du fait du long isolement de cet archipel d'avec les terres continentales. La Nouvelle-Zélande faisait partie du Gondwana, duquel elle s'est séparée il y a 82 Ma, et sa biodiversité partage des caractéristiques avec celles de la Nouvelle-Calédonie et de l'île Lord Howe, toutes deux sur le même continent depuis largement submergé de Zealandia. Plus récemment, plusieurs espèces ont été introduites par l'Homme.
Des espèces non-marines du pays, seulement environ ont été décrites. Il y a plantes, champignons, insectes, arachnides, 61 reptiles, et 88 oiseaux (de terre et d'eau douce)<ref name="biodiversity on land"> Biodiversity on land ; Biodiversity New Zealand</ref>.
La biodiversité du pays compte un fort taux d'endémisme dans sa flore et sa faune. Jusqu'à récemment les îles ne comptaient aucun mammifère terrestre natif hormis la chauve-souris. Il n'y existait pas du tout de mammifères jusqu'à il y a 19 Ma. La majorité de la faune du pays est composée d'insectes et oiseaux. Dans la flore prédominent les plantes gondwanéennes, principalement en forêt ; l'exemple le plus célèbre est le kauri.
Confrontés à un climat tempéré inadapté aux cultures et pratiques agricoles tropicales habituelles, les premiers hommes ayant peuplé l'archipel depuis la Polynésie orientale ont apporté d'importantes modifications à leurs pratiques horticoles. Une gamme restreinte de six cultures polynésiennes (kumara, igname, taro, courge, mûrier à papier et arbre à chou tropical) a été introduite avec succès en Nouvelle-Zélande, tandis que d'autres cultures polynésiennes telles que l'arbre à pain, la banane et la noix de coco ont échoué.
Le gouvernement néo-zélandais a instauré un Programme national d'action pour la biodiversité afin d'assurer la conservation d'un nombre considérable d'animaux et de plantes menacés d'extinction.
Contexte général
La séparation du supercontinent de Gondwana en plusieurs parties laisse les continents et microcontinents avec des affinités biologiques comme L'Australie. Zealandia (le continent submergé dont fait partie la Nouvelle-Zélande et plusieurs autres îles et archipels), commence à se séparer du Gondwana antarctique il y a 85 Ma, la séparation s'achevant il y a 65 Ma ; il se déplace ensuite au nord, changeant de relief et de climat. À certaines époques, Zeelandia était presque entièrement submergée, peut-être même entièrement. Une estimation suggère que seulement 18 % des présentes terres non submergées se situaient alors au-dessus du niveau de la mer. Aujourd'hui environ 93 % de Zealandia est sous les eaux.
Il y a environ , un changement dans les mouvements des plaques tectoniques a commencé à étirer fortement Zealandia. Parmi les régions submergées de Zealandia, on trouve le ride de Lord Howe, le plateau Challenger, le plateau de Campbell, la ride de Norfolk et le plateau de Chatham.
Plusieurs éléments de la biodiversité du Gondwana sont aujourd'hui présents en Nouvelle-Zélande, essentiellement des plantes telles que les podocarpes et le genre Nothofagus, mais aussi plusieurs insectes, des grenouilles, le tuatara ainsi que plusieurs oiseaux. Il est probable que quelques mammifères aient existé. On ne sait pas si ces taxons sont des descendants des survivants de la séparation du Gondwana. Des preuves moléculaires récentes ont démontré que même Nothofagus, genre typique du Gondwana, est arrivé en Nouvelle-Zélande après la séparation.
Les deux sources de la biodiversité néo-zélandaise, après la séparation du Gondwana, ont été la spéciation et la migration par les eaux ou les airs. La plus grande partie de ces espèces migrantes provient d'Australie, qui a fourni la plupart des oiseaux et chauves-souris de Nouvelle-Zélande ainsi que plusieurs espèces de plantes, apportées par le vent ou dans l'appareil digestif des oiseaux. Certaines espèces sont arrivés il y a si longtemps que leur parenté avec leurs ancêtres australiens n'est pas assurée ; par exemple, celle des Mystacinidae était inconnue jusqu'à ce qu'on trouve des fossiles datant du Miocène en Australie. Le genre Cyanoramphus est censé provenir de Nouvelle-Calédonie et s'être répandu sur beaucoup d'îles de la région. Les liens entre les deux archipels (Australie et Nouvelle-Zélande) comprennent une parenté entre les familles de Scincidae et Gekkonidae.
