Sommières (Someire en occitan) est une commune française située dans le sud du département du Gard, en région Occitanie.
Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par le Vidourle, la Bénovie, le ruisseau des Corbières et par deux autres cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : un site Natura 2000 (« le Vidourle ») et cinq zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Sommières est une commune urbaine qui compte en , après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1975. Elle est ville-centre de l'unité urbaine de Sommières et fait partie de l'aire d'attraction de Sommières. Ses habitants sont appelés les Sommiérois et Sommiéroises.
Le patrimoine architectural de la commune comprend quatre monuments protégés au titre des monuments historiques : le beffroi inscrit en 1926, l'Immeuble 3 rue Taillade inscrit et classé en 1984, le château inscrit en 2010, et le pont Tibère inscrit en 2025.
Géographie Située à l'extrême sud du département du Gard, à la périphérie ouest de la plaine de la Vaunage et à la périphérie du département de l'Hérault, dans une région très viticole, à vingt-sept kilomètres de Nîmes et à vingt-huit de Montpellier, cette ville très pittoresque est connue pour son centre médiéval construit en « damier » le long du fleuve le Vidourle, dont les étroites rues sont enjambées de multiples arcades et porches, pour son château, aujourd'hui en ruine mais en cours de restauration, dont la haute tour accessible aux visiteurs, domine la cité et pour son célèbre pont romain si souvent malmené lors des redoutables vidourlades. La commune est en effet régulièrement assujettie aux inondations lors d'épisodes de pluies cévenoles, le record datant de .
Sommières est l'une des soixante-quinze communes membres du Schéma de Cohérence Territoriale SCOT du Sud du Gard et fait également partie des trente-quatre communes du Pays Vidourle-Camargue.
Communes limitrophes
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen. et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards.. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Villevieille à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Milieux naturels et biodiversité Réseau Natura 2000 vignette|Site Natura 2000 sur le territoire communal. Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS). Un site Natura 2000 a été défini dans la commune au titre de la directive habitats : « le Vidourle »., d'une superficie de , présentant un intérêt biologique tout particulier au regard de l'existence d'espèces aquatiques et palustres remarquables et singulières par rapport à d'autres cours d'eau de la région. Le Gomphe de Graslin, libellule d'intérêt communautaire, justifie notamment l'inscription du Vidourle au réseau Natura 2000..
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique L'inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d'améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d'aide à la prise en compte de l'environnement dans l'aménagement du territoire. Quatre ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d'une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d'espèces, d'association d'espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national. sont recensées dans la commune. : le « bois du Puech Bouquet » (), couvrant dont 1 dans le Gard et 1 dans l'Hérault. ; le « cours du Vidourle de Salinelles à Gallargues » (), couvrant dont 6 dans le Gard et 4 dans l'Hérault. ; la « plaine de Campagne » (), couvrant dont 3 dans le Gard et 3 dans l'Hérault. ; le « vallon du ruisseau des Corbières » (), couvrant du département. ; et une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes. : la « vallée du Vidourle de Sauve aux étangs » (), couvrant dont 16 dans le Gard et 5 dans l'Hérault..
Urbanisme Typologie Au , Sommières est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de SommièresUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant trois communes, dont elle est ville-centreDans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l'agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Sommières, il y a une ville-centre et deux communes de banlieue.... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Sommières, dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (59 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (71,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (49,5 %), zones urbanisées (22,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (15,5 %), zones agricoles hétérogènes (9,3 %), forêts (2,8 %), prairies (0,1 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Secteur sauvegardé Un Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur de Sommières (PSMV) a été approuvé par délibération du Conseil Municipal du 23 Septembre 2014 et par Arrêté Préfectoral du 16 Avril 2015 générant dans le secteur classé l'avis préalable de l'Architecte des Bâtiments de France pour tout travaux à effectuer, ceci afin de coordonner ceux-ci avec le patrimoine historique de la ville.
Cette mesure bien perçue par les personnes concernées par les travaux se heurte toutefois à l'incompréhension souvent laissée par l'émetteur de l'avis préalable entraînant ainsi l'abandon regrettable du projet envisagé. Risques majeurs Le territoire de la commune de Sommières est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Risques naturels La commune fait partie du territoire à risques importants d'inondation (TRI) de Montpellier/Lunel/Maugio/Palavas, regroupant du bassin de vie de l'Montpellier et s'étendant sur les départements de l'Hérault et du Gard, un des qui ont été arrêtés fin 2012 sur le bassin Rhône-Méditerranée., retenu au regard des risques de submersions marines et de débordements du Vistre, du Vidourle, du Lez et de la Mosson. Parmi les derniers événements significatifs qui ont touché le territoire, peuvent être citées les crues de septembre 2002 et de décembre 2003 (Vidourle) et les tempêtes de novembre 1982 et décembre 1997 qui ont touché le littoral. Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios : fréquent (crue de temps de retour de à ), moyen (temps de retour de à ) et extrême (temps de retour de l'ordre de , qui met en défaut tout système de protection)... La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1988, 1992, 1994, 2001, 2002, 2014, 2015 et 2021, partie 1 - chapitre Risque inondation..
vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Sommières. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d'alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 86,3 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur le territoire de la commune en 2019, 1187 sont en aléa moyen ou fort, soit 88 %, à comparer aux 90 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d'affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur le territoire de la commune..
Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses dans la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d'avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu'à , selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d'urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..
Toponymie