Aloÿs Claussmann, né Aloïse Claussmann à Uffholtz, dans le Haut-Rhin, le , et mort à Clermont-Ferrand le , est un organiste, pianiste et compositeur français.

Biographie Aloÿs Claussmann est né le à Uffholtz d'Aloise Claussmann imprimeur sur toiles et de Marie Agathe Bruxer.

Il reçoit de son oncle instituteur et organiste à Uffholtz ses premières leçons de musique. Elève du petit Séminaire de Lachapelle-sous-Rougemont, il entre ensuite à l’école Niedermeyer à Paris où il a pour professeurs Eugène Gigout et Clément Loret. Il y obtient ses premiers prix de piano et d'orgue, avant de remporter le Grand Prix de composition du Ministère des Beaux-Arts en 1872.

En 1873, il s'installe à Clermont-Ferrand, où il est nommé maître de chapelle de la cathédrale. Le nouvel orgue Merklin est inauguré en 1877 par Edmond Lemaigre, le premier titulaire. Claussmann lui succède en 1888 jusqu'à sa mort en 1926.

Interprète virtuose, il choisit d'effectuer toute sa carrière dans le Puy-de-Dôme.

Il fonde la Société philharmonique de Clermont-Ferrand, puis en 1909 le conservatoire de Clermont-Ferrand, le dirigeant jusqu'à sa mort le .

Œuvre S'il remplit son office d'organiste de la cathédrale, et s'il assume la fonction de directeur du conservatoire, il joue également les grands concertos pour piano, avec l'orchestre de la ville, qu'il lui arrive également de diriger.

Il consacre de nombreuses pages musicales au piano et à l'orgue ou à l'harmonium, mais compose aussi de la musique de chambre et de la musique vocale. L'origine alsacienne de Claussmann fait que sa musique constitue une synthèse des écoles française et allemande (influences de César Franck et Robert Schumann notamment).

Son œuvre contribue, avec celles d'autres compositeurs, tels le strasbourgeois Marie-Joseph Erb, Emile Bourdon à Monaco, le lyonnais Édouard Commette, le chanoine Fauchard à Laval, pour ne citer qu'eux, à forger en quelque sorte le chaînon manquant entre une musique d'orgue parisienne reconnue et célébrée et l'apport plus discret, mais indéniable, des petits maîtres de province à l'élaboration d'un langage qui a fait le renom de l'école d'orgue française.

Hommages alt=Image d'un programme de concert dédié à la mémoire d'Aloÿs Claussmann|vignette|Concert dédié à la mémoire d'Aloÿs Claussmann (1926 ?) Plusieurs voies publiques portent son nom en France :

une rue Claussmann à Clermont-Ferrand : le , une décision municipale donne à l'ancien glacis de la Poterne le nom de rue Claussmann, ce qui permet ainsi d'éviter la confusion avec la place de la Poterne toute proche. une place Aloyse-Claussmann à Uffholtz.

À Clermont-Ferrand, un monument commémoratif sculpté par l'artiste Maurice Vaury est inauguré le entre le square Blaise-Pascal et la place de la Poterne, puis déplacé en face du 79 rue Blatin.

Ses œuvres Ont été recensées et identifiées 544 pièces au total : 350 pièces pour orgue et harmonium, 113 pièces pour piano, 62 chants ou mélodies, 22 pièces de violon ou violoncelle.

Une grande partie de ses œuvres a été éditée, mais on ne connaît que peu de manuscrits.

Discographie Œuvres pour piano : Nocturne op.55, Capricietto op.71 n°9, Chant du renouveau op.48, Capriccio op. 78 n° 3, 8e Nocturne op. 80 n°1, 3e Barcarolle, Chant du Soir et Tarentelle op. 60 n°3 & 4, Sonate op. 45, par Claudine Simon, piano. (Ligia, 2015) Œuvres pour piano : Sonate Op 45, 6 pièces Op 60, Caprice Op 47, par Stéphane Poyet, piano (2014) Toccata op. 64, par , à l'orgue de l'église Saint-Antoine de Bilbao (Aarus, 2006). Claussmann, pièces pour orgue, par François Clément sur les orgues de la ville de Clermont-Ferrand (Art & Musique, 2002). Cortège triomphal, par Willibald Guggenmos, à l'orgue de de Wangen im Allgäu (Psallitte, 2000). Toccata, 2 Scherzos, Minuetto, Méditation, Fantaisie héroïque, Cavatine de Raff, Antienne, et Messe pour orgue, par Hervé Désarbre à l'orgue historique John Abbey de Renaison (Mandala, 1997). Pièce pour orgue, par André Isoir à Hochfelden (ARDAM, 1987).

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes . L'objectif est de mettre en ligne l'intégralité des pièces d'orgue et d'harmonium. François Clément joue sur les orgues de église Saint-Jean d'Ambert, l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Clermont-Ferrand, de l'église Saint-Étienne et Saint-Laurent de Saint-Étienne, de l'église Saint-Genès de Thiers, l'harmonium de l'église Saint-Sulpice de Châteldon, de la chapelle l'école privée Massillon à Clermont-Ferrand... (vidéos sur Youtube et partitions téléchargeables en format PDF) Claussmann et la vie musicale clermontoise Aloÿs Claussmann, divers renseignements Petit Patrimoine Photos du monument commémoratif. France Orgue Discographie par Alain Cartayrade. YouTube Cees Kelderman joue la Toccata en la mineur op. 64 pour orgue de Claussmann.

Catégorie:Organiste classique français Catégorie:Naissance en juillet 1850 Catégorie:Naissance dans le Haut-Rhin Catégorie:Décès en novembre 1926 Catégorie:Décès à Clermont-Ferrand Catégorie:Décès à 76 ans Catégorie:Organiste alsacien Catégorie:Organiste de la cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption de Clermont