François Coli est un pilote d'avion français, né le à Marseille et disparu dans l'océan Atlantique le avec Charles Nungesser lors de leur tentative de traversée de l'Atlantique en avion.
Biographie Issu d'une famille de marins corses, François Coli s'inscrit à l'École nationale de la Marine marchande. À l'âge de , il obtient son brevet supérieur de capitaine au long cours, le , et devient capitaine de la marine marchande. Il se marie et a trois filles.
Première Guerre mondiale Lorsque la guerre éclate en , Coli revient expressément d'Argentine pour s'engager et cherche à entrer dans la Marine, en vain. Déçu, il s’engage dans l’infanterie le comme simple fantassin au d'infanterie. En l'espace de six mois, il gravit tous les grades et est nommé capitaine le , mais après deux blessures graves et une citation à l'ordre de la , il est déclaré inapte au combat et se fait muter dans l'aviation le . Quatre mois plus tard, le , il obtient son brevet de pilote. Le , il rejoint l'escadrille , surnommée l’« escadrille des Coqs », dont il prend le commandement en . Le , il reçoit sa deuxième citation à l'ordre de la . Le , en panne de moteur, son avion s'écrase à l'atterrissage ; Coli est blessé au visage. Le , il est nommé chevalier de la Légion d'honneur. Le , il reçoit sa troisième citation à l'ordre de la . Le , le général Pétain remet à l'unité la fourragère aux couleurs de la croix de guerre 1914-1918. Le , de retour de mission, en panne de moteur, son avion s'écrase sur un hangar. Il perd l'œil droit dans le crash, ce qui ne l'empêche pas de continuer à voler. Il termine la guerre avec le grade de capitaine. Chef d'escadrille. Il est décoré de la croix de guerre avec dix citations et fait officier de la Légion d'honneur, mais avec de nombreux traumatismes, dont la perte de l’œil droit.
Raids aériens
thumb|Monument dédié à Nungesser et Coli à Étretat.
Le , il réussit avec le lieutenant Henri Roget comme pilote, la double traversée de la mer Méditerranée – Miramas-Alger-Rosas (Espagne) — à bord de son avion et bat le record de distance en ligne droite.
Le , toujours avec le lieutenant Roget, il tente de relier Villacoublay, près de Paris, à Dakar. Une violente tempête oblige les deux hommes à se poser en catastrophe à Kénitra (Maroc) après , battant un nouveau record de distance sans escale.
En 1920, Coli effectue avec Joseph Sadi-Lecointe le tour du bassin occidental de la Méditerranée.
À partir de 1923, il travaille avec Paul Tarascon à la liaison Paris-New York par l'Atlantique nord. Les deux hommes sont les premiers aviateurs à s'inscrire pour le prix Orteig en 1925, mais au cours des essais, la foudre détruit leur avion Potez 25.. François Coli joint alors ses efforts à ceux de Charles Nungesser pour relier Paris à New York par la voie des airs à bord de l'Oiseau Blanc construit par la firme Levasseur. Les deux hommes disparaîtront lors de leur tentative, le , sans que l'on sache s'ils se sont abîmés dans l'océan ou en Amérique du Nord., victimes des hommes d'Al Capone, en étant les témoins d'un trafic, en pleine période de prohibition..
En 1924, il se rendit acquéreur de la mine de fer de Diélette (Manche) pour 6,1 millions de francs et promit de la remettre en service« en Cotentin 1889-2009 », La Presse de la Manche, hors-série, novembre 2009, . .
Il a disparu le avec Charles Nungesser, lors de la première tentative de traversée aérienne de l'océan Atlantique Nord sans escale entre Paris et New York, après avoir probablement atteint Saint-Pierre-et-Miquelon..
Distinctions par décret ministériel du , rang du (chevalier de la légion d'honneur le , rang du ) 50px Croix de guerre 1914-1918 française
Hommages, postérité Monuments
Un cénotaphe à la mémoire de François Coli a été érigé dans le cimetière du Montparnasse (division 11)..
Voies
En France, plusieurs voies portent le nom de Coli ou de Nungesser et Coli : une rue de Paris rend hommage à Nungesser ainsi qu'à Coli, la rue Nungesser-et-Coli dans le XVI arrondissement, avec depuis 2017 la mention « ont traversé l'Atlantique les 8 et , naufragés devant Saint-Pierre-et-Miquelon ». ; la ville de Reims (Marne) possède une rue nommée Nungesser-et-Coli, avec la mention « Aviateurs » ; une rue d'Arras (Pas-de-Calais), rue Nungesser-et-Coli, derrière la gare, leur rend également hommage ; une rue de Toulouse, près du boulevard Déodat-de-Severac, porte leurs noms ; une rue à Saulxures-les-Nancy, à proximité des rues Blériot, Guynemer, St-Exupéry et du terrain d'aviation, porte son nom ; une rue de Lyon, dans de arrondissement, porte leurs noms ; une allée à Mandelieu (Alpes-Maritimes) porte son nom. à Montbéliard (Doubs), la rue Nungesser et Coli se trouve à proximité des rues Louis Blériot, Antoine de Saint-Exupéry, Hélène Boucher, Étienne Oehmichen et de l'Aérodrome de Montbéliard - Courcelles. Le club de football de Valenciennes a joué dans le stade Nungesser de 1929 à sa destruction en 2012 , a son emplacement , un nouveau centre nautique porte le nom du héros encadré par deux nouvelles rues d'accès : la rue François Coli et la rue de l'Oiseau Blanc
Timbre Timbre français de de 1967, Nungesser et Coli, 8 mai 1927, dessiné par Clément Serveau et gravé par Claude Durrens (Y&T ).
Notes et références
Voir aussi Bibliographie .
Liens externes
Catégorie:Naissance en juin 1881 Catégorie:Naissance à Marseille Catégorie:Décès en mai 1927 Catégorie:Décès à 45 ans Catégorie:Aviateur français Catégorie:Aviateur français de la Première Guerre mondiale Catégorie:Capitaine au long cours Catégorie:Mort dans un accident aérien Catégorie:Personnalité de l'aéronautique Catégorie:Aviateur disparu Catégorie:Personnalité liée à Marseille Catégorie:Officier de la Légion d'honneur promu en 1918 Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Borgne Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Montparnasse (division 11)