France TélécomToujours écrit France Telecom, sans accent et/ou sans majuscules, dans le logo et les textes en anglais et hors de la France et DOM/TOM. est une ancienne société française de télécommunications. En 2013, elle était la mondiale., employait près de dont en France, et servait près de 226 millions de clients dans le monde. Elle prend le nom de sa filiale Orange le .France Télécom change de nom et devient Orange.
Historique
Les télécoms, service industriel de l'État Sous la Révolution française, en 1792, le premier réseau de communication voit le jour pour permettre d'acheminer rapidement les informations dans un pays en guerre et peu sûr. Il s'agit du réseau de télégraphie optique de Chappe.
Après l'invention du télégraphe électrique puis du téléphone, le Gouvernement de la République française en 1878 comprend pour la première fois un ministère des Postes et Télégraphes. Celui-ci annexe bientôt les services du téléphone, qui sont nationalisés en 1889. Pourtant ce n'est qu'en 1923 que le second « T » apparaît, le ministère des P & T devenant celui des PTT.
En 1941, une direction générale des Télécommunications est créée au sein de ce ministère et, en 1944, le Centre national d'études des télécommunications (CNET) a pour mission de développer l'industrie des télécommunications en France.
Entre 1950 et 1965, la demande d'abonnements téléphoniques est très supérieure aux possibilités de raccordement des P&T, le temps d'attente peut atteindre plusieurs années dans les grandes villes, des numéros de téléphones se revendent très cher.
Dans les années 1970, la France met les bouchées doubles pour rattraper son retard sur plusieurs autres nations avec le programme « Delta LP » (accroissement des lignes principales). C'est à cette époque que fut construite la plus grande partie de la boucle locale. De plus, la commutation électronique pour le réseau téléphonique est mise au point par les ingénieurs et chercheurs du CNET, puis est déployé sur l'ensemble du réseau téléphonique françaisJean Pierre Poitevin, directeur de France Télécom.Désormais le réseau téléphonique français est tout électronique : reportage sur les avantages d'un tel équipement, ina.fr, 1 janvier 1995. Puis viennent, le Minitel en 1980, le réseau Radiocom 2000 en 1986, la norme GSM.
À cette époque, le service public du téléphone est arrivé à développer un réseau extrêmement dense, parmi les plus performants du monde s'appuyant sur des équipements produits en particulier par des industriels français (Alcatel, Thomson CSF). Ce service est assuré par les employés des PTT (qui feront partie de France Télécom à sa création), chercheurs, techniciens, commerciaux et autres qui ont tous le statut de fonctionnaire.
Création de la société France Télécom Pour répondre à une directive européenne et réorganiser le secteur des télécommunications français suivant le modèle existant aux États-Unis d'un marché concurrentiel des télécommunications (téléphonie fixe principalement) sur lequel opèrent des entreprises commerciales internationales cotées en bourse, la Direction générale des télécommunications, qui est alors une administration, prend le nom de France Télécom le .
La loi du transforme l'administration France Télécom en un établissement de droit public, dont Marcel Roulet est le premier président ; il est doté d'une personnalité morale distincte de l'État et acquiert une indépendance financière. Auparavant, le budget de dépense des Télécommunications était inscrit au sein du budget annexe des PTT voté chaque année par l'Assemblée nationale, tandis que les recettes étaient considérées comme des taxes et encaissées par le Trésor public, laissant chaque année un très important excédent à l'État Avec la nouvelle organisation, France Télécom conserve ses recettes, les utilise pour ses dépenses et reverse l'excédent à son actionnaire unique qui est l'État.
Le , France Télécom commence à Strasbourg une expérience-pilote de téléphonie sans fil grand public en ville. Le Bi-Bop est commercialisé « en grand » à partir d’ à Paris, Lille et dans quelques lieux de villégiature.
Le , France Télécom lance Itineris, le premier opérateur de téléphonie mobile à la norme de GSM.
