Le Global Peace Index (GPI) est une tentative pour classer les pays du monde selon leur degré de pacifisme. Ce classement est établi par le magazine The Economist et un jury d'experts faisant partie d'instituts sur la paix ou de think tanks, ainsi que le Centre for Peace and Conflict Studies de l'Université de Sydney en Australie.
Lancé en , c'est le premier classement du monde sur la paix. L'idée était, à l'origine, de l'Australien et est appuyée par des personnalités internationales, dont le dalaï-lama, l'archévêque Desmond Tutu et l'ancien président américain Jimmy Carter.
Selon l'édition 2026, le monde est devenu moins pacifique pour la 12 année consécutive (la 15 détérioration en 18 ans de publication). L'Indice met en lumière un niveau record de conflits actifs depuis la Seconde Guerre mondiale, un coût économique de la violence estimé à 21,81 milliards de dollars US (soit environ 10,5 % du PIB mondial en 2025), et souligne de nouveaux thèmes tels que la guerre de l'intelligence artificielle (AI warfare) et la « grande fragmentation » (Great Fragmentation). Pour la première fois, la Russie occupe la dernière place du classement en tant que pays le moins pacifique, tandis que l'Islande conserve la première place pour la 19 année consécutive.
Parmi les facteurs utilisés pour le classement, on trouve le niveau de violence et de délinquance intérieure, et des facteurs concernant les relations internationales des pays, comme les dépenses militaires et les guerres.
Méthodologie Pour tenter d'évaluer le degré de pacifisme des pays, le GPI étudie l'étendue de l'implication des pays dans les conflits locaux et internationaux. Il cherche également à prendre en compte le degré d'harmonie ou de discorde à l'intérieur d'une nation ; dix indicateurs évalués comme décrivant la sûreté et la sécurité dans la société entrent en ligne de compte. Le postulat est qu'un taux de criminalité bas, un faible nombre d'actes terroristes ou de manifestations violentes, des relations harmonieuses avec les pays voisins, une scène politique stable et une faible proportion de la population interne déplacée ou réfugiée peut être mis en relation avec le pacifisme d'un État.
Le pacifisme des pays est mesuré à partir de 23 indicateurs diversifiés (24 avant 2008)..
# Indicateur Source Année(s) Mesure1 Nombre de conflits internes et externes (UCDP) 2004 à 2009 Nombre totalDans ce cas, un conflit est défini comme une « incompatibilité contestée par un gouvernement ou un territoire où l'usage de la force armée entre les deux parties, dont au moins un des belligérant est le gouvernement d'un État, engendre au moins 25 victimes directes sur une année ».2 Nombre de morts estimés dans des conflits extérieurs UCDP 2010 Nombre total3 Nombre de morts estimés dans des conflits intérieurs UCDP 2010 Nombre total4 Niveau des conflits internes organisés EIU 2010 à 2011 Échelle qualitative, entre 1 et 55 Relations avec les pays voisins EIU 2010 à 2011 Échelle qualitative, entre 1 et 56 Niveau de criminalité dans la société EIU 2010 à 2011 Échelle qualitative, entre 1 et 57 Nombre de réfugiés ou de personnes déplacées en pourcentage de la population UNHCR et IDMC 2009 à 2010 Population de réfugiés en pourcentage de la population d'origine du pays8 Instabilité politique EIU 2010 à 2011 Échelle qualitative, entre 1 et 59 Degré de respects des droits de l'homme Amnesty International 2009 Mesures qualitatives10 Potentialité d'actes terroristes EIU 2010 à 2011 Échelle qualitative, entre 1 et 511 Nombre d'homicides UNCTS 2005 à 2009 Homicides intentionnels, incluant les infanticides, pour habitants12 Degré de crimes violents EIU 2010 à 2011 Échelle qualitative, entre 1 et 513 Manifestations violentes vraisemblables EIU 2010 à 2011 Échelle qualitative, entre 1 et 514 Nombre de personnes emprisonnées ICPS 2010 Personnes incarcérées pour habitants15 Nombre d'officiers de police et de sécurité UNCTS 2008 à 2010 Officiers de sécurité civils pour personnesForces militaires et gardes nationaux exclus.16 Dépenses militaires en pourcentage du PIB IISS 2009 à 2010 Financement des forces armées, comme pourcentage de PIBCela comprend les finances d'un gouvernement central ou fédéral comptabilisant les coûts des forces armées nationales, y compris les forces stratégiques, terrestres, navales, aériennes, de commandement, administratives et de soutien, comme les forces paramilitaires, les douanes et les gardes frontières si elles sont équipées et entraînées comme des forces armées."17 Nombre de personnes des forces armées en service IISS 2010 Nombre de militaires professionnels pour habitants18 Imports d'armes conventionnelles majeures SIPRI 2009 à 2010 Import d'armes conventionnelles majeures pour habitantsCela comprend les transferts, achats ou dons d'aéronefs, de véhicules blindés, de pièces d'artillerie, de systèmes de radar, de missiles, de navires et d'autres engins à vocation militaire.19 Exports d'armes conventionnelles majeures SIPRI 2009 à 2010 Export d'armes conventionnelles majeures pour habitants20 Financement des missions de maintien de la paix de l'ONU Institute for Economics and Peace 2007 à 2010 Nombre total21 Nombre d'armes lourdes IEP 2009 Armes pour habitantsArmes définies dans quatre carégories : véhicules blindés, pièces d'artillerie, avions de combat et navires de combat de premier rang.22 Facilité d'accès à des petites armes et aux armes légères EIU 2010 à 2011 Échelle qualitative, entre 1 et 523 Niveau de sophistication et capacités militaires EIU 2010 à 2011 Échelle qualitative, entre 1 et 5
Synthèse des rapports de 2008 à 2021 Pays2021 (rang)2021 (score)2020 (rang)2020