Le Dehistân ou Dekhistanpersan : dihistān, , (le pays) aux nombreux villages . est une région et un site archéologique du district (etrap) d'Etrek (Gyzyletrek) dans la province (welaýat) de Balkan au Turkménistan actuel au sud-est de la mer Caspienne.
Le nom de cette région viendrait du nom des Dahaelatin : Dahaegrec : Δάοι / Δάαιpersan : dāhā, / dahā, / dāheh : l'un des sept grands clans parthes qui la peuplait.
Cette région est actuellement désertique et inhabitée. Le site principal s'appelle aussi Misrian, Mishrian ou Misserian, très visible sur les photos satellites. Le site est inscrit sur la liste indicative de l'UNESCO depuis le selon les critères (i)(ii)(iii)(iv)(v) de la commission.
Description Dehistân était la plus importante ville de l'ouest du Turkménistan du et s. Elle est située sur l'une des plus importantes routes de la soie du Gorgan au nord de l'Iran jusqu'au Khorezm. Les monuments restants sont un minaret construit en 1004/1005, un autre construit deux cents ans plus tard et une partie de la mosquée d'`Alâ' ad-Dîn Muhammad Chah du Khorezm. La ville est entourée d'un double mur de fortification et s'étend sur deux cents hectares.
À sept kilomètres au nord-est, on trouve la nécropole de Meshat, Meskhet, Meshkhed ou Mashhad-i MisriyanMeshat/Meskhet : La nécropole est bien identifiable sur les photos satellites en où l'on trouve les restes de vingt mausolées. Cinq d'entre eux sont encore visibles dont l'importante mosquée de Shir KabirShir Kabir : le dôme est visible sur les photos satellites en . On trouve en outre de nombreuses tombes datant du .
Histoire Le Dehistân est le théâtre d'une bataille entre deux personnages du poème épique persan de Ferdowsi, le Shâh Nâmeh, entre Kay Khusraw chah d'Iran légendaire adversaire du roi-héros Afrasiab.
La ville est conquise par les arabes pendant le règne du deuxième calife `Omar (vers 642). La ville se soumet sans combat ..
Avicenne y séjourne quelque temps entre son départ de Boukhara après la mort du prince samanide, Nuh ibn Mansûr, et son passage au service de l'émir bouyide Shams o-dowleh qui le choisit comme vizir (entre 997 et 1012). Il y tombe malade, ce qui l'incite à en partir vers le Tabaristan..
Vers la fin de l'année 1160, Dehistân voit la défaite du Bavandide Chah-Ghâzî Rostam contre les Oghouzes.
L'abandon du site Son déclin puis son abandon datent du .
Les raisons de l'abandon du site sont discutées. La destruction de la ville par les hordes mongoles au en a peut-être été la cause principale comme à Merv avec la destruction des systèmes d'approvisionnement en eau .. Son abandon au montre que ce n'est pas la seule cause. Les changements écologiques dans la région ont aussi leur part : la disparition des réserves forestières due à la surexploitation du bois . (bois de chauffage et de cuisson et bois de construction) ne permettait plus la survie d'une importante population.
Notes
Voir aussi Articles connexes Turkménistan Merv
Liens externes
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