Francesco Antonio Giuseppe Maria ZollaÉcrit avec deux L tant qu’il a vécu en Italie (H. Mitterand, Biographie d’Émile Zola, vol. 1, Sous le regard d’Olympia, 18-30)., François Zola en français, né à Venise le et mort à Marseille le , est un militaire et ingénieur français de naissance vénitienne, père d'Émile Zola.

Famille Sa famille était une lignée d'officiers originaire de Zara, en Dalmatie« François-Antoine-Marie Zola », in Sainte-Victoire, éd. Édisud / Association pour le reboisement et la protection du Cengle-Sainte-Victoire, Aix-en-Provence, 1998, , 117.. Le grand-père de Francesco Zola, Antonio Zola était capitaine des Fanti, soldats italiens au service de la république de Venise ; il servit sous les ordres du colonel Jean Berettini ; sa compagnie se trouvait en 1771 à Céphalonie et, en 1777-1778, à Corfou.

Son père, Démetrio Carlo ou Charles Zola, est élève au collège militaire de Vérone jusqu'en 1771. Il sert au Levant comme lieutenant au corps des Ingénieurs, puis capitaine du génie, et est en 1801 inspecteur général des bâtiments publics de Venise. Après un premier mariage supposé avec Benedetta Kiriaki, il épouse vers 1782 une jeune fille grecque de Corfou, nommée Nicoletta Bondioli. Après une fille, Caterina Petropoli et un premier fils Marco Zola, leur fils Francesco naît à Venise le 15px .

Biographie thumb|right|Émile Zola enfant avec ses parents vers 1845. Entré à l'École militaire royale de Pavie en à quatorze ans, il en sort en sous-lieutenant au régiment d'infanterie légère, et est transféré dès juillet comme lieutenant du régiment royal d'artillerie italien, alors qu'il n'a que quinze ans. Jusqu'à la chute du Premier Empire, il servira dans les troupes du royaume d'Italie commandées par le vice-roi Eugène de Beauharnais.

À la chute de Napoléon, il sert de 1815 à 1821 dans un régiment de l’armée autrichienne du royaume de Lombardie-Vénétie. L'armée l'autorise à suivre, de 1817 à 1818, des études à l’université de Padoue, où il obtient un diplôme en ingénierie et un doctorat en mathématiques. Il écrit un Traité sur le Nivellement, qui lui vaut le titre de membre de l'Académie de Padoue et une médaille du roi de Hollande.

Libéral en politique, carbonaro et franc-maçon, il quitte, en 1821, l’armée pour se rendre en Autriche où, en qualité de géomètre du cadastre en Haute-Autriche, il supervise la construction du chemin de fer Linz-Budweis, qui est considéré comme la première ligne de chemin de fer sur le continent européen, après l’Angleterre. Brillant ingénieur de travaux publics, il est, en effet, un des pionniers des chemins de fer en Europe avant 1830, alors que la France ignore encore ces techniques. C’est également à cette époque, lors de la création de la Compagnie des chemins de fer Zola, qu’il change la graphie patronymique de son nom.

thumb|left|Le barrage Zola à Aix-en-Provence En 1830, il quitte l'Autriche et passe brièvement en Hollande, puis en Grande-Bretagne. Il s'installe en France, change aussi son prénom de « Francesco » en « François » dès son arrivée, et s’engage dans la Légion étrangère, de création récente, au grade de lieutenant. Parti pour l’Algérie, en octobre 1832, il démissionneDémission consécutive à une affaire obscure d’escroquerie, François Zola ayant été abusé par un couple malhonnête. Cette affaire a été exhumée par Ernest Judet dans le quotidien le Petit Journal, afin de salir Émile Zola pendant l’affaire Dreyfus et débarque à Marseille le , où il s’installe comme ingénieur de travaux publics.

Il épouse à Paris Émilie Aubert, de 23 ans sa cadette, le . Émile Zola naît le . En 1843, la famille part s’installer à Aix-en-Provence. Des nombreux projets importants et de grande envergure qu’il propose, aucun n’est retenu. L’un de ses projets aboutit finalement, puisque François Zola obtient de superviser la construction du barrage, premier barrage à voûte d’Europe, et du canal qui alimente toujours en eau la ville d’Aix-en-Provence, le canal ZolaC. Becker et al, Dictionnaire d’Émile Zola, .

Sa mort, à 50 ans, laisse sa jeune femme Émilie Aubert, sans un sou devant de graves difficultés matérielles, à la suite de mauvais choix financiers et des malversations de ses associésLes dettes de François Zola atteignent vingt fois l’actif. H. Mitterand, Biographie d’Émile Zola .

Sa tombe se trouve au cimetière Saint-Pierre d'Aix-en-Provence.

Hommages Le , la ville d'Aix-en-Provence dénomme officiellement un « boulevard François-ZolaZola. Panorama d'un auteur, Marie-Aude de Langenhagen, Gilbert Guislain, éd. Studyrama, 2005, . ». Celui-ci sera ultérieurement renommé « boulevard François-et-Émile-Zola », dénomination qu'il possède toujours.

Annexes Notes et références

Articles connexes

Chemin de fer hippomobile Budweis-Linz-Gmunden Barrage Zola Émile Zola Les Cahiers naturalistes

Bibliographie

Henri Mitterand, Zola. La mort du père, Imago, 2021.

Liens externes

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