Union, progrès et démocratie« Fernando Maura, numéro 2 du parti UPyD (Union, Progrès et Démocratie) », ambafrance-es.org. ( ; UPyD, selon les statuts du parti, ou UPD) est un parti politique espagnol ayant existé de 2007 à 2020.

Rosa Díez —dans une interview journalistique avant l'inscription de UPyD au Registre des Partis Politiques et dans une interview télévisée postérieure en 2007— et Mikel Buesa —lors d'une présentation du parti en 2007— ont expliqué l'origine des trois concepts qui constituent le nom du parti : Union, pour sa défense inconditionnelle de l'unité de l'Espagne comme condition nécessaire à l'égalité devant la loi de tous les Espagnols. Progrès, parce qu'il s'agissait d'un parti progressiste de racines social-libérales et respectueux des libertés civiles et de la liberté de choix. Et Démocratie, parce que c'était un parti radical qui a lutté pour la régénération de la démocratie depuis l'intérieur des institutions.....

Rosa Díez, Fernando Savater, Carlos Martínez Gorriarán et Juan Luis Fabo se sont chargés de décider du nom du parti et de l'inscrire au registre des partis politiques. Ils ont choisi les concepts de « union, progrès et démocratie », selon les mots de Rosa Díez, « parce qu'il manquait un parti qui fasse la nécessaire pédagogie démocratique et défende sans complexe ces concepts en Espagne. Parce qu'en effet, l'union entre les Espagnols fait défaut, les politiques progressistes manquent et il y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour parvenir à une démocratie de qualité ».

Histoire

Origines Le samedi , se sont réunies à San Sebastián dans le but de débattre sur le besoin et la possibilité de créer un nouveau parti politique pour faire face aux deux principaux partis politiques nationaux, le Parti populaire (PP) et le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). Dans cette réunion, beaucoup des participants étaient des Basques, la plupart avec une longue expérience dans des organisations politiques, syndicales et civiques, et dans de nombreux cas provenant de la gauche, mais aussi de la tradition libérale et citoyenne. Après cette rencontre, ils prennent la décision de lancer un nouveau projet politique national.

Pour ce faire, ils créent une association, Plataforma Pro. Des colloques ont eu lieu partout en Espagne pour présenter le projet, en exposant les objectifs du parti à créer, dont les principaux étaient : la lutte contre l'Euskadi ta Askatasuna (ETA) et n’importe quel type de terrorisme ; la régénération démocratique en Espagne ; l'opposition au « nationalisme obligatoire » ; la réforme de la Constitution Espagnole, dans le but de renforcer les libertés des citoyens et son égalité (indépendamment de la Communauté Autonome de résidence). Parmi les membres ou collaborateurs de la plateforme se trouvaient notamment : le philosophe Fernando Savater, le porte-parole de « ¡Basta Ya! », Carlos Martínez Gorriarán, ou l’eurodéputée Rosa Díez, qui annonce en août sa renonce au siège au Parlement européen ainsi que l'abandon des files du PSOE pour se dédier pleinement au projet. Vu le 07/08/2013.

Parmi les autres groupes qui ont manifesté leur soutien à la Plataforma Pro, on trouvait l’association Ciutadans de Catalunya, spécialement ses membres Albert Boadella, Arcadi Espada et , ainsi que l’initiative citoyenne ¡Basta Ya!. De même, une cinquantaine de membres de Socialistas en Positivo (un courant critique du PSC) ont aussi rejoint le projet. Vu le 07/08/2013.

Mi-, le président du Foro de Ermua, Mikel Buesa, annonce son intention de participer au parti politique issu de la Plataforma Pro.

Finalement, le , dans le théâtre-auditorium de la Casa de Campo, à Madrid, a eu lieu l’acte public de constitution du parti.

D'autres personnalités qui rejoignent le parti ultérieurement sont : l’écrivain Álvaro Pombo Vu le 07/08/2013 et le sportif Álvaro de Marichalar Vu le 07/08/2013.

