Florence Gould, née Florence La Caze à San Francisco le et morte à Cannes le , est une femme de lettres et salonnière américaine.
Elle épouse en 1923 le milliardaire Frank Jay Gould.
Biographie Florence Gould est la fille de Maximilien Lacaze, un éditeur d'origine française ayant fait fortune en Californie. À l'origine, elle se destinait à une carrière de chanteuse d'opéra. Elle épouse en 1923 Frank Jay Gould (1877-1956), issu d'une richissime famille américaine qui a fait fortune dans les chemins de fer« Florence Gould, widow of American tycoