Le Government Communications Headquarters (GCHQ, littéralement « quartier-général des communications du gouvernement ») est le service gouvernemental du Royaume-Uni responsable du renseignement d'origine électromagnétique et de la sécurité des systèmes d'information National intelligence machinery, , Londres, The Stationery Office, septembre 2001 .
Il est placé sous la responsabilité du secrétaire d’État aux Affaires étrangères et du Commonwealth. Son rôle est de fournir au gouvernement et aux forces armées britanniques des informations collectées grâce aux techniques de renseignement d'origine électromagnétique.
Membre de l'UKUSA, il est l’un des principaux contributeurs du réseau mondial d’interception électronique Echelon. Le GCHQ constitue le plus grand service d'interception des communications occidental après la National Security Agency (NSA).
Selon le Guardian, le GCHQ comptait en . La dernière édition (2016-2017) du rapport de l'Intelligence and Security Committee fait état de 5 806 agents au , et d'une prévision de 6 639 agents en . Cette future augmentation des effectifs répond à une volonté d'améliorer la performance des services de lutte antiterroriste britanniques (MI5, MI6, GCHQ et Metropolitan Police Counter Terrorism Command) à la suite des attentats du 13 novembre 2015 en France.
Organisation Organigramme L'organigramme du GCHQ en 1998 était le suivant Richard J. Aldrich, GCHQ, : le GCHQ est dirigé par le directeur du GCHQ et son qui comptait six directeurs exécutifs et deux directeurs non-exécutifs. Quatre divisions principales en dépendent : , qui compte les sous-divisions maths & cryptanalyse, IT & systèmes informatiques, linguistes & traduction, et l'unité d'analyse du renseignement ; , qui coiffe les sous-divisions recherche appliquée & technologies émergentes, gestion des connaissances & systèmes d'information, relations avec les fournisseurs commerciaux, et biométrie ; , dont les sous-divisions sont , ressources humaines, audit interne, et l'équipe d'architecture SINEWS () ; le (CESG), chargé de la sécurité de l'information.
Le directeur du GCHQ siège au (LSIB) et au (LSIC) qui dirigent la politique en matière de renseignement électromagnétique.
Directeurs Alastair Denniston : 1921 - 1944 Edward Travis : 1944 - 1952 Eric Jones : 1952 – 1960 Clive (« Joe ») Loehnis : 1960 – 1964 Leonard (« Joe ») Hooper : 1965 – 1973 Arthur (« Bill ») Bonsall : 1973 – 1978 Brian Tovey : 1978 – 1983 Peter Marychurch : 1983 – 1989 John Anthony Adye : 1989 – 1996 David Omand : 1996 – 1998 Kevin Tebbit : 1998 Francis Richards : 1998 – 2003 David Pepper : 2003 – 2008 Iain Lobban : depuis 2008 Richard J. Aldrich, GCHQ, p. 551
Installations D’abord transféré de Bletchley Park à dans la banlieue de Londres, à Ruislip, en 1946, le GCHQ a déménagé de 1952 à 1954 en périphérie de Cheltenham sur deux sites, Oakley et Benhall. Oakley accueillit le siège du GCHQ de 1952 à 2006, jusqu'à ce qu'un nouveau bâtiment spécialement construit, dit « The Doughnut » (le beignet), ouvre en 2006 à Benhall (mais Oakley ne ferma définitivement qu'en 2012 ; ).
Histoire Government Communications Headquarters (littéralement « quartier général des communications du gouvernement ») était un terme inventé en 1939 pour servir de couverture à la Government Code and Cypher School (GC&CS), qui était le service de cryptographie du gouvernement britannique depuis 1919. La GC&CS fut renommée lorsqu'il déménagea de Bletchley Park en 1946. Le , alors que le service commençait à envisager son déménagement vers Cheltenham, le nom de GCHQ fut formellement adopté et est resté en usage depuis Richard J. Aldrich, GCHQ, p. xvii.
Jusqu’en 1983, ce service n’existait pas officiellement. Il avait été utilisé l'année précédente, pendant la guerre des Malouines.
Le GCHQ fut au centre d'un long conflit entre syndicats et gouvernement. Le gouvernement Thatcher, dans les années 1980, avait interdit la syndicalisation des salariés civils au GCHQ, et avait licencié les syndiqués qui refusaient de renoncer à leurs droits syndicaux contre une compensation financière. Des grèves de solidarité dans bien de secteurs de l'économie s'ensuivirent, car les syndiqués virent cette tentative comme un premier pas vers une restriction du syndicalisme ailleurs dans le secteur public. Des centaines de milliers de journées de grève eurent lieu. Le conflit a continué jusqu'à l'élection de Tony Blair en 1997, quand les quelques grévistes restants furent réintégrés et le droit de se syndiquer fut réaffirmé.
De 1990 à 1998, le GCHQ a intercepté les communications terrestres (fax, courriel, télex et communications informatiques) entrant et sortant de la République irlandaise via la tour de Capenhurst, située dans une centrale nucléaire et fonctionnant 24 heures sur 24 (version augmentée et traduite en français du rapport Interception Capabilities 2000, publié pour le Parlement européen, octobre 1999). Les communications internationales de l'Irlande transitaient alors via le câble de fibres optiques UK-Ireland I, avant d'être transmises à travers le réseau de tours de « relais-radio » hertziens de British Telecom, centralisé dans la tour de la BT à Londres, mais qui passait au-dessus de Capenhurst. Outre des informations sur le terrorisme, la tour de Capenhurst servait à l'espionnage économique ainsi qu'à l'interception des communications diplomatiques de l'Irlande et des communications personnelles de résidents irlandais notables, à l'aide de listes ciblées de numéros de téléphone ou de systèmes de reconnaissance vocale. La tour ferma en 1998, les liaisons radio ayant été remplacées par un nouveau câble de fibres optiques, qui collectent aujourd'hui les communications internationales transitant par le Royaume-Uni avant de les transmettre au GCHQ à Cheltenham.
La Cour européenne des droits de l'homme a donné gain de cause, le , aux ONG , et , qui avaient porté plainte en 2000.. Les ONG affirmaient que leur droit à la vie privée, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, avait été violé, notamment du fait d'imprécisions dans la formulation de la loi de 1985 régulant les interceptions de communications ()Jugement de la CEDH et Liberty wins a minor European Court of Human Rights judgment against the UK Government over telephone and electronic data interceptions, Spy blog, juillet 2008.
Opérations connus
De 2010 à 2013, dans une opération baptisée opération Socialist, le GCHQ espionne l'opérateur de télécommunications belge Belgacom.
== Dans lopen source == Le GCHQ est connu pour son outil CyberChef, en ligne, sur la plateforme GitHub.
Dans la culture populaire The Undeclared War'' est une série britannique qui suit une jeune stagiaire au sein du GCHQ.
Notes et références
Bibliographie
Articles connexes Bletchley Park RAF Menwith Hill Echelon Joint Threat Research Intelligence Group Projet Venona Surveillance globale Tempora Révélations d'Edward SnowdenServices de renseignements partenaires dans le cadre du traité UKUSA :'''
Lien externe
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