En 1993-1994, l'accord Atlas conclut un rapprochement France Télécom-Deutsche Telekom.
En , France Télécom et Deutsche Telekom prennent une participation dans Sprint, américain.
France Télécom devient également un fournisseur d'accès à Internet en 1995 avec la création de Wanadoo, deux ans après les premiers fournisseurs, et après avoir tenté d'empêcher l'arrivée d'Internet en France.
En , Michel Bon est nommé à la tête du groupe France Télécom.
Pour préparer l'ouverture à la concurrence au , une loi est votée en transformant l'exploitant public en société anonyme dont l'État français est le seul actionnaire.
Entrée en Bourse et bulle Internet (1997-2000) En 1997, le capital de la nouvelle société anonyme a été ouvert avec succès. L'action est vendue . Une seconde ouverture eut lieu en 1998, malgré la crise des marchés émergents, puis la bulle Internet rend les bourses euphoriques en 1999.
Partie en retard dans le train de l'internationalisation lancé par des concurrents internationaux tels Vodafone, France Télécom se met à chercher des cibles au plus fort de la valorisation des années de la bulle Internet. Cela d'autant plus que son alliance avec Deutsche Telekom, caractérisée par une participation au capital croisée de 2 %, a éclaté lorsque cette dernière a annoncé un projet de rapprochement avec Telecom Italia (finalement abandonné) sans avertir les Français.
En , l'action France Télécom atteint puis son plus haut historique à avant de redescendre, brutalement.
Le groupe France Télécom rachète la grande majorité d'Orange en 2000 et l'intégralité en 2003 ; il fusionne ensuite ses activités mobiles (Itinéris, OLA et Mobicarte) en une filiale nommée Orange. France Télécom procède également à de nombreuses autres acquisitions de sociétés (revendues pour certaines) dans le monde devenant le quatrième opérateur mondial par sa taille (GlobalOne, Equant, Internet Telecom, Freeserve, EresMas, participation dans Wind, NTL, Mobilcom).
La période post-bulle Internet (2000-2004) À la suite d'un changement de qualification d'une partie de la dette de « long terme » à « court terme » en vue d'obtenir un meilleur taux d'intérêt, les actionnaires s'aperçoivent que, de 2002 à 2005, France Télécom doit rembourser chaque année entre cinq et quinze milliards d'euros de dette.
En , France Télécom vend la totalité de sa participation (9,9 %) de l'américain SprintTélécoms : France Télécom sort du capital de Sprint.
Le cours de l'action s'effondre à le , alors qu'il était à le . L'entreprise qui avait une capitalisation boursière de 580 milliards d'euros voit cette dernière chuter à 18 milliards d'euros.
Le , le président-directeur général est Thierry Breton. Il a été appelé pour redresser l'entreprise qui était à ce moment-là, la deuxième entreprise la plus endettée du monde (69,7 milliards d'euros, en termes de dette à court terme). Il a obtenu quinze milliards de réaménagement de la dette à prendre en charge par les banques et les investisseurs, quinze milliards d'augmentation de capital réclamés à l'État alors actionnaire majoritaire, et quinze milliards de trésorerie à dégager grâce à des économies en interne. Nommé ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, il démissionne de France Télécom le pour rejoindre le gouvernement« Thierry Breton succède à Hervé Gaymard aux finances », Le Monde, 25 février 2005..
Les fusions opérées en par France Télécom avec sa filiale de téléphonie mobile Orange, achetée au prix fort lors de la bulle Internet de 2000, et avec sa filiale spécialisée dans l’accès à Internet Wanadoo, rebaptisée Orange, ont amené Colette Neuville, la présidente de l'Association de défense des actionnaires minoritaires (ADAM), à écrire à l'Autorité des marchés financiers (AMF) pour souligner qu’une action Wanadoo valait au moment de son introduction en bourse au printemps 2000, et que France Télécom en a proposé , seulement quatre ans plus tardColette Neuville part en croisade contre France Télécom (article sur Novethic.fr du 23 mars 2004).
