Belokourikha (en ) est une ville d'importance régionale du kraï de l'Altaï, en Russie, qui forme un okroug urbain. Située en Sibérie méridionale au pied des monts Altaï, c'est une station thermale d'importance fédérale et une station sports d'hiver. Sa population s'élevait à en 2023.
Géographie Situation Belokourikha est situé dans le kraï de l'Altaï, un sujet du sud-ouest de la Sibérie. La ville fait ainsi partie du district fédéral sibérien, se situant à au sud-est de Barnaoul, la capitale du sujet, à au sud-est de Novossibirsk, la capitale du district, ainsi qu'à à l'est de Moscou. Elle est arrosée par la rivière Belokourikha.
La ville, comme tout le kraï, est située dans le fuseau horaire MSK+3 (heure de Krasnoïarsk). Le décalage horaire appliqué par rapport au temps universel coordonné est +07:00. La ville proprement dite, incorporée dans l'oblast sous le nom d'okroug urbain de Belokourikha, dans ses limites actuelles, couvre une superficie de , soit 5,5 % de la superficie du kraï de l'Altaï. Le raïon est frontalier des raïons de Smolenskoïe et d'Altaïskoïe.
Localités limitrophes
Les localités limitrophes sont les suivantes :
Topographie et hydrographie La ville se situe au pied des contreforts des , une crête des piémonts de l'Altaï, un vaste système montagneux d'Asie centrale, et à la limite sud de la vaste plaine de l'Ob, une grande steppe. Plus précisément, la plaine au niveau de Belokourikha est celle du Pré-Altaï, une division de celle de l'Ob. L'altitude de la ville se situe à environ d'altitude, voire . Les montagnes dominant la ville atteignent 400 à 500 mètres par rapport à la plaine. Les sommets sont le Tserkovka et ses d'altitude, le Krouglaïya à , le Chisha à et le Sinioukha à . La vallée de la Belokourikha, dans laquelle se trouve la ville, se rétrécit de plus en plus, devenant au sud de la ville une vallée étroite.
De nombreuses rivières et ruisseaux traversent le territoire citadin, la région étant riche en eau. La rivière Belokourikha coule dans la ville avec ses affluents Bolchoï, Svetly, Krestiki, Chichi, Tatarski, Medvejy entre autres. On trouve aussi les rivières Danilovaka, Berezovka, Malaïa Sychevka, Bolchaïa Sychevka et Kouznetsovka. Toutes les rivières appartiennent au bassin de la rivière Pestchanaïa, qui coule à 13 km de la ville.
Climat vignette|246x246px|Vue estivale de la ville. Le climat de la ville est continental, et il est particulier pour la région grâce à sa situation au pied des montagnes dans une vallée la protégeant des vents dominants, adoucissant fortement l'hiver et la chaleur estivale. Il est ainsi différent de la steppe du kraï de l'Altaï. L'hiver s'installe début novembre et dure jusqu'à la mi-avril. La température moyenne en janvier est de , tandis que la température minimale atteint . Le minimum absolu pour janvier est de . En hiver, il y a peu de précipitations, et le temps est généralement clair. Le printemps commence avec la fonte des neiges et avec le passage des températures moyennes quotidiennes à .
L'été est chaud, commence dans la seconde quinzaine de mai et dure 4 mois et demi. Il est relativement chaud, avec des températures mensuelles moyennes en juillet de . Le maximum moyen en juillet est de , et le maximum absolu est de . C'est la saison la plus pluvieuse, avec en moyenne. L'automne est lui sec et chaud au début (été indien), avant que les températures tombent rapidement.
Belokourikha est l'un des endroits les plus ensoleillés de Russie, avec par an. Il y a plus de jours ensoleillés que dans les stations touristiques d'Ukraine ou du Caucase. Les précipitations sont en moyenne de 564 mm par an. La hauteur de la couverture neigeuse atteint son maximum en fin février et en début mars, et elle est de 60 à 80 cm. La direction du vent prédominante est le sud-ouest.
