Jacques Antoine Eugène Chassaing, né le à Brousse (Puy-de-Dôme) et mort le au Kremlin-BicêtreNotice de la BnF, est un homme politique français.
Biographie Issu d'une vieille famille auvergnate de cultivateurs et d'aubergistes, il est élève à l'école communale de Brousse. À la suite de l'obtention de son certificat d'études, il entre au collège jésuite Saint-Pierre de Courpière. Effectuant ses études secondaires au lycée Blaise Pascal à Clermont-Ferrand, il en sort bachelier en 1895 et s'inscrit à la faculté de médecine.
Après des études à l'École de médecine de Clermont-Ferrand, il va à la faculté de médecine de Paris. Le , il soutient une thèse de physique biologique sur Les Erreurs des tracés pour l'enregistrement des mouvements d'ordre physiologique. Reçu interne à l'Hôtel-Dieu de Clermont-Ferrand, il n'exerce pas ces fonctions en raison du transfert de son dossier à la faculté de médecine de Paris. Reçu médecin sanitaire maritime, il revient sur ses terres d'origines, d'abord comme remplaçant à Saint-Anthème puis, après un voyage au long cours en Extrême-Orient, il s'établit comme médecin à Ambert.
Investi en politique, il milite parallèlement au Parti républicain, radical et radical-socialiste. Sous cette étiquette, il est élu conseiller municipal et premier adjoint au maire de Saint-Anthème, fonctions qu'il occupe entre 1904 et 1908.
En 1909, il se porte candidat à la succession du député Sabaterie, élu sénateur le . Lors de l'élection partielle du , il est élu dès le premier tour avec voix contre à son principal concurrent sur votants. Il sera réélu le , toujours au premier tour de scrutin, par voix sur votants et le , encore dès le premier tour, par voix sur votants. En 1910 également, il est élu conseiller général de Saint-Anthème, mandat qu'il occupera jusque dans les années 1960 (il sera à chaque fois élu dès le premier tour).
Pendant la Première Guerre mondiale, il s'engage comme médecin aide-major de deuxième classe. Affecté aux ambulances chirurgicales, il promeut le transport des blessés par avion. Ses initiatives lui valent la croix de guerre et d'être considéré comme le père de l'aviation sanitaire.
Candidat aux élections législatives du sur une liste d'« Union républicaine et de réorganisation nationale », il est battu avec voix sur votants, mais retrouve, dès le premier tour, son siège le sur une liste d'Union des gauches, avec voix sur votants. Réélu au deuxième tour de scrutin lors des élections du 22 et du par sur votants, il devient sénateur le , au premier tour de scrutin, par 614 voix sur votants, à nouveau en remplacement de M. Sabaterie, décédé, qu'il avait remplacé 21 ans plus tôt à la Chambre des députés, et démissionne de son mandat de député le . Il rejoint le groupe de la Gauche démocratique.
Réélu le , au troisième tour de scrutin, par 579 voix sur votants, il prend également la présidence du conseil général du Puy-de-Dôme et de la Fédération républicaine, radicale et radicale-socialiste du Puy-de-Dôme, en novembre, après la mort de Philippe Marcombes et le retrait d'Étienne Clémentel. Lors de l'assemblée générale du , il devient coprésident de la fédérationSylvain Cornil-Frerrot, « Les Radicaux du Puy-de-Dôme dans l'entre-deux-guerres et le renouvellement de leurs structures politiques », dans Siècles, n° 11/2000: « Engagements politiques », Presses universitaires Blaise Pascal, 2000, 136 pages, p. 52 .. Seuls des onze parlementaires du Puy-de-Dôme (le socialiste Adrien Mabrut étant prisonnier en Allemagne), il ne vote pas la remise des pleins pouvoirs au maréchal Pétain le 10 juillet 1940, s'abstenant volontairement — quatre élus auvergnats votent contreMaurice Mandon, Une plume Contre Vichy: Jean Rochon (1903-1944) et le journal La Montagne sous l'Occupation (1940-1944), volume 9 des Publications de l'Institut d'études du Massif Central, Centre d'Histoire des Entreprises et des Communautés, Presses universitaires Blaise Pascal, 1996, 166 pages, p. 21-22 .. Le régime de Vichy le démet alors de ses fonctions de conseiller général, mais le maintient dans celles de sénateur.
Après la Seconde Guerre mondiale, il retrouve la Chambre des députés lors des élections du , élu sur la liste de Rassemblement des gauches républicaines conduite par le républicain-socialiste Alexandre Varenne, qui remporte suffrages sur votants. Réélu sur une liste de Rassemblement des gauches républicaines le par voix sur votants et le par voix sur votants, il ne se représente pas aux élections législatives du mais demeure conseiller général et président du Conseil général de 1949 à 1964.
Il meurt en 1968, dans sa .
Décorations
sans_cadre|50x50px Médaille d'honneur départementale et communale, échelon or (1960)
Sources
Notes et références
Liens externes
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