Privatisation et changement de nom vignette|Une cabine téléphonique France Télécom. redresse=0.5|vignette|Téléphone dans une cabine téléphonique. En , l'État français cède une partie de ses actions pour passer en dessous de la barre des 50 %. France Télécom devient alors une entreprise privée. Cent quinze ans après sa nationalisation, le téléphone redevient privé en France.
Le , France Télécom annonce le rachat de 80 % de l'opérateur de téléphonie mobile Amena, détenteur de 24 % de parts de marché en Espagne, pour la somme de 6,4 milliards d'euros dont trois par augmentation de capital.
France Télécom a aussi annoncé le déploiement du plan NExT dont l'objectif est de fournir à ses clients, de façon intégrée, l'ensemble des services de télécommunications dont ils ont besoin.
Selon la société Dataxis, France Télécom serait en 2005 le deuxième opérateur ADSL mondial derrière China Telecom et devant l'américain SBC Communications. Il serait le premier opérateur ADSL européen.
À partir du , France Télécom tend à commercialiser l'ensemble de ses produits dans le monde sous la seule marque commerciale Orange, ainsi Wanadoo et Ma Ligne TV sont renommés Orange. À cette occasion le logo (esperluette) de la marque France Télécom est devenu plus arrondi, la charte graphique (couleur et police) a été modifiée.
En , l'État français cède à nouveau 5 % de sa participation dans France Télécom. La participation publique (État français et ERAP) est portée à 27 %. À cette même date, France Télécom revend Orange Pays-Bas et acquiert le fournisseur d'accès espagnol Ya, ainsi que l'opérateur mobile autrichien .
En , les médias prêtent à France Télécom l'intention de racheter la société scandinave TeliaSoneraFrance Télécom étudie l'acquisition du scandinave Teliasonera (Dépêche AFP). Le nouvel ensemble deviendrait le premier opérateur européen. Cette opération sera abandonnée.
Le , Orange et T-Mobile annoncent un rapprochement au Royaume-Uni en fusionnant leurs activités dans le groupe Everything Everywhere, pesant alors 37 % et devenant le premier opérateur mobile , BBC, 8 septembre 2009.
Le , France Télécom rentre au capital (40 %) de Meditelecom (marque Méditel), deuxième opérateur de téléphonie mobile du Maroc (dix millions de clients au moment de l'opération). L'accord prévoit la montée de France Télécom à 49 % du capital d'ici 2015.
En , France Télécom acquiert l'opérateur CCT en République démocratique du Congo
En 2012, France Télécom s'est séparé d'Orange Suisse et de TP opérateur polonais de TNT.
Le , France Télécom - Orange ferme le service Minitel..
En , la ligne fixe France Télécom change de nom et devient la ligne fixe Orange. Tous les services d'Orange France portent désormais le même nom. Les sites Internet de France Télécom renvoient tous vers les sites Orange.. Toutefois, le nom juridique de l'entreprise, sa raison sociale, son adresse, son RCS restent France Télécom SA pour les offres fixe et Internet. Le changement complet de nom au profit d'Orange est finalement voté lors de l'assemblée générale du France Télécom devient Orange, « une rupture avec l'histoire », 28 mai 2013, Libération (journal). avec effet à compter du avis de convocation à l'assemblée générale 2013, septième résolution, ..
De France Télécom à Orange En , France Télécom rachète Orange plc à Vodafone et adopte un nouveau logo dans lequel l'orange est la couleur dominante.
Le , Itinéris, Ola et Mobicarte, les activités de téléphonie mobile de France Télécom, sont regroupées sous la marque Orange.
Le , Wanadoo et Ma Ligne TV deviennent Orange. Equant devient Orange Business Services. Le logo de France Télécom est modifié.