François de Bonal, évêque de Clermont-Ferrand, est né le à Saint-Léger canton de Penne en Lot-et-Garonne. Il meurt le à Munich où il s’était réfugié à la suite de la Révolution française.

Biographie Fils de Jean de Bonal et de Françoise Christine de Méallet de Fargues, il appartient, par son père, à l’une des plus anciennes familles : son ancêtre Pierre de Bonal était évêque de Sarlat en puis de Rieux où il mourut en . Sa mère est issue d'une haute famille de Haute-Auvergne. Son frère cadet, Jean-Joseph Méallet de Farguesné le , capitaine des grenadiers du régiment de Vivarais., devient chevalier de Saint-LouisCommandeur d’Olloix, Chaynat, La Sauvetat, procureur général et receveur au grand prieuré d’Auvergne. Cf. Histoire de La Sauvetat, Clermont-Ferrand, 1882. alors que son neveu, Henri de Bonal, page de est chevalier de Malte.

L'évêque Il entre dans les ordres après de longues études. Député à l’Assemblée du clergé en , il est pourvu de l’abbaye de Saint-Ambroise de l’ordre de Saint-Augustin dans le diocèse de Bourges, puis nommé vicaire et grand archidiacre de Châlon-sur Saône. Madame Louise de France l’appelle comme directeur général des Carmélites qu’elle édifiait alors. Bonal est sacré le évêque de Clermont en l'église Saint-Roch à ParisIl arrive dans son diocèse le et décide de consacrer les revenus de son évêché, soit aux pauvres.. Le , un bref de lui accorde le pouvoir de donner aux fidèles qui seraient en danger de mort la bénédiction apostolique avec l'indulgence plénière. Lors de l'Assemblée générale du clergé de Les grandes assemblées ordinaires ont lieu tous les dix ans, les petites tous les cinq ans, il proteste contre les progrès de l'antichristianisme et dénonce les ouvrages L'histoire philosophique et politique des établissements des Européens dans les Deux Indes et Le système de la natureÉcrit par l'ancien jésuite Guillaume Thomas François Raynal. En , il est nommé abbé de Bonport dans le diocèse d'Évreux. De retour dans son diocèse, il intervient auprès du roi pour la défense et le maintien de la Cour des Aides à Clermont. À la suite des privations du peuple, il accorde en une dispense du jeûne pendant quatre jours de la semaine lors du carême. De à , Bonal visite de ce vaste diocèse qu’était alors celui de Clermont. Au cours de l'été , il accueille les filles de , Adélaïde et Victoire venues voir le tombeau de Saint Amable à Riom et « prendre les eaux » à Vichy. Gravement malade en , il aide une dernière fois son diocèse, victime de la grêle en , en lui faisant octroyer un secours de et une remise sur les impositions pour les paroisses concernées.

Le député En , Bonal siège à l'assemblée provinciale d'Auvergne. En , il adresse une protestation à contre l'édit du qui accorde aux « Réformés » l'exercice de leurs droits civils avant de se rendre à l'Assemblée générale extraordinaire du clergé que réunit afin d'obtenir une aide financière. Lors de son « mandement » pour le carême de , Bonal dénonce les « calamités » que provoquerait l’application . Élu député aux états généraux de 1789 pour la sénéchaussée de Riom à égalité avec le curé de Dore-l'Église, François Caprais de Brignon, il opte pour celle de Clermont-Ferrand. Député à la Constituante, Bonal déploie un certain talent et une fermeté en donnant l’exemple cf. Mémoires d’Anne de Noailles marquise de Montagu du refus à prêter serment à la Constitution civile du clergé le tout en tentant de prévenir la rupture entre l’Assemblée et le Saint-Siège. Anxieux des cruelles conséquences de la « Constitution civile », le consulte, de sa prison au Temple, dans une lettre célèbre publiée dans Le Moniteur du .

Émigré en Hollande, chassé par l’armée française en , Bonal refuse au général Pichegru une voiture sous prétexte qu’elle ne peut contenir tous ses compagnons d’infortune. Il est transporté dans un petit port de la mer du Nord, Altona, à l’embouchure de l’Elbe. L’évêque se réfugie ensuite à Fribourg en Suisse, puis à Constance et enfin à Munich où il décède le . Il y est enterré dans le couvent des pères Capucins.

Devise épiscopale .

Œuvres

Notes et références Notes

Références

Sources bibliographiques Abbè P.-F. Guélon, « François de Bonal, notice biographique », in Bulletin Historique et Scientifique de l'Auvergne, 1883, Tome XXV, 41-65. A.-C. Chaix de Lavarène, « Histoire de de Bonal et du diocèse de Clermont pendant son épiscopat », in Bulletin Historique et Scientifique de l'Auvergne, 1885, tome XXVII, 401-530. Pour la partie « L'évêque ». A.-C. Chaix de Lavarène, « Histoire de de Bonal et du diocèse de Clermont pendant son épiscopat », in Bulletin Historique et Scientifique de l'Auvergne, 1887, tome XXIX, 337-453. Pour la partie « Le député ».

Voir aussi Articles connexes Liste des évêques et archevêques de Clermont

Liens externes

Catégorie:Évêque de Clermont Catégorie:Évêque catholique français du XVIIIe siècle Catégorie:Député français du clergé en 1789-1791 Catégorie:Naissance en mai 1734 Catégorie:Décès en septembre 1800 Catégorie:Décès à 66 ans