Joseph Chabord, né le Archives nationales. à Chambéry et mort le France Archives. à Paris est un peintre néo-classique français.
Élève de Jean-Baptiste Regnault, son savoir-faire pour la peinture d’histoire, mythologique et religieuse est reconnu comme l'un des plus influents de son temps. Il a peint notamment le Napoléon sur le champ de bataille de Wagram (1810, musée napoléonien de Rome). Le château de Versailles conserve quelques-unes de ces œuvres dont La Mort de Turenne (1810) et le portrait du Comte de Bourmont, Maréchal de FranceImages d'Art sur art.rmngp.fr.
En 1814, il exécuta pour la ville d'Odessa un tableau allégorique : La Paix et, pour l'Angleterre : Le Sacre de Charles X. Deux portraits équestres de Napoléon Ier furent peints par Chabord, l'un pour la ville de Gap, l'autre pour la ville de Francfort ; tous deux ont été gravés par Jacques Marchand. Pendant sa carrière d'artiste, il était également le premier peintre de personnes influentes de l'époque comme le grand-duc de Francfort, la duchesse douairière d'Orléans et la duchesse de Bourbon. En outre, il travailla pour le prince de TalleyrandBase Palissy..
Biographie Formation Joseph Chabord naît le à Chambéry.
Il fréquente l’école de dessin de Chambéry à l’époque plus tardive de la première annexion de la Savoie à la France, de la fin de l’an V () à la fin de l’an VII () où son nom apparaît parmi les lauréats de l’École centrale. Il figure en l’an VII sur la liste des élèves de la classe de mathématiques, mais n’apparaît plus sur celle de dessin. Les procès-verbaux des examens du 25 thermidor an V () mentionnent qu’il y fut un élève, devançant tous ses condisciples et remportant le premier prix pour ses académies. Dans son compte rendu, Grinjet loue . Les examens de l’an VI (1798) confirment ses dispositions par un premier prix de la figureL'École de dessin de Chambéry sur dumas.ccsd.cnrs.fr.
L'apprentissage par Jean-Baptiste Regnault
Ensuite, Joseph Chabord suit les cours du peintre néoclassique Jean-Baptiste Regnault à l'École des beaux-arts de Paris. Comme son maître, certains de ses sujets sont empruntés à l’histoire contemporaine, tels que La Mort de Turenne (1810, Colmar, musée d'Unterlinden) et le célèbre portrait de Napoléon sur le champ de bataille de Wagram (1810, musée napoléonien de Rome) dans lequel l’empereur est représenté dans la posture de la statue de Marc Aurèle sur un cheval gris clair dominant le plateau de Wagram. La majesté du groupe équestre qui s’oppose aux petites silhouettes des soldats sur le fond, accroît le caractère héroïque du personnage. Le caractère commémoratif de cette peinture, qui célèbre une des dernières grandes victoires de Napoléon, se rattache probablement à une commande officielleL'École de dessin de Chambéry..
L'inspiration héroïque et biblique Cet intérêt pour la représentation de faits héroïques, Chabord le met également au service de la Maison de Savoie en réalisant en 1834 un tableau allégorique de la Bataille de Saint-Quentin rappelant un épisode glorieux de son histoire militaire. Ce tableau fut offert par l’artiste au duc Charles-Albert qui l’agréa et le destina Journal de Savoie, n°29 du 19 juillet 1834..
L’autre source d’inspiration de Chabord est l’histoire biblique. Un nombre important de ces tableaux, se rapportant principalement à des épisodes du Nouveau Testament, sont conservés dans diverses églises de France et principalement de la région Rhône-Alpes. L’un des plus connus, exposé au Salon de 1831, est une Transfiguration donnée à la cathédrale de Troyes en 1833 par le roi Louis Philippe. Ce tableau, dans lequel la critique perçut des , fut accueilli comme l’œuvre .
Notoriété L'artiste a résidé au 38, rue de l'Arcade dans le jusqu'à la fin de sa carrièreDictionnaire des artistes de l'école française, au XIXe siècle par Ch. GABET, p. 127.. Des témoignages écrits mentionnent que Chabord était bienveillant auprès des jeunes gens de son pays qui allaient étudier les beaux-arts à ParisMémoires et documents de La Société savoisienne d'Histoire et d'Archéologie, Tome 12, .. Cet artiste fut une figure remarquée dans la peinture du . Comme le signale Gabet dans son Dictionnaire des artistes de l’école française au Charles Gabet, Dictionnaire des artistes de l’école française, Paris, Librairie Madame Vergne, 1831, ., sa réputation en fit le premier peintre et pensionnaire du grand-duc de Francfort, premier peintre de la duchesse douairière d’Orléans et de la duchesse de Bourbon. La carrière qu’il fit en France, les liens qu’il dut conserver avec sa région d’origine ont permis à cet artiste d’être aujourd’hui encore présent dans la mémoire artistique.
Les 16 et eut lieu une vente après décès qui comportait 14 tableaux de l'artiste.
Réception critique
Œuvres dans les collections publiques
Allemagne Francfort-sur-le-Main : musée historique de Francfort : Autoportrait de Joseph Chabord.. localisation inconnue : La Mort de Périclès, pour Charles-Théodore de Dalberg.
France Chambéry : Saint François de Sales en mission dans le Chablais, commandé par l’archevêché de Chambéry. Ferney-Voltaire, église : Saintes Femmes au Tombeau. Lyon, chapelle de l'Hôtel-Dieu : Le Bon Samaritain. Marmande, couvent des Bénédictines : Saint Benoît ressuscitant le fils du jardinier. Paris : Le duc de Montpensier au pied de la tour du Fort Saint-Jean pour la duchesse de Bourbon, exposé en 1824. Sens, cathédrale Saint-Étienne : La Résurrection du fils de la veuve de NaïmPatrimoine historique : la cathédrale de Sens.. Troyes, cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul : La Transfiguration commande officielle sous Louis-Philippe Ier. Valençay, château de Valençay : Portrait en pied d'Anne-Françoise de Rochechouart, princesse de Chalais ; Portrait en pied de Marie-Victoire-Eléonore de Damas d'Antigny, mère de Talleyrand. Portrait en pied de Dorothée von Biron, princesse de Courlande. Portrait en pied d'Archambaud de Talleyrand-Périgord, frère cadet de Talleyrand Versailles, château de Versailles : La Mort de Turenne, commandé pour la Maison du Roi, 1810. ; Portrait du comte de Bourmont, maréchal de France, 1822. Vienne, cathédrale Saint-Maurice : La Mise au tombeau.
Italie Rome, musée napoléonien de Rome : Napoléon sur le champ de bataille de Wagram (1810).. Vatican, Saint Jean sur l’île de Patmos, fait sur commande du pape Pie IX.
Tchéquie Prague, ambassade de France, palais Buquoy : Une revue de Charles X au Champ-de-Mars, exposé en 1827, dépôt du musée du Louvre en 1929En hommage à Charles X, exilé à Prague de 1810 à 1816..
Ukraine Odessa, La Paix, tableau allégorique pour la ville d’Odessa, 1814.
Notes et références
Annexes Bibliographie Charles Gabet, Dictionnaire des artistes de l'école française, Librairie Madame Vergne, 1831.
Liens externes
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