Évolution Son inscription au ministère de l’Intérieur a eu lieu le Registre des partis politiques du Ministère de l’Intérieur de l'Espagne. Vu le 07/08/2013.. Parmi ses fondateurs se trouvent : Rosa Díez, ex-eurodéputée socialiste ; Mikel Buesa, ex-président du Foro de Ermua et les philosophes Carlos Martínez Gorriarán et Fernando Savater. Ils ont aussi reçu le soutien du prix Nobel de littérature Mario Vargas Llosa et du dramaturge Albert Boadella.

Aux élections législatives de 2008, le parti a obtenu une seule députée, représentant la circonscription de Madrid, Rosa Díez, porte-parole du parti, avec , soit la sixième force politique en Espagne. Il a obtenu un siège au Parlement du Pays basque dans les législatives autonomiques de 2009, ainsi qu’un eurodéputé dans les européennes, aussi en 2009.

Lors des municipales de 2011, le parti est devenu le cinquième parti recueillant le plus de votes (le quatrième des partis non nationalistes périphériques), avec un résultat de 152 conseillers municipaux. Aux législatives de 2011, le parti arrive en quatrième place par nombre de voix, mais en sixième par nombre de députés, avec cinq sièges au Congrès des députés, après avoir obtenu plus d'un million de voix, et avoir été le parti avec la plus forte croissance depuis les dernières élections. Vu le 07/08/2013. Vu le 07/08/2013.

Une nouvelle enquête parue sur El País, en 2013, a donné à l'UPyD, un résultat estimé de 13,7 % des voix si les élections avaient eu lieu ce jour-là Vu le 07/08/2013.

Idéologie

Idéologiquement, l'UPyD se définit comme non nationaliste, transversal, laïque, progressiste, et défenseur d’un modèle fédéraliste en Espagne et en Europe. Son idéologie est aussi fondée sur la régénération démocratique, la démocratie libérale « y avanzar hacia una auténtica democracia liberal igualitaria » - UPyD et la citoyenneté comme lien entre l’État avec ses citoyens. Le parti défend donc l'État de droit, laïcité religieuse, idéologique, et d’identité de chaque personne, d’une façon radicale et démocrate-progressiste pour que tous les citoyens soient sur un même pied d’égalité.

Certains moyens de communication et groupes politiques définissent l'UPyD comme un parti centraliste, en raison de ses propositions de dévolution de certaines compétences au gouvernement central, notamment les politiques de santé ou d’éducation. Europa Press. 15/05/2009. Vu le 07/05/2013.. Ces groupes qualifient le parti d’« espagnoliste » 15/11/2011. Vu le 07/08/2013.. Vu le 07/08/2013, fondant cette affirmation sur la proposition d’éliminer de la Constitution Espagnole les références aux nationalités historiques d’Espagne et la protection des langues régionales, dont leur utilisation par certains gouvernements régionaux, que l'UPyD considère comme un « facteur de discrimination ». UPyD insiste sur le fait que les citoyens doivent choisir leur langue, sans politiques actives de protection de la langue (considérées comme des « impositions »).

Cependant, l'UPyD plaide pour un modèle décentralisé, de style fédéral coopératif et symétrique. Vu le 07/08/2013.. Il défend en outre la cession de compétences à l’Union européenne, ainsi qu’une Europe fédérale. Vu le 07/08/2013. D’autre part, le parti propose que, dans les communautés autonomes bilingues, les citoyens puissent choisir librement la langue officielle dans laquelle ils veulent être entendus et traités par l’administration. Vu le 07/08/2013, ainsi que d’assurer la connaissance des deux langues tout au long du parcours éducatif. Il s'oppose au système catalan d’immersion linguistique obligatoire dans l'enseignement public Vu le 07/08/2013 vu que le castillan n'est enseigné que trois heures par semaine.. Par ailleurs dans les universités certains professeurs donnent leurs cours en catalan, ce qui empêche des Espagnols qui ne connaissent pas le catalan d'aller étudier en Catalogne..