Géologie La Nouvelle-Zélande est situé à la jonction de deux plaques tectoniques. À cet endroit existe un phénomène de subduction de la plaque pacifique qui passe sous la plaque australienne. Le volcanisme de l'archipel est le résultat de ce phénomène, en particulier dans l'île du Nord et dans la zone volcanique Taupo. L'énergie géothermique associée est utilisé dans de nombreuses centrales hydrothermiquesMatthew Hall (2004) Existing and Potential Geothermal Resource for Electricity Generation. Ministry for Economic Development.. Certaines zones volcaniques sont aussi de célèbres destinations touristiques comme les geysers de Rotorua.
La zone de contact entre ces deux plaques tectoniques est aussi le lieu de tremblements de terre fréquents même si de tels phénomènes graves sont assez rares. Cette collision a aussi façonné les Alpes du Sud qui permettent la production de la plupart des centrales hydroélectriques du paysAbout 58 % of New Zealand's electricity was hydroelectric in 2002. Veronika Meduna. Wind and solar power', Te Ara - the Encyclopedia of New Zealand, updated 21-Sep-2007..
Climat La température moyenne quotidienne à Wellington — la capitale, au centre du pays — est de 5,9 °C en hiver et 20,2 °C en été Wellington Climate.. Le climat de la Nouvelle-Zélande est globalement tempéré, étant de type océanique ; les températures oscillent entre 0 °C et 30 °C. Les maxima et minima historiques sont 42,4 °C à Rangiora (Canterbury), et -21,6 °C à Ophir (Otago), respectivement Summary of New Zealand climate extremes ; National Institute of Water and Atmospheric research.. Les conditions climatiques varient beaucoup selon les régions, de très humide dans la région de West Coast sur l'île du Sud à semi-aride dans le bassin de Mackenzie de l'intérieur du Canterbury et subtropical au Northland Brett Mullan, Andrew Tait et Craig Thompson ; Climate: Regional climates ; Te Ara Encyclopedia of New Zealand..
Influences générales : régime des alizés, régime cyclonique, houles et dépressions australes
Trois facteurs principaux influent sur le climat de la Nouvelle-ZélandeStatistics New Zealand .
la latitude, avec la présence de vents d'ouest dominants ; l'influence océanique ; les montagnes, en particulier les Alpes du Sud.
Diversité des micro-climats dus au relief et à l'exposition au vent. Records de précipitations Ecorégions du WWF Biomes terrestres Forêts tempérées d'arbres à feuilles caduques Chatham Islands temperate forests Forêts tempérées du Fiordland Forêts tempérées de la côte de Nelson Forêts tempérées de l'île du Nord Forêts tempérées de kauris de l'île du Nord Forêts tempérées de l'île de Rakiura Forêts tempérées de Richmond Forêts tempérées de l'île du Sud Forêts tempérées de Nouvelle-Zélande occidentale Prairies, savanes et brousses tempérées Prairies herbeuses de Canterbury et Otago Prairies et broussailles de montagnes Prairies d'altitude de l'île du Sud Tundra Antipodes Subantarctic Islands tundra (Australie & Nouvelle-Zélande) Forêt tropicale humide Kermadec Islands subtropical moist forests Temperate coastal rivers Biomes marins Nord de la Nouvelle-Zélande Kermadec Islands Northeastern New Zealand Three Kings-North Cape Sud de la Nouvelle-Zélande Chatham Island Central New Zealand South New Zealand Snares Island Subantarctic New Zealand Bounty and Antipodes Islands Campbell Island Auckland Islands
Insularité et isolement La Nouvelle-Zélande est isolée géographiquement. Ses plus proches voisin, la Nouvelle-Calédonie et l'Australie, sont situés à km au nord-ouest. Les terres les plus proches sont le continent Antarctique au sud, et la Nouvelle-Calédonie, les Fidji et les Tonga au nord.
