Bruno Genesio, né le à LyonArchives muncipales de Lyon, arrondissement, tables décennales des naissances 1963-1972, cote 2E2881, vue 272/301, est un footballeur français ayant évolué au poste de milieu de terrain du milieu des années 1980 à celui des années 1990, reconverti comme entraîneur. Il est l'actuel entraîneur de l’Olympique de Marseille.

Biographie

Carrière de joueur Bruno Genesio commence sa carrière professionnelle en 1985 avec l'Olympique lyonnais. Il évolue au poste de milieu de terrain et côtoie notamment Rémi Garde, évoluant au même poste que lui.

Durant la saison 1993-1994, il est prêté à l'OGC Nice qui évolue alors en D2 française, et qui remporte cette saison le titre.

En 1995, il rejoint le FC Martigues pour sa dernière année comme joueur.

Carrière d'entraîneur FC Villefranche (1999-2001) Sa carrière en tant qu'entraîneur débute difficilement. Après avoir repris les rênes du FC Villefranche en fin de saison 1998-1999, il ne peut le maintenir en CFA la saison suivante. Lors de la saison 2000-2001, il ne remporte que sur 30. Il est limogé à quatre journées de la fin du championnat qui voit le club être relégué en DH. En , il est diplômé du DEF (Diplôme d'entraîneur de football)..

RC Besançon (2005-2006) Il retrouve un nouveau défi au RC Besançon en CFA lors de la saison 2004-2005. Le club obtient des résultats très moyens et il est limogé après huit mois.

Olympique lyonnais équipe réserve (2009-2011) Il intègre le staff de l'Olympique lyonnais en 2005. Il devient entraîneur adjoint de Rémi Garde en 2011 à la demande de celui-ci nouvellement nommé. À ce titre, il participe à la victoire en finale de Coupe de France 1-0 face à Quevilly en 2012.

Il conserve ce poste d'adjoint sous l'ère Hubert Fournier.

Olympique lyonnais (2015-2019) Le , il devient entraineur principal à la suite du limogeage d'Hubert Fournier à cause d'une élimination précoce en Coupe d'Europe et d'un mauvais classement en Ligue 1.

Son premier match officiel se termine par une victoire 7-0 face à Limoges en Coupe de France et son premier match en Ligue 1 en tant qu’entraîneur principal, qui est aussi le premier match du club dans son nouveau stade le Parc Olympique lyonnais, se solde par une victoire 4-1 face à l'ESTAC Troyes.

Il parvient à redresser la situation en Championnat de France pour finalement terminer deuxième de Ligue 1, avec, en point d'orgue, une victoire 6-1 face à AS Monaco lors de la de Ligue 1, match décisif pour la seconde place qualificative pour la Ligue des champions. Mais il échoue en quart de finale de Coupe de la Ligue (2-1) ainsi qu'en huitième de finale de Coupe de France (3-0), dans les deux cas contre le Paris Saint-Germain futur vainqueur.

Sa deuxième saison est plus contrastée. Elle commence par une élimination en phase de groupes de la Ligue des champions, en terminant troisième dans la poule de la Juventus FC, futur finaliste contre le Real Madrid. Reversé en Ligue Europa, le club échoue en demi-finale contre l'Ajax Amsterdam (5-4 sur les deux matchs). Le début du parcours en Ligue 1 est décevant, oscillant entre la et la place. Ce n'est qu'à partir de la que le club se stabilise à la quatrième place, lui permettant d'accrocher une qualification directe en Ligue Europa. Durant cette saison, son bilan pour 56 matchs joués est de 28 victoires (50 %), 8 nuls (14,3 %) et 20 défaites (35,7 %).

Durant l'exercice 2017-2018, après un passage à vide entre la et la journée, le club s'installe dans la zone qualificative pour les coupes d'Europe dès la journée. Une série de matchs sans victoire, une élimination en quart de finale de Coupe de France face au SM Caen, puis une élimination contre le CSKA Moscou (par la règle des buts marqués à l'extérieur) en Ligue Europa, plongent le club dans une crise. Mais une série de huit victoires consécutives amène le club à la deuxième place, assurant une qualification directe pour la C1. Le faux-pas contre Strasbourg au stade de la Meinau lors de la est sans conséquence puisque la victoire en Ligue Europa de l'Atlético de Madrid déjà qualifié via son championnat national, rend la troisième place directement qualificative pour la phase de groupes. Parmi les victoires de prestige cette saison-là, on peut noter celle à domicile 2-1 face au Paris Saint-Germain, celle à l'extérieur 5-0 face à l'OGC Nice et surtout celle contre le rival stéphanois 5-0 au stade Geoffroy-Guichard. Pour son dernier match de la saison, l'OL s'impose face à l'OGC Nice (3-2) dans un Groupama Stadium partagé entre la joie du retour de la C1 et son rejet de l'entraîneur.

Comme la saison précédente, le club commence l'exercice 2018-2019 un peu au ralenti. Ce n'est qu'à partir de la qu'il s'installe définitivement dans les places qualificatives pour L'Europe avant de finir troisième en fin de saison, sans avoir lâché cette place depuis la . Comme la saison précédente, il s'agit d'une place directement qualificative pour la phase de groupes de la C1 puisque le Chelsea FC qui a remporté la Ligue Europa est aussi qualifié via son championnat national. Le , après le match perdu 2-1 face au FC Nantes, il annonce à ses joueurs qu’il quittera l’OL en fin de saison 2018-2019. C'est donc après une victoire 4-0 face à Caen (4-0) et quatre saisons où il aura toujours obtenu une qualification en coupe d'Europe - dont trois en Ligue des champions - qu'il quitte le club.

Lors de son passage à Lyon, il gagne notamment le surnom de « Pep Genesio », d'abord utilisé ironiquement par les commentateurs sportifs et les supporteurs, moquant l'écart entre l'admiration qu'a Genesio pour Pep Guardiola et ses soi-disant stratégies limitées.., il finit par lui être régulièrement accolé., les médias étrangers l'utilisant parfois même au premier degré... Cette comparaison avec le manager catalan abouti toutefois sur une confrontation flatteuse pour le lyonnais : lors de la saison 2018-2019 de Ligue des champions Lyon remporte en effet sa double confrontation contre le Manchester City de Guardiola, avec une victoire à Manchester et un match nul à Lyon.

Beijing Guoan (2019-2021) À la suite de son départ de Lyon, il est sollicité par la DTN du Maroc, du Dijon FCO, du Al-Hilal SFC et Newcastle United. Tout proche de rejoindre le club anglais, il ne peut signer le contrat escompté en raison d'une annulation de la vente du club, le propriétaire Mike Ashley ayant changé d'avis. Il s'engage le avec le club chinois du Beijing Guoan pour une durée de six mois, soit jusqu'au terme de la saison, en remplacement du technicien allemand Roger Schmidt. Troisième lors de sa prise de fonction à seulement quatre points du leader Guangzhou Evergrande, sa mission est d'accrocher un des deux sièges de la Chinese Super League qualificatifs pour la Ligue des champions d'Asie. Il a dix rencontres pour ce faire et confie lors de sa conférence de présentation et . Il côtoie à cet effet l'ancien sochalien Cédric Bakambu ou le Brésilien Renato Augusto. Malgré une fin d'exercice intéressante, le club atteignant le record de points de son histoire (70), les Gardes impériaux échouent à deux unités du titre, décroché par le Guangzhou Evergrande de Fabio Cannavaro. Le Beijing Guoan est néanmoins qualifié pour la campagne suivante de la Ligue des champions asiatique.