L'UPyD considère également qu’il faut avancer vers un processus constituant de réforme de l’État, où il faudra réorganiser les compétences des différents niveaux administratifs, assurant des droits fondamentaux équivalents à tous les citoyens espagnols sans considération du lieu où ils habitent.. Il estime aussi qu’il faut « donner un sens au gouvernement central », pour qu’il soit plus efficace et plus efficient. Aussi le parti a-t-il affirmé dans son premier congrès que l’unité nationale doit être comprise en termes de patriotisme constitutionnel, par opposition à des conceptions nationalistes, ethniques ou mythiques. Certains médias britanniques, comme le Financial Times Vu le 07/08/2013 et The Economist Vu le 07/08/2013 ont qualifié l'UPyD comme un parti de centre.

Idéologiquement, l'UPyD ne se définit pas comme de gauche ou de droite. Le parti déclare tout au début de son Manifeste fondateur :

Idéologiquement, l’UPyD ne se définit comme de gauche o de droite. L’UPyD se définit comme un parti progressiste, au-delà des étiquettes idéologiques. Le parti est englobé dans le terme utilisé depuis les dernières années « transversalité » : un parti qui veut rejoindre dans son sein des concepts et des idées des deux courants politiques principaux.

Selon les déclarations de la porte-parole Rosa Díez, le parti est « progressiste et transversal : il a gauchistes et personnes de la droite libérale » Vu le 08/08/2013. Ils affirment avoir comme signes d’identité additionnels le « constitutionnalisme, et sa défense, comme défense de l’État de Droit espagnol, sous la protection de la Constitution espagnole de 1978 ; le laïcisme, comme défense d’un État neutre vis-à-vis des croyances, dans lequel aucune confession religieuse ou identitaire n'a de privilèges ; et le « non nationalisme », comme refus et lutte contre la prévalence des partis nationalistes périphériques et séparatistes dans le système politique espagnol. Face à ceux-là, Rosa Díez définit l’UPyD comme un parti « manifestement national, avec un seul projet pour l’ensemble de l’Espagne ».

Ses propositions principales, selon le parti. Vu le 09/08/2013, sont : Réforme de la Constitution espagnole de 1978, surtout sur trois points : Clôture du modèle autonomique : étant donné que dans la constitution ne sont pas spécifiées les compétences de l'État et des communautés autonomes, les compétences se modifient avec le temps, avec certains effets pervers, principalement des différences des droits citoyens envers l'administration ou l'usage politique de l'éducation. UPyD veut une claire délimitation des compétences de l'État, et de celles des communautés autonomes (par le passé, des compétences ont été échangées contre des voix des partis nationalistes à l'assemblée nationale). En ce qui a trait au régime foral en vigueur dans le Pays basque et la Navarre, l'UPyD plaide pour sa suppression et l'établissement d'un modèle fiscal commun pour toutes les communautés autonomes. Amélioration et renforcement des droits et obligations individuelles, en les définissant comme totalement pareils pour tous les citoyens du pays, sans inégalités territoriales, linguistiques, idéologiques ou religieuses. L'unité de la nation espagnole est le seul instrument capable de garantir l'égalité de tous les citoyens. Amélioration de la séparation des pouvoirs, renforçant l'autonomie du pouvoir judiciaire par rapport au exécutif et au législatif ; consolidation du système judiciaire dans tout le pays ; recherche de méthodes pour garantir l'indépendance et la professionnalité des Tribunaux et des institutions régulatrices au caractère économique, en éliminant leur dépendance du pouvoir exécutif. Rendre effective la laïcité de l'État. Réforme de la loi électorale, avec révision des circonscriptions électorales, et conséquemment de la distribution des sièges entre tous les partis politiques, que ce soit le (PP, le PSOE) ou les partis nationalistes.