Dynamiques écologiques Processus de colonisation naturelle
Développement de l'endémisme
90 % des poissons d'eau douce. 80 % de toutes les plantes vasculaires. 70 % de toutes les espèces natives d'oiseaux terrestres et d'eau douce. Toutes les chauves-souris. Tous les amphibiens. Tous les reptiles.
Caractérisation, composition et répartition des différents types de végétations
L'histoire, le climat et la géologie de la Nouvelle-Zélande ont créé une grande diversité dans la flore du pays. Les deux principaux types de forêt sont dominés par les Podocarpaceae et les Nothofagus. Les podocarpes font partie d'une famille sempervirente gymnosperme et ont peu changé en 190 Ma. Les forêts dominées par ceux-ci forment une canopée fermée avec des arbres de bois dur et des arbustes au-dessous. Les forêts de Nothofagus sont un habitat moins diverifié, avec quatre espèces dominant la canopée et permettant un seul étage au-dessous. Dans le nord de la Nouvelle-Zélande les forêts de podocarpes furent dominés par les kauri, parmi les arbres les plus grands du monde et détenant le record pour le plus haut volume de bois de tout arbre. La valeur de ces kauri n'était pas ignorée des colons européens, qui en abattirent la plus grande partie. Aujourd'hui le plus grand kauri du monde est Tāne Mahuta.
Le reste de la flore du pays consiste en plaines d'herbes et tussock, généralement associées aux régions subalpines, ainsi que les régions dominées par les arbustes, situées entre les plaines et les forêts. Ces régions sont dominées par des « marguerites », Celmisia spectabilis, qui peuvent atteindre jusqu'à 3 mètres de haut et développer un tronc.
Faune
Jusqu'en 2006 on croyait que nul mammifère — hormis les chauves-souris et les mammifères marins Biodiversity in New Zealand ; Biodiversity New Zealand — n'avait atteint les rives de la Nouvelle-Zélande avant les humains. La découverte d'un fémur et d'os mandibules d'une espèce de mammifère non volant datant d'il y a 16 à 19 Ma, en Otago, a changé ce qu'on pense de l'histoire de l'évolution naturelle en Nouvelle-Zélande. La découverte suggère que les mammifères faisaient partie de la faune néo-zélandaise après la séparation du Gondwana. Le fossile en question a été appelé SB mammal d'après la petite ville dans laquelle elle fut trouvée, Saint Bathans Trevor H. Worthy et al. ; « Miocene mammal reveals a Mesozoic ghost lineage on insular New Zealand, southwest Pacific » ; Proceedings of the National Academy of Sciences ; 19 décembre 2006. La raison pour laquelle les mammifères de Nouvelle-Zélande disparurent n'est pas connue. Il n'y en avait plus depuis plusieurs millions d'années avant l'arrivée de l'Homme.
Les chauves-souris Mystacinidae, étant arrivées en Nouvelle-Zélande vers la fin de l'Oligocène, ont pu évoluer longtemps et ont rempli le rôle d'un mammifère terrestre, volant la nuit et s'alimentant sur terre. Certaines plantes ont évolué avec les chauves-souris et sont fertilisées par celles-ci. Chalinolobus tuberculatus, arrivé plus récemment, est assez commun.
Les oiseaux forment la plus grande partie de la faune vertébrée de Nouvelle-Zélande. Il n'est pas certain si beaucoup d'oiseaux sont descendus de ceux du Gondwana. Les preuves ADN suggèrent que même les ratites (dont les moas et les kiwis), sont arrivés peu après la séparation de l'Antarctique. Les études récentes démontrent que les xéniques sont des descendants gondwanéens, les plus anciens des passériformes. En absence de mammifères, les oiseaux se diversifièrent et remplirent les niches écologiques généralement occupées par des mammifères dans les autres écosystèmes.