Louis-Augustin-François Cauchois-Lemaire dit Lemaire, né le à Paris (paroisse Saint Paul)Son acte de naissance reconstitué dans les fichiers de l'état civil reconstitué de la ville de Paris., ville où il est mort ans le 4e arrondissement le Son acte de décès (n+2478) dans les registres de décès du 4e arrondissement de Paris pour l'année 1861., est un écrivain politique et polémiste français.

Biographie

Il commença sa carrière dans l'Instruction publique puis ouvrit un cabinet de lecture pour étudiants en droit. En 1814, il devient propriétaire du Journal des Arts et de littérature, et en continue la publication sous le titre du Nain jaune. Ce journal libéral tourne en ridicule les royalistes et les prêtres. Il change le nom en les Fantaisies. En 1815, sans pour autant faire partie de la fameuse ordonnance du 24 juillet 1815, signée par Fouché, il se réfugie en Belgique, où il publie le Nain jaune réfugié et collabore au Libéral de Bruxelles. Il se réfugia ensuite à Hambourg, puis à La Haye. Il est l’auteur d’un Appel à l'opinion publique et aux États-Généraux en faveur des proscrits français en 1817.

Rentré en France en 1819, il collabore au Constitutionnel dont il deviendra actionnaire en 1830 et rédacteur en chef en octobre de la même année, mais fut rapidement écarté en raison des orientations qu'il donna au journal.

Il est condamné, le , à 5 ans de prison et à d'amende, pour avoir, dans un écrit intitulé Variétés historiques, incité à la guerre civile, et outrage à la personne du roi. La cour d'assises de Paris le condamna le à 3 ans d'emprisonnement, à une amende de et aux frais, pour avoir publié un ouvrage intitulé Opuscules, qui contenait, d'après l'avis des juges, des provocations à la guerre civile, et des injures envers le roi et les chambres. Emprisonné quelques jours, sa condamnation fut réduite en appel.

Il lutte contre Louis XVIII et Charles X. Il est membre d'une vente de la charbonnerie française avec Jean-Jacques Koechlin, Ary Scheffer et La FayetteLouis Viel-Castel, Histoire de la restauration, 1857, ..

En , dans son pamphlet Sur la crise actuelle, lettre à S.A.R , il appelle Louis-Philippe à prendre le pouvoir. Le il est condamné à 15 mois de prison et d'amendeMémoires, correspondance et manuscrits du général Lafayette, . malgré la brillante défense de son avocat, . Capefigue estima : « C'est un écrivain piquant, instruit, recherché ; et je fus assez heureux pour lui servir d'intermédiaire auprès de M. de Martignac, empressé lui-même de lui alléger son temps de prisonJean Baptiste Honoré Raymond Capefigue L'Europe depuis l'avènement du roi Louis Philippe, note . ».

Secrétaire de la Société Constitutionnelle centrale de Paris (une association farouchement républicaine), il participe au Livre des cent-uns en 1831-1834, et fonde le avec Victor Rodde (1792-1835) l'organe républicain Le Bon Sens, journal populaire de l'opposition constitutionnelle dont il devient le rédacteur-en-chef et premier actionnaire, et dans lequel Louis Blanc (1811-1882) fera ses premières armes de journaliste à son arrivée à ParisCamille Noé Marcoux, "Paris et l'aventure du Bon Sens (1832-1835)", in Victor Rodde (1792-1835), l'Enragé du Bon Sens, Bassac, Plein Chant, 2018, pp.55-100.

Accusé par Raspail de soutenir, dans le Bon Sens, à la fois la monarchie et la république, ils se battent en duel au pistolet au bois de Vincennes, le . Blessé, il n'échappe que de justesse à la mort.

Nommé directeur des archives royales en 1840 sur l'intervention de son ami Charles de Rémusat, et figurant à ce titre dans le Petit dictionnaire de nos grandes girouettes il se consacre alors à l’écriture de son Histoire de la Révolution de Juillet qui paraît en 1842.

En 1847, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur.

Il a donné des articles dans les Lettres Normandes, dans La Minerve et au Mercure du .

Sa femme Judith Decosse a écrit des livres d'éducation.

Bibliographie

Anonyme, Biographie des journalistes, avec la nomenclature de tous les journaux, et les mots d'argot de ces messieurs par une société d'écrivains qui ont fait tous les métiers, et qui se sont pliés à toutes les circonstances, Paris, Chez les marchands de nouveautés, Imprimerie d'Auguste Barthelemy, 10 rue des Grands-Augustins, 56 p., 1826. . Camille Noé Marcoux, "Paris et l'aventure du Bon Sens (1832-1835)", in Victor Rodde (1792-1835), l'Enragé du Bon Sens: une vie de combat pour le bien public et la liberté de la presse, Bassac, Plein Chant, 2918, pp.55-100 Lettre de 1832 à Thiers au Literatur-Archiv de Marbach

Notes et références

Liens externes

Catégorie:Journaliste français du XIXe siècle Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1847 Catégorie:Naissance en avril 1789 Catégorie:Naissance à Paris au XVIIIe siècle Catégorie:Décès en août 1861 Catégorie:Décès à 72 ans Catégorie:Membre de la Société des gens de lettres Catégorie:Décès dans le 4e arrondissement de Paris