vignette|Situation de Saint-Julien-de-Concelles dans le département de la Loire-Atlantique. Saint-Julien-de-Concelles est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

Localisation et administration Saint-Julien-de-Concelles est situé sur la rive gauche de la Loire, à environ à l'est de Nantes.

Communes limitrophes

Intercommunalité Partie intégrante du pays du Vignoble nantais, Saint-Julien de Concelles appartient à la communauté de communes Sèvre et Loire, avec les communes de Divatte-sur-Loire, Le Landreau, Le Loroux-Bottereau, La Remaudière, La Boissière du Doré, Vallet, La Regrippière, Le Pallet, Mouzillon et La Chapelle-Heulin..

Géographie Relief : la vallée, le bas-plateau et le marais La commune est composée de trois grands ensembles topographiques.

Au nord-ouest de la commune, se situe le lit majeur de la Loire, dont l'altitude se situe entre 4 et 2m. Cette plaine inondable est nommée localement "la vallée". Autrefois couverte de prairies, la vallée est occupée depuis la seconde moitié du siècle par du maraîchage. La Vallée dite "le val nantais" s'étend sur les communes de Saint-Julien-de-Concelles et La Chapelle Basse-Mer (devenue commune nouvelle Divatte-sur-Loire-sur-Loire).

Le bourg et le bas plateau dont l'altitude est située entre 15 et 20 m., occupent l'est et le sud-est de la commune. Ce coteau en pente douce est occupé par le vignoble, composé en grande majorité de production pour le Muscadet et le Gros plant.

Au sud s'étend le marais de Goulaine, qui fait une véritable barrière naturelle avec la commune de Haute-Goulaine. Le marais est classé en zone .

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Loire, la Goulaine, la boire de la Roche, la douve Neuve et divers autres petits cours d'eau..

La Loire, d'une longueur de , prend sa source sur le versant sud du mont Gerbier-de-Jonc au sud-est du Massif central dans le département de l’Ardèche, et se jette dans l’océan Atlantique par l'estuaire de Saint-Nazaire..

La Goulaine, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Landreau et se jette dans la Loire à Saint-Sébastien-sur-Loire..

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : le plan d'eau du Chêne ().. vignette|centre|redresse=1.4|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Saint-Julien-de-ConcellesLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Pallet à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Saint-Julien-de-Concelles est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Julien-de-ConcellesUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Saint-Julien-de-Concelles comprend une ville-centre et une commune de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nantes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)... Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (76,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (78,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (38,5 %), terres arables (18,6 %), prairies (10,3 %), cultures permanentes (9,1 %), zones urbanisées (9 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (7 %), zones humides intérieures (4,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2 %), forêts (0,9 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie et héraldique

Toponymie La localité est citée pour la première fois en 1104 dans un acte entre Benoist évêque de Nantes et Guillaume abbé de Saint-Florent-le-Jeune, sous l'appellation Sancti Juliani de Cancellis. En 1123, la localité est attestée sous sa forme latine Sanctus JulianumJean-Pierre Brunterc’h, « Puissance temporelle et pouvoir diocésain des évêques de Nantes entre 936 et 1049 », Mémoires de la Société Historique et Archéologique de Bretagne, t.LXI, 1984, .cum aqua Cancella (littéralement : "avec l'eau de la Concelle"). Cancellis en latin signifie : "limites, clôtures, barrières", mais également "écluses". Selon les travaux de Gustave Pétard, Saint-Julien-de-Concelles signifie donc Saint-Julien-des-Écluses

La commune possède plusieurs appellations en gallo, la langue d'oïl locale : Saint-Yo., Saint-Juyen, Saint-Julien et se prononcent respectivement , , ou encore .. Dans le langage local contemporain, Saint-Yo reste le surnom de Saint-Julien-de-Concelles.

La forme bretonne actuelle proposée par l'Office public de la langue bretonne est ..

Héraldique

vignette|100px|Ancien blason Avant 2001, le blasonnement de Saint-Julien-de-Concelles est : Écartelé, au premier de pourpre aux deux fraises de gueules feuillées de sinople, au deuxième d'azur à la grappe de raisin de pourpre, au troisième d'azur au brochet contourné et ployé d'argent en barre et au quatrième de pourpre à l'hirondelle de sable volant en bande. Il s'agit d'un symbole urbain créé pour les Floralies de Nantes, en 1982. Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives.

Histoire Antiquité Un peuplement gallo-romain à Saint-Barthélémy C'est le village de Saint-Barthélémy qui fut le noyau ancien de la commune. C'est pourquoi la chapelle Saint-Barthélémy apparaît sur le blason actuel de la commune.

Des fouilles ont été effectuées en 1842, puis en1889 par Léon Maître, aidé d'une main d'oeuvre bénévole de voisins pour le déblaiement. En effet, autour de la chapelle, avaient été trouvés, outre des morceaux de murs, les traces d'une route pavée dans le champ de La Garenne, d'une place circulaire pavée dans le champ du Godard, ainsi que de nombreuses pièces de monnaie romaines allant du au siècle de notre ère.

Les fouilles permirent de prouver que la chapelle Saint-Barthélemy est construite sur une maison de bain datée sur siècle. L'entrée actuelle de la chapelle correspond au vestiaire des termes gallo-romains ; la nef principale aux bains froid et tiède ; la salle chaude a disparu. On peut penser que se trouvait là une villa romaine : le champ du Godard était nommé autrefois "la ville du Godard", une expression locale disait "Vieux comme le chemin du Godard". Des bris de poteries, de nombreux morceaux de minerai de fer, une meule à bras, etc, furent trouvés. L'ensemble villageois couvrait une surface de 20 hectares compris entre la chapelle Saint-Barthélémy, Le Plessis, La Bretaudière et La Châtaigneraie.

Une voie romaine pavée a également été identifiée par Léon Maître. Il y avait au départ de Mauves un gué stratégique, qui traversait la Loire en bateau en hiver, mais "par les voyettes" à la saison d'été en direction de La Pierre-Percée (port de La Chapelle Basse-Mer, commune nouvelle Divatte-sur-Loire). En 1886, les pieux de cette chaussée submergée allant de Mauves à La Pierre-Percée ont été arrachés par les baliseurs de Loire-Vilaine, pour faciliter la navigation en Loire. La voie romaine filait ensuite de La Pierre-Percée vers Saint-Barthélémy puis Le Loroux-Bottereau. Au bas de Saint-Barthélémy, le gué s'appelait le gué-aux-coraux ; on parlait également de Saint-Barthélémy-aux-Coraux. Le mot ancien "Couraux" ou "Coraux" désigne des petits bateaux. Un bras de Loire important longeait alors le bas du coteau, où se trouve actuellement le canal du Champ Blond et la vallée était à l'époque un entrelacs de bancs de sable, recouverts par les hautes eaux en hiver.

Saint-Barthélémy, point de départ de l'évangélisation locale

il existait sur la commune, un lieu de culte païen au Garatas, près de L'Aulnaye.

L'évangélisation se répand en Gaule par les villes romaines et les principaux axes de circulation, en particulier les fleuves. Saint Clair arrive à Nantes depuis Rome à la fin du siècle, comme Saint Julien arrive au Mans. Le culte chrétien du secteur du Loroux-Bottereau et ses environs a débuté à partir de Saint-Barthélémy. C'est pourquoi lors de la fusion des paroisses du canton du Loroux-Bottereau dans les années 2000, la paroisse nouvelle a pris le nom de "Saint Barthélémy entre Loire et Divatte-sur-Loire".