vignette|droite|Émetteur récepteur bande VHF marine et fluvial. vignette|droite|Sémaphore de Piriac. vignette|droite|Passerelle de navire avec à droite une VHF. vignette|droite|Antenne radio bande VHF marine et fluvial. vignette|droite|Obligation de régler la VHF sur le canal 11.

Le canal 16 ou voie 16 (fréquence ou )Convention et Règlements administratifs de l'Union internationale des télécommunications. ARTICLE S31 Fréquences dans le Système mondial de détresse et de sécurité en mer (SMDSM). de la bande marine VHF est la fréquence internationale de détresse et d'appel en radiotéléphonie. Le canal 16 doit être veillé en permanence par tous les naviresConvention et Règlements administratifs de l'Union internationale des télécommunications. ARTICLE S32 et ARTICLE S33 Procédures d'exploitation pour les communications de détresse et de sécurité dans le Système mondial de détresse et de sécurité en mer (SMDSM)., afin de recevoir les appels de routine, de sécurité ou d'urgence ainsi que les messages de détresse. La portée d'exploitation est inférieure à Lire page 14.

Utilisation

La fréquence (voie 16) est la fréquence internationale de détresse et d'appel en radiotéléphonie sur ondes métriques pour les stations du service mobile maritime.

De la disponibilité de cette fréquence dépend l'efficacité de la veille effectuée par les CROSS, et par conséquent, du service du sauvetage et de la sécurité en zone côtière.

Elle doit être employée pour les appels et le trafic de détresse.

Les messages de routine, de sécurité, d'urgence doivent être transmis sur une fréquence de travail après annonce préliminaire sur la voie 16.

Une fois la communication terminée, la station revient sur le canal 16.

Afin de faciliter la réception des appels de détresse, toutes les émissions sur la voie 16 doivent être réduites au minimum et ne pas dépasser une minute Rec. UIT-R M.1171E3. Bandes comprises entre 156 MHz et 174 MHz (4) Il convient qu'après avoir établi le contact avec une autre station de navire sur la fréquence 156,8 MHz, une station de navire fasse connaître la voie navire-navire qu'elle propose d'employer pour l'échange du trafic, en identifiant cette voie, soit par la fréquence exprimée en MHz, soit, de préférence, par le numéro qui désigne la voie.(5) Cependant, il n'est pas nécessaire qu'un bref échange de trafic, qui ne doit pas durer plus d'une minute, concernant la sécurité de la navigation, ait lieu sur une fréquence de travail lorsqu'il importe que tous les navires qui se trouvent dans la zone de service reçoivent l'émission..

Avant d'émettre sur la voie 16, il est nécessaire d'écouter pendant un laps de temps suffisant afin d'être certain qu'aucun trafic de détresse n'est en cours. Cette disposition ne s'applique pas aux stations en détresse.

Les stations communiquent avec une portée d'exploitation inférieure à .

Dispositions relatives au service mobile terrestre Les stations du service mobile terrestre situées dans des régions inhabitées, peu peuplées ou isolées peuvent, pour les besoins de la détresse et de la sécurité, se servir des fréquences ci-dessous et de recevoir des émissions de la classe G3E lorsqu'elle utilise la fréquence et, à titre facultatif, la fréquence RRS30.Section 4 RRS30.12 Dispositions relatives au service mobile terrestre.

Les procédures de sécurité et vie humaine sont obligatoires pour les stations du service mobile terrestre lorsqu'elles utilisent des fréquences qui, en vertu du présent Règlement, sont prévues pour les communications de détresse et de sécuritéRRS30.Section 4 RRS30.13 Dispositions relatives au service mobile terrestre.