La direction du club lui renouvelle sa confiance en lui offrant une prolongation d'une année, jusqu'à fin 2020. Le championnat qui doit débuter le , est repoussé à de multiples reprises en raison de la crise du covid-19. Cette période le confronte à une situation insolite : il entraîne son équipe depuis la France, par l'intermédiaire de points presse en visioconférence. Le coup d'envoi de la saison est finalement lancé le , avec un format inédit comprenant une phase régulière en deux groupes, puis une phase finale. Ses joueurs évoluent dans la poule B, la plus difficile puisque l'on note la présence du Shanghai SIPG FC ou Hebei China Fortune. À l'issue d'une phase de groupe globalement maîtrisée (2 défaites et 8 succès en 14 matchs) et malgré plusieurs points perdus après avoir mené au score, le Beijing Guoan termine deuxième derrière le Shanghai SIPG FC. Son équipe se hisse donc dans le Final 8 du championnat, et défie en quart de finale Shandong Luneng, issu de la Poule A, un adversaire prestigieux contre lequel le Beijing n'a gagné que deux des onze dernières confrontations. À la mi-temps du match aller, son équipe est menée 2-0 mais revient à 2-2 ; puis renverse Shandong (2-1) au match retour, grâce à un doublé du jeune Yuning Zhang. Beijing Guoan atteint les demi-finales de Chinese Super League 2020 mais est éliminé (3-1) début novembre par le Guangzhou Evergrande entraîné par Fabio Cannavaro.

Après des en fin de contrat, il ne prolonge pas avec le Beijing Guoan. Le club aurait en effet aimé gagner le championnat, mais il ne se voyait pas rempiler pour une nouvelle saison sous covid-19. Le , il est remplacé sur le banc par Slaven Bilić, récemment démis de ses fonctions d’entraîneurs du côté de West Bromwich Albion.

Stade rennais FC (2021-2023) Le , il devient le nouvel entraîneur du Stade rennais FC. Alors qu'il souhaitait, dans un premier temps, se reposer et ne reprendre une équipe qu'au mois de juin, il est convaincu par le directeur sportif Florian Maurice, qu'il a bien connu à l'Olympique lyonnais, de succéder immédiatement à Julien Stéphan, démissionnaire. Il s'engage jusqu'en . Le club est alors en difficulté après huit matchs sans succès. Malgré une première défaite face à l'Olympique de Marseille (1-0), le SRFC version Genesio parvient à retrouver de l'allant offensif et de la verticalité dans le jeu. Il parvient à relancer le club breton dans la course à l'Europe en remportant six des onze derniers matches (6 victoires, 2 nuls, 3 défaites) de la saison 2021-2022. Grâce à son succès (2-0) face au relégable du Nîmes Olympique lors de l'ultime journée, le Stade rennais FC termine à la sixième place et se qualifie pour la toute nouvelle Ligue Conférence.

L'intersaison 2021 est assez mouvementée : quittent le club, dont le capitaine Damien Da Silva, les milieux Steven Nzonzi, Clément Grenier et Eduardo Camavinga ou encore Romain Del Castillo ; et arrivent, parmi lesquels Gaëtan Laborde, Kamaldeen Sulemana, Loïc Badé, Birger Meling et Lovro Majer. Le club investit donc environ d'euros ( d'arrivées et de départs), une somme plutôt élevée pour un club de Ligue 1.

La pré-saison est pourtant assez poussive, avec une seule victoire contre le Torino FC (1-0, le ) lors des cinq matchs amicaux. Ces difficultés s'expliquent en partie par la grosse charge physique imposée par le staff durant la préparation estivale, travail qui permettra au Stade rennais FC d'être l'équipe qui court le plus tout au long du championnat. Le début de saison est à l'image de la pré-saison : le SRFC compte après , et pointe à la place, après des défaites contre l'Angers SCO (2-0), l'Olympique de Marseille (2-0) et face au Stade de Reims (0-2).

Rennes écarte tout de même le Rosenborg BK (2-0 puis 1-3) en barrage européen et assure sa place en poule de Ligue Conférence. Sous pression au moment de recevoir le Clermont Foot, Bruno Genesio choisit de réintégrer Jonas Martin, jusque-là écarté, au onze de départ, et demande à ses joueurs d'assumer un style offensif, les Bretons étrillent les Auvergnats (6-0) et lancent alors une saison de tous les records.

Semaine après semaine, ils étouffent leurs adversaires, multiplient les séquences de jeu de haut niveau et marquent des buts superbement construits. Le collectif de Genesio fait chuter le Paris Saint-Germain (2-0) pour la première fois de la saison, écrase son ancien club l'Olympique lyonnais par deux fois (4-1 puis 2-4), et torpille l'AS Saint-Étienne (0-5), le FC Girondins de Bordeaux (6-0), le FC Metz (6-1) ou encore le FC Lorient (5-0).