Environnement vignette|Tamia de Sibérie à Belokourikha.La ville se situe à la transition entre les forêts mixtes, la taïga et la steppe. Dans la partie steppique de la ville poussent des bouleaux et des pins, et à mesure que le relief s'élève, les plantations de pins prédominent, mais aussi des sapins et des mélèzes. Dans les vallées des rivières poussent des sorbiers, dont des sorbier des oiseleurs, des cerisiers des oiseaux, des groseilles et d'autres arbustes. La faune est également diversifiée, avec les forêts qui abritent le cerf porte-musc, le lynx, l'ours, le tamias de Sibérie et d'autres animaux. Rien que dans l'avifaune, il y a plus de 200 espèces.
La superficie occupée par les forêts est de en 2021. Les arbres de Bélokourikha sont dominés à hauteur de 80 % par les conifères, parmi lesquels les pins prédominent. Dans les espèces de feuillus, le tremble prédomine. Pour restaurer les zones forestières, la ville entreprend la pousse de conifères sur le versant sud de la vallée de la rivière Belokourikha. Néanmoins, les zones forestières sont coupées par les pistes de ski, et l'urbanisation avec de nouvelles infrastructures touristiques grignote l'espace naturel.
Par ailleurs au pied du mont Tserkovka, avec des pommiers, des poiriers, des framboises et des groseilles ainsi que des dizaines de cépages qui y sont cultivés.
Urbanisme
Risques naturels Plusieurs risques existent, en particulier celui d'affaissement et le risque sismique. Des tremblements de terre jusqu'à 9 points sur l'échelle Medvedev-Sponheuer-Karnik peuvent avoir lieu.
Occupation des sols En 2021, la superficie totale de la ville s'élevait à . +Occupation des sols de BelokourikhaAnnée2021 (ha)%Immeubles d'habitations à plusieurs étages25Lotissements individuels587Zones commerciales38Zones industrielles, municipales et entrepôts76Zones publiques356Zones agricoles22Espaces forestiers2410Infrastructures de santé101Espaces aquatiques5 Zone à vocation spéciale21Sans usage19Autres5717Total9 377 100
Voies de communication et transports La ville est reliée à Biïsk par la route d'importance régionale Biïsk — Belokourikha, d'une longueur de 75 km. La ville dispose d'une gare routière, et la gare la plus proche est la gare de Biïsk.
Histoire vignette|Forêts à Belokourikha. Histoire ancienne Des fouilles préventives ont montré qu'aux vivaient des tribus scythes à proximité des sources chaudes. Des pointes de flèches, des mors et des étriers ont été découverts, appartenant à des guerriers scythes.
Empire russe Les sources thermales sont connues selon les documents d'archives depuis l'installation des premiers colons dans la région au . En 1803, ces derniers fondèrent le village, alors appelé Belokourovo (aujourd'hui Starobelourikha). C'est au cours du qu'il fut remarqué les propriétés curatives des sources thermales.
En 1855-1857, au sud de Starobelourikha fut fondé le village de Novo-Belokourikha. La population s'installa ici pour profiter des sources chaudes.
En 1866, Stepan Ivanovitch Gouliaïev, ingénieur du Département des Mines de l'Altaï et conseiller d'État, fut informé des propriétés curatives des sources par deux locaux. Il arriva en août de la même année, et après les avoir examinées à Tomsk, il a ordonné leur préservation. Le , la gazette du gouvernement de Tomsk publia les premières informations sur les sources. Il revint en 1867, accompagné d'un prêtre et d'un conseiller, et posa la première pierre de la première piscine de la station thermale. Peu de temps après, une piscine fut ouverte, déclarée d'utilité publique. Mais au printemps 1868, une crue emporta les ponts, les moulins, les barrages et tous les bâtiments de villégiature de la nouvelle station. Gouliaïev alloua de l'argent pour la construction de seize bains et de digues pour protéger les infrastructures des inondations. L'État tsariste ne se préoccupait pas de la station, c'était la région et les locaux, car les nobles et bourgeois russes allaient dans le Caucase et à l'étranger, et ne se préoccupaient peu de la santé des ouvriers et des paysans.
À la fin du , 300 à 500 personnes étaient soignées chaque année, et la station a acquis une certaine réputation, mais à l'été 1898, un incendie détruisit tous les bâtiments. En 1903, la station désolée fut transférée au Département des Mines de l'ouïezd de l'Altaï, et la reconstruction commença qu'en 1908. En 1916, le département de Biïsk de la Société d'aide aux malades et aux blessés loua la station, station thermale qui disposait déjà de plusieurs bâtiments.
Période soviétique Le développement de la station a commencé pendant les années soviétiques. En 1920, elle fut nationalisée, et en 1926, le médecin-chef de la station N.K. Nemchanov élabora un plan directeur pour le développement de la station-thermale. En 1928, la première clinique thermale a été construite. Trois sanatoriums ont été construits entre 1931 et 1934, suivis par d'autres dans les années suivantes. Parallèlement, des scientifiques de Tomsk et de Novossibirsk sont recrutés pour travailler dans la station.
Novo-Belokourikha accéda au statut de commune urbaine en 1958, étant alors renommé Belokourikha , et reçu le statut de station balnéaire d'importance pour toute l'Union en 1970. Elle acquit le statut de ville en janvier 1982, devenant la douzième ville du kraï.
Depuis 1991 vignette|Centre-ville. Après la fin de l'URSS, le tourisme a dynamisé la ville, avec des constructions modernes. Elle a de plus acquis une certaine notoriété en accueillant plusieurs conférences internationales, comme le XXVe symposium international de l'UNESCO, du Comité international pour la muséologie et du Conseil international des musées en 2003 (organisée aussi à Barnaoul et à Krasnoïarsk). Elle a aussi accueilli un forum sur la région de l'Altaï-Saïan de la WWF en , ainsi que des réunions annuelles regroupant des économistes et politologues de haut rang.
En 2021, un nouveau complexe d'hébergement touristique a été ouvert dans le quartier de Belokourikha Gornaïa.
Politique et administration
Chefs Le maire actuel est depuis 2016, Konstantine Bazarov, de Russie unie, élu par le conseil municipal de la ville.
Résultats électoraux La ville se trouve dans la circonscription législative fédérale de Barnaoul (n°39). Scrutin tour tour%%%%%%%%Présidentielle 2012.ER55,88KPRF21,74LDPR8,36SE7,77Victoire au premier tourLégislatives 2016ER37,01LDPR19,61KPRF15,51SRZP13,55Tour uniquePrésidentielle 2018ER64,83KPRF24,09LDPR5,98GRANI1,23Victoire au premier tourLégislatives 2021KPRF29,63ER29,45SRZP9,85LDPR8,81Tour unique
Population et société
Démographie La population au est de , soit 0,6 % de la population du kraï de l'Altaï.
Recensements (*) et estimations de la population:
Éducation Sur le territoire de la commune se trouvent , et .
Santé La ville possède un hôpital avec 128 lits et une clinique. L'espérance de vie moyenne est de 69 ans, avec celles des hommes de 66 ans et celles des femmes de 72 ans.
Sports vignette|Remontée mécanique à Belokourikha.La ville comptait en 2007 deux stades. La principale station de ski est Blagodat, qui se situe au pied du mont Tserkovka, avec cinq pistes, d'une longueur allant de 950 à 2600 mètres. Depuis 2019, une nouvelle station a été ouverte sur le mont Michina.
Économie
Revenus de la population Le revenu monétaire moyen par habitant pour 2021 s'élevait à . Le salaire mensuel moyen en 2022 était de . Les salaires les plus élevés sont dans l'administration publique () et la santé (), tandis que les plus bas sont dans la sphère culturelle ().
Emplois Le nombre de personnes dans la population active en 202 dans la ville était de . Sur le nombre total de salariés, sont des salariés de grandes et moyennes entreprises et sont des salariés de petites entreprises et des auto-entrepreneurs.
Le nombre de chômeurs officiellement enregistrés en 2022 était de , et le taux de chômage officiel en 2022 était de de la population active.
Entreprises En 2022, 187 petites et moyennes entreprises et 1 095 entrepreneurs individuels opéraient dans la ville.
Tourisme et activité thermale