Le canal 16

La fréquence est la fréquence internationale de détresseRecommandation de l'Union internationale des télécommunications, référence aux dispositions du règlement des radiocommunications RR5.111 ; RR5.226 ; RR30.11 ; RR54.2 ; AP15, Tableau 15-2 ; AP18, de sécurité et d'appel en radiotéléphonie pour les stations du service mobile maritime lorsqu'elles font usage de fréquences des bandes autorisées comprises entre et . Elle est employée pour le signal, les appels et le trafic de détresse, pour le signal et le trafic d'urgence et pour le signal de sécurité. Les messages de sécurité doivent être transmis, lorsque c'est possible en pratique, sur une fréquence de travail, après annonce préliminaire sur la fréquence . Toutefois, il convient que les stations de navire qui ne peuvent pas émettre sur la fréquence utilisent toute autre fréquence disponible sur laquelle elles pourraient attirer l'attention. La fréquence peut être utilisée par les stations d'aéronef mais uniquement aux fins de sécurité.

Lacs, fleuves et rivières En Europe, le canal 16 n'est pas utilisé sur les fleuves, rivières, canaux, lacs et étangs.

Le canal 10 (fréquence ) y est utilisé pour les courtes radiocommunications, sans dégagement (contrairement au canal 16)Plus d’informations sur service fluvial.

Canaux auxiliaires au canal 16 vignette|droite|Une VHF « radiotéléphonie » et une VHF « canal 70 d'appel sélectif numérique »

Canal 06

Le canal 06 (fréquence ) peut, d'après les recommandations de l'Union internationale des télécommunicationsRecommandation de l'Union internationale des télécommunications, référence aux dispositions du règlement des radiocommunications RR30.11 ; AP18, être utilisé à des fins de communication entre des stations de navire et des stations d'aéronef, au moyen d'émissions de la classe G3E, dans le cadre de la coordination des opérations de recherche et de sauvetage. Il peut également être employé par les stations d'aéronef qui désirent communiquer avec des stations de navire pour d'autres raisons liées à la sécurité.

Ce canal est, avec le 16, l'un des deux canaux VHF utilisables par les portatifs VHF SMDSM.

Canal 70

vignette|droite|Émetteur récepteur d'appel sélectif numérique bande VHF marine

Le canal 70 (fréquence )RÉSOLUTION (Mob - 87): Mise en œuvre et utilisation de la fréquence pour l'appel sélectif numérique aux fins de détresse, de sécurité et d'appelRecommandation de l'Union internationale des télécommunications, référence aux dispositions du règlement des radiocommunications RR5.227 ; RR52.159 ; RR52.160 ; RR54.2 ; AP15, Tableau 15-2 ; AP18. est utilisé pour la veille automatique en appel sélectif numérique en Zone A1Zones SMDSM du SMDSM et peut être utilisé dans d’autres zones pour solliciter des radios de navires. Le canal 70 est employé pour actionner l'alarme d'une autre station de bord ou d'un groupe de stations par le numéro MMSI puis les stations passant ensuite sur le canal 16.

La nature des détresses spécifiées dans le service d’appel sélectif numérique ASN comprend :

une détresse non spécifiée ci dessus (exemples: dangereuse retombée volcanique sur le navire, radioactivité dangereuse, vague scélérate, etc.).

Historique

En 1947 : Se déroule la conférence mondiale d'Atlantic City pour répartir les fréquences hertziennes entre les différents utilisateursConférence d'Atlantic City 1947 pour la recommandation de la fréquence ; En 1949 : Application de la conférence mondiale d'Atlantic City donc la fréquence mondiale de en modulation d'amplitude (AM) pour la radiotéléphonie pour l'appel, la sécurité, les radiocommunications entre les navires et entre les navires et les services des ports sauf pour la côte des États-Unis où les navires sont obligés d’utiliser la modulation de fréquence bande étroite - NFM. (Les navires transocéaniques avaient deux modes: AM et FM sur l'unique fréquence VHF de ). Puis la modulation de fréquence en bande étroite - NFM se généralise; En 1971 : En France, ouverture de la première station côtière qui permettait les liaisons radios/téléphones avec les navires en mer, exploité par les PTT puis par France Télécom. En 1974 : L'obligation d'une station radiotéléphonique en veille sur le canal 16 présente dans tous les navires à passagers et dans les navires de charge de 300 Tx et plusconventions solas 1974. En 1976 : En France, la première opératrice radiotéléphoniste prend sa fonction dans la station Le Conquet radio. Le : Création du canal 70 pour effectuer la veille automatique en appel sélectif numérique pour le SMDSM 1999. En 1995 : Dans les navires équipés du SMDSM 1999, l’officier de quart à la passerelle effectue la veille automatique en appel sélectif numérique sur le canal 70 et sur le canal 16. En 1996 : Par le téléphone portable; baisse du trafic radiotéléphonique en VHF. Le : le métier d'opérateur radiotéléphoniste de la marine marchande disparaît. Le : Mise en place dans le monde du SMDSM 1999 en appel sélectif numérique sur le canal 70. Le France Télécom ferme les émissions en radiotéléphonieVidéo de la fermeture de la station Le Conquet radio; En 2011 : Dans les eaux territoriales françaises, l'utilisation des VHF portables de moins de et sans ASN est autorisée sans certificat de radiotéléphoniste.

