La commanderie de Bayle est une commanderie fondée par l'ordre du Temple au sur le territoire de la commune de Saint-Antonin-sur-Bayon, dans le département des Bouches-du-Rhône, en Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Après la dissolution de l'ordre en 1312, la propriété de la commanderie et de ses dépendances est transférée, avec la majorité des autres biens templiers, à l'ordre de l'Hôpital.

Description géographique La commanderie de Bayle se trouve à d'altitude, p. 671. sur la commune de Saint-Antonin-sur-Bayon, à à l'ouest de Puyloubier et à à l'est d'Aix-en-Provence.

Historique

L'implantation des templiers à Bayle

L'établissement templier de Sainte-Marie de Bayle est attesté pour la première fois dans la documentation subsistante le , alors que Foulques de Pontevès fait une donation à cette maison, représentée par Hugues Jaufré, alors maître du Temple en Provence et parties des Espagnes.. Il faut cependant attendre pour voir un commandeur de Bayle apparaître pour la première fois : il s'agit de Foulques de Bras, qui a sans doute joué un rôle dans l'implantation de l'Ordre à Bras, siège d'une future commanderie. et qu'on retrouve quelques années plus tard à la tête de la maison de Richerenches, puis de Roaix.

Les Templiers mettent en valeur le plateau du Cengle en creusant l'évacuation de l'eau par la cascade de « La Trenque » ou « Troncas ».

La fin des templiers et la dévolution aux hospitaliers

En , au moment où les biens du Temple en Provence sont saisis par les officiers de Charles II d'Anjou et ses membres, arrêtés, la maison de Bayle n'a plus de commandeur propre et n'est qu'une grange passée sous le contrôle de la commanderie d'Aix.. Le clavaire d’Aix Pierre Raymondi et le notaire Bernard de Lanzola, mandatés par le viguier et le juge d'Aix pour exécuter sur place les ordres comtaux, ne trouvent à Bayle, au matin du , qu'un frère sergent du Temple, Raymond Perdigoni, agissant à titre de gardien (custos) de la maison ainsi qu'un prêtre du nom de Guillaume qui remplit les fonctions de régisseur ou fermier. Raymond Perdigoni figure par la suite sur une liste des templiers arrêtés en Provence et alors détenus dans les forteresses comtales de Meyrargues () et Pertuis () : on y apprend qu'il appartenait à la commanderie d'Aix.

Après la dissolution de l'ordre en 1312, la propriété de la commanderie et de ses dépendances est transférée, avec la majorité des autres biens templiers, à l'ordre de l'Hôpital. Bayle est confiée, avec les autres possessions templières relevant de l'ancienne maison d'Aix, à la commanderie hospitalière d'Aix.

D'après l'enquête pontificale de 1373 menée sur les Hospitaliers, la grange de Bayle est à cette date administrée par un frère sergent de la commanderie d'Aix résidant sur place. qui en a reçu le bail à vieNoël Coulet, « Les ordres militaires, la vie rurale et le peuplement dans le sud-est de la France au Moyen Âge », Les ordres militaires, la vie rurale et le peuplement en Europe occidentale (Flaran, 6), 1986 (1984), .. Un frère chapelain dessert alors la chapelle Sainte-MarieNoël Coulet, « Églises et chapelles des hospitaliers du grand prieuré de Saint-Gilles dans les enquêtes de 1338 et 1373 », Les Ordres religieux militaires dans le Midi (Cahiers de Fanjeaux, no 41), 2007, p. 56..

Le faire-valoir direct est par la suite abandonné au profit de l'arrentement : à partir d'au moins 1391, Bayle devient une bastide donnée à cens..

Commandeurs templiers

Foulques de Bras . commandeur de Richerenches (1175-1179)Marquis de Ripert-Montclar (éd.), Cartulaire de la commanderie de Richerenches de l'Ordre du Temple (1136-1214), Avignon / Paris : F. Seguin / H. Champion, 1907, p. CLVI. , puis de Roaix (1179-1182, 1185) Hugues de Sade Raimond Chausoard 1210Émile G. Léonard. Introduction au cartulaire manuscrit du Temple (1150-1317) constitué par le Marquis d'Albon. Paris, E. Champion, 1930, reproduit sur Templiers.net (page consultée les 8 novembre 2008, 9 octobre 2009 et 25 juillet 2013). commandeur d'Arles (1206-1208, 1211, 1219-1227) R. de Aguileriei Benjamin Guérard éd. et al. Cartulaire de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille. Paris : Ch. Lahure, 1857, t. II, p. 377-382, charte 947 (23 mars 1225). Hugues de Lucho 1236 Raimond Ermengaud Benjamin Guérard éd. et al. Cartulaire de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille. Paris : Ch. Lahure, 1857, t. II, p. 382-385, charte 948 (16 juin 1244). commandeur de Saint-Maurice de Régusse (1237) Bernard Martelli Joseph-Hyacinthe Albanès, « « La ville de Roquevaire : ses origines, ses seigneurs, vente de la seigneurie (suite) [7e partie] », Revue de Marseille et de Provence, , août 1881, p. 340 et note 2. également commandeur d'Aix (1250) Jean d'Arles . commandeur de Fos (1245), commandeur d'Aix (1257) Jean Mathias 1263 également commandeur d'Aix (1263)

État Le site a été découvert par l'archéologue Isidore Gilles en 1904 lors de la construction d'un hangar. Des fouilles ultérieures y ont été menées en 1936 par F. Benoît. Elles ont permis la mise au jour de sépultures sous tegulæ, ainsi que de fragments de corniches, d'une meule à huile et d'un sol bétonné.

On peut aujourd'hui observer la présence de la chapelle et de la ferme, avec deux tours carrées et une cour dallée. Sur un mur extérieur et au-dessus d'une porte on notera la présence d'une croix du Temple.

Références et notes Notes

Bibliographie

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Voir aussi Articles connexes Liste des commanderies templières en Provence-Alpes-Côte d'Azur Langue de Provence

Liens externes Images du site de la commanderie de Bayle tirées de la base de données de la direction régionale des affaires culturelles (DRAC) de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur

Bayle Bayle Catégorie:Provence médiévale Catégorie:Abbaye dans les Bouches-du-Rhône Catégorie:Moulin à huile en France Catégorie:Saint-Antonin-sur-Bayon