Tafiré est une ville, chef-lieu de sous-préfecture, située au centre-nord de la Côte d’Ivoire dans la () ayant pour de département, Niakaramandougou. Elle fait partie aussi des villes du ().
Elle compte selon les chiffres du du pays, , soit 18 % du département () et 5 % de la région (). Considérée comme ville carrefour, Tafiré bénéficie des atouts de - et du -, et a connu une urbanisation galopante ces dernières années, soit 45,1 %. Le député de région actuel est Adama Touré, depuis les élections de 2016.
Géographie L'agglomération de Tafiré est située au centre-nord de la Côte d’Ivoire. Elle s’étend sur une superficie de , soit 20 % du département () et 10 % de la région (), se positionnant ainsi comme la la plus étendue du département après Niakaramandougou. Elle représente, à vol d'oiseau, une étendue de du nord au sud.
Climat Tafiré bénéficie d'un climat tropical caractérisé par l’alternance dans l’année de deux saisons d’importances variables : une saison des pluies (mai-septembre) avec un maximum au mois d’août et septembre ; une saison sèche (octobre-avril).
C'est une ville où les précipitations sont plus importantes en été qu'en hiver. Selon la classification de Köppen-Geiger, le climat est de type Aw. La température moyenne annuelle à Tafiré est de . La moyenne des précipitations annuelle atteint .
Le mois le plus sec est celui de janvier avec seulement de précipitations. Le mois de septembre, avec une moyenne de , affiche les précipitations les plus importantes. Entre le plus sec et le plus humide des mois, l'amplitude des précipitations est de . de variations sont affichées sur l'ensemble de l'année.
font du mois de mars le plus chaud de l'année. Au mois d’août, la température moyenne est de . Août est de ce fait le mois le plus froid de l'année.
Vents
Les vents dominants soufflent du sud-ouest mais, située au centre nord de la Côte d’Ivoire, la sous-préfecture subit aussi l’harmattan (alizé continental) pendant au moins trois mois (décembre à février). Ce vent chaud et sec souffle du nord à l’est. Le changement climatique a fait observer une large période inhabituelle en 2015 (octobre-février).gauche|vignette|303x303px|Table des données climatiques, Tafiré gauche|vignette|272x272px|Graphe de la température, Tafiré
source: fr.climate-data.org (consulté le )
Relief
Tafiré est marquée par un relief faiblement ondulé et parsemé des inselbergs dont l’altitude varie entre ; les plus remarquables sont celles de Tiellé et Niongonfilé, avec une côte minimum de . Il existe sur le site urbain de Tafiré, deux bas-fonds (terrains enfoncés) peu importants dont l’un est situé au sud et l’autre à la sortie nord. Ce dernier longe sur une courte distance la Nationale A3 et est transformé en partie en cultures maraîchères.
Aucune contrainte de relief, mis à part les deux bas-fonds, ne gêne l’extension de la ville. Ceux-ci ne constituent d’ailleurs pas un obstacle majeur au développement de la ville. Le site de Tafiré est donc facilement constructible et les possibilités d’extension de l’agglomération ne manquent pas.
Végétation Le paysage végétal est celui de et. Mais sous l’action de , la savane d’origine a fait place à des plantations de cultures industrielles comme,, des cultures vivrières et des jachères associées. La disparition du paysage originel est aussi liée à l’action du bétail important dans la sous-préfecture. Elle se caractérise par des arbres et arbustes d'une hauteur comprise entre et disséminés avec une densité de couvert de l'ordre de 25 à 35 %. Notons que Tafiré bénéficie d’une.
Réseau hydrographique
Le réseau hydrographique est plus ou moins dense. Il est constitué des affluents du Bandama (le Silué) et de N’Zi (le Lomi). Le Lomi passe plus au nord de l’agglomération.
Société
Démographie vignette|Scène de gare ferroviaire à Tafiré, 2009 La population de la sous-préfecture est chiffrée à et est d’une densité de . La population de cette commune est constituée en majorité des peuples tagbana (Sénoufo) et malinké ainsi que de quelques immigrés d’origine burkinabée, guinéenne et malienne. EVOLUTION DEMOGRAPHIQUE DE LA S/P DE TAFIRE DE 1965 A 2014 (RGPH)ANNEE1965197819882014POPULATION
Langues Sur le plan linguistique, la sous-préfecture de Tafiré offre aussi une diversité de langues. On y dénombre quelque 8 langues : le tagbana, le sénoufo, le dioula, le baoulé, l’agni, le lobi, le koyaka et le peulh. Il est important de noter que 70 % des grands groupes linguistiques marquent leur existence dans cette zone. Le dioula occupe une position privilégiée car il sert de langue d'échanges commerciaux entre les terroirs et autres commerçants ; on peut se permettre de dire que c’est la langue la plus parlée dans cette zone Tagbana, ce qui lui confère un rôle important. La langue tagbana qui est attribuée à la ville, est quotidiennement parlée que dans les villages et campements liés à la ville.
Quant au français, c'est la langue officielle de l'État et celle de l'école. Comme un peu partout dans le pays, le français garde son sens scolaire et administratif, et sert de langue véhiculaire.
Éducation La ville de Tafiré possède un système d'éducation qui comprend un enseignement préscolaire, un enseignement primaire et secondaire général, un enseignement technique et de formation professionnelle. LISTE DES ETABLISSEMENTS D’ENSEIGNEMENT DANS LA S/P DE TAFIREPRE-SCOLAIRENo.Nom de l’établissementStatutLocalisationOuverture01École Maternelle de Tafiré 1Public-MixteQu. Dioulabou.02Préscolaire de KANAHAH‘’Qu. Kanakaha03Préscolaire de Diogaha Tafiré 2"04Préscolaire de Soba"05Préscolaire de Tieletana"06Préscolaire de N'Golodougou"//////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////PRIMAIRE01EPP TAFIRE 1Public-MixteQu. Dioulabou. 02EPP TAFIRE 2 (A et B)‘’Qu. Diogaha 03EPP KANAKAHA (1 et 2)‘’Qu. Kanakaha 04EPP SOBA (SOBA et PILOTE)‘’Qu. Soba 05EPP NAPIE‘’Qu. Napié06EPP PARAMASSOROKAHA"07EPP SELIKALAKAHA"08EPP DIOULABOUGOU"09EPP TIELETANAKAHA"10EPP NGOLODOUGOU//////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////SECONDAIRE01Lycée Moderne Henriette Dagri Diabaté Public-MixteSOBA02Collège Moderne GNOMONPrivéDIOGAHA03Collège Moderne Cheick Anta DiopPrivéSOBA EXT//////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////TECHN. ET PROF.01Unité Mobile de TafiréPublic-MixteQu. Soba ext.
Religion Tafiré présente une assez grande diversité religieuse, caractérisée par la présence de musulmans (estimés à plus de 60 %), de catholiques en second plan, et d’animistes. D’autres mouvements spirituels, syncrétiques ou non, tels que les protestants, l'Assemblée de Dieu, coexistent avec ces religions dominantes. Bien que les adeptes de ces confessions religieuses et traditions spirituelles se retrouvent sur l’ensemble du territoire, cela n’engendre pas de guerre ni de conflit religieux.
Santé La ville dispose d'une offre de soins. Outre les nombreux centres de tradi-praticiens et de médecines traditionnelles, les établissements anarchiques de ventes de médicaments en pleine rue, il existe un centre de santé urbain (CSU) et une pharmacie. La ville compte en outre .
Personnalités liées à la ville Nom FonctionTiémoko Meyliet KONEVice-Président de la République de Côte d'IvoirePenawelfa OUATTARA KarimPrésident du SYNATRESORKONE Maimmouna connue sous « Mai La Bombe »Actrice cinéma ivoirienAdama TOUREEx députéAbou TOUREDéputé
Villes voisines Nord :
Est :
Sud : Niediekaha
Ouest : Napié
Économie L’activité économique de la sous-préfecture de Tafiré couvre les secteurs primaire, secondaire et tertiaire mais l’activité commerciale y est importante, l’agriculture et l’élevage y sont relativement prospères.