Sécurité et vie humaine

Dans l’ordre de priorité : Détresse en radiotéléphonie Mayday (sauf sur un message de détresse déjà en cours) Urgence en radiotéléphonie PAN PAN (sauf sur un message de détresse et sauf sur un message d’urgence déjà en cours) Sécurité en radiotéléphonie Sécurité (sauf sur un message de détresse ou d’urgence et sauf sur un message de sécurité déjà en cours) Routine (sauf sur un message en cours)

Appel et trafic de détresse

vignette|droite|Navire et équipage en détresse. vignette|droite|Navire et équipage en détresse. vignette|droite|Canot de sauvetage tous temps.

Le navire est en détresse

Le capitaine d'un navire peut faire usage des signaux d'alarme ou de détresse (trois répétitions du mot MAYDAY en radiotéléphonie) seulement dans le cas suivant : pour signaler que le navire et le personnel sont sous la menace d'un danger grave et imminent.

Il est composé du mot de code « MAY DAY » émis trois fois suivi du mot « ICI » ou « DE » puis du nom du bateau ou le MMSI ou l'indicatif (trois fois). Le message de détresse doit comporter : l’endroit précis où se trouve le bateau ; la nature de la détresse ; les secours attendus ; le maximum de renseignements pouvant être utiles aux services de secours ; le trafic de détresse ne doit jamais être gêné par un autre bateau.

Exemple :

(Sur le canal 16) MAYDAY, MAYDAY, MAYDAY ici Bélougas, Bélougas, Bélougas. MAYDAY de Bélougas. Longitude 3° Ouest Latitude 46° Nord. Le navire coule. Abandon du navire. 9 personnes à bord. Bélougas coque de couleur bleue. Demande assistance.

Un autre navire est en détresse

Le capitaine d'un navire peut faire usage des trois répétitions du mot MAYDAY RELAIS en radiotéléphonie seulement dans l'un des trois cas suivants : pour signaler qu'un autre navire ou un aéronef est en détresse si celui-ci n'est pas en mesure de le signaler lui-même ; pour demander des secours supplémentaires lorsque, s'étant porté à l'aide d'un navire ou d'un aéronef en détresse, il juge ces secours nécessaires ; pour répéter un appel de détresse dont aucun autre navire ou station côtière n'a accusé réception immédiatement, lorsqu'il est dans l'impossibilité de se porter lui-même au secours du navire ou de l'aéronef en détresse.

Le message prend alors cette forme : MAYDAY RELAIS MAYDAY RELAIS MAYDAY RELAIS de (navire relais), (navire relais), (navire relais) MAY DAY de (navire en détresse) Renseignements contenus dans le message de détresse.

Ce qui donne par exemple :

(Sur le canal 16) MAYDAY RELAIS, MAYDAY RELAIS, MAYDAY RELAIS ici Carpathia, Carpathia, Carpathia MAYDAY de Bélougas. Longitude 3° Ouest Latitude 46° Nord. Le navire coule. Abandon du navire. 9 personnes à bord. Bélougas coque de couleur bleue. Demande assistance.

Annulation

Quand le capitaine d'un navire qui a émis un signal de détresse estime ultérieurement que l'assistance n'est plus nécessaire, ou qu'il n'y a plus lieu de donner suite au message, il doit immédiatement le faire savoir à toutes les stations intéressées sur le canal 16.

Exemple : MAYDAY appel à tous