Wilhelm Miklas, né le à Krems an der Donau (Autriche-Hongrie) et mort le à Vienne (Autriche), est un homme d'État autrichien.
Membre du Parti chrétien-social, il est le et dernier président fédéral de la Première République autrichienne de 1928 jusqu'à l’Anschluss effectué par l'Allemagne nazie le . Depuis , il est le chef de l'État sous la dictature austrofasciste.
Biographie Fils d'un fonctionnaire de la poste, Miklas étudie l'histoire et la géographie à l'université de Vienne où il est membre actif d'une société d'étudiants () catholique. À partir de , il travaille comme principal dans une école secondaire () de Horn en Basse-Autriche.
Sa carrière politique commence en , quand il est élu député au Conseil d'Empire (Reichsrat), membre de la faction du Parti chrétien-social. Il est réélu en ; en , au terme de la Première Guerre mondiale, il fait partie des députés représentant les pays de l'Autriche allemande. Dans cette période, il se prononce contre l'unification avec la république de Weimar d'Allemagne.
Après la chute de la monarchie austro-hongroise, il est élu à l'Assemblée nationale constituante de la Première République autrichienne. En , Miklas est promu sous-secrétaire d'Etat pour les affaires culturelles au cabinet du chancelier socialiste Karl Renner ; il conserve cette fonction après l'arrivée au pouvoir du gouvernement de son collègue de parti, Michael Mayr, en . Président du Conseil national de à , il est élu successeur du président fédéral Michael Hainisch par l'Assemblée fédérale le . vignette|gauche|Dollfuss et Miklas à la porterie de l'église votive, 1932. D'amples pouvoirs sont attribués au président par l'amendement de la Constitution fédérale adopté en ; toutefois, Miklas reste passif lorsque, le , le chancelier chrétien-social Engelbert Dollfuss déclare le Parlement dissous, en arguant qu'il est incapable de fonctionner. Ses écrits privés indiquent qu'il a réalisé que la Constitution est violée. Néanmoins, il ne répond ni à la demande de réactiver le Conseil national, exposée par les sociaux-démocrates Karl Renner et Karl Seitz en , ni au refus du gouvernement de soumettre des propositions concernant les sièges à repourvoir à la Cour constitutionnelle. Par la suite, l’Autriche devient un État autoritaire.
Le , des nazis autrichiens prévoient de prendre en otage le président fédéral, mais cette tentative du « putsch de juillet » échoue. À cette date Miklas passait ses vacances à Velden en Carinthie où il ne peut être arrêté. Le chancelier Dollfuss tente alors de s’enfuir de la chancellerie mais il est attaqué par les nazis et meurt dans la journée de ses blessures. Kurt Schuschnigg lui succède à la chancellerie et poursuit son œuvre jusqu'à ce que lAnschluss mette un terme à cette politique.
À la démission de Schuschnigg le , Miklas se trouve obligé de nommer Arthur Seyss-Inquart, partisan du nazisme, chancelier fédéral. Ses bureaux sur la Ballhausplatz sont encerclés par des troupes SS. Au cours de cet événement, il est sauvé de fanatiques nazis par Otto Skorzeny qui le protége de la violence de ses agresseurs. Deux jours plus tard, Miklas démissionne pour se retirer de la vie publique.
Miklas passe l'époque de la Seconde Guerre mondiale sans contrainte de la part des autorités nazies. En , il est l'un des témoins du procès des Ministères contre Ernst von Weizsäcker,
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