Secteur primaire vignette|Jeune vendeuse de beurre de karité à Tafiré, 2017 Dans ce secteur, les aptitudes culturales de la localité, la qualité des sols, le paysage végétal de savane arborée et le climat ont favorisé la pratique de deux grands types de cultures : les cultures de telles la, le coton, l’anacarde, la mangue. les cultures de entre autres, le riz, le sorgho, le maïs, l’arachide, l’igname, la pomme de terre, le manioc et le mil, de même que les cultures maraîchères les fruits (mangues, goyaves, oranges, anacarde) et les légumes, auxquelles viennent en appoint les produits de cueillette, le miel, les noix de karité et le néré (Parkia biglobosa). À ce niveau, il est bon de noter que les cultures vivrières représentent l’activité agricole la plus présente dans la sous-préfecture. Au nombre de celles-ci, l’igname, le riz et le maïs connaissent un réel essor. Située sur deux axes de communication inter-États, Tafiré est au cœur d’une intense activité commerciale.
Secteur secondaire Très peu représentatif, il se limite aux activités de la seule unité industrielle de la localité, la société dénommée Sucrerie Africaine de Côte D’Ivoire, en abrégé SUCAF-CI, qui a racheté une partie de l’ex SODESUCRE, société d’État exploitant un complexe agro-industriel d’environ et spécialisée dans la fabrication du sucre roux et blanc.
Secteur tertiaire Les activités de ce secteur, peu développées, englobent essentiellement le transport interurbain ou de marchandises, l’artisanat et les échanges sur le marché urbain. Les principaux animateurs de ce secteur sont cordonniers, forgerons, mécaniciens, maçons, boulangers, peintres, coiffeurs, blanchisseurs, menuisiers, électriciens, couturiers, réparateurs automobiles et divers tâcherons du bâtiment assurant les rares constructions en cours à Tafiré.
Le secteur informel y est également florissant et beaucoup de jeunes adultes sans formation y exercent divers petits métiers.
Infrastructures socioéconomiques et culturelles La ville de Tafiré est dotée d’un certain nombre d’infrastructures qui alimentent le fonctionnement des services de base notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation, des télécommunications, de la sécurité, de la fourniture d’eau et d’électricité, de l’administration centralisée et déconcentrée, de l’encadrement agricole, du sport et de l’animation culturelle. Mais l’insuffisance de ces infrastructures doublée des effets induits de la crise obligent les populations à se référer aux chefs-lieux de département ou de région pour accéder aux services inexistants à Tafiré.
S’agissant de la voirie, la ville de Tafiré bénéficie d’un circuit de de rues bitumées. Les autres localités de la sous-préfecture sont reliées par des pistes, du reste, praticables. Au total, il convient de retenir qu’avec un taux de croissance moyen annuel de 6,44 %, Tafiré enregistre une croissance démographique soutenue, une vocation agricole affirmée, une activité économique dominée par le secteur primaire, un site propice à l'entrepreneuriat et une image urbaine à améliorer.
Maires
Tafiré a connu cinq maires : Idrissa Koné (1985-2000), Seydou Ouattara qui a achevé le mandat de son prédécesseur après son décès (2000-2001), Mamadou Kignama-Soro (2001- 2003) et Ousmane Koné, qui a terminé le mandat de son prédécesseur après son décès.
Depuis le , le journaliste Charles Sanga, Coulibaly Sounkalo de son nom à l'état civil, est élu maire de Tafiré par 75,72 % des voix. Personnalité liée à la communauté Tiémoko Meyliet Koné (1949-), homme politique ivoirien.
Distinction 2026: Prix d'excellence de la meilleure initiative communale en matière d'assainissement et de salubrité.
Notes et références
Liens externes
Catégorie:Ville en Côte d'Ivoire Catégorie:Commune dans le district de la Vallée du Bandama
Population estimée à 23365 en 2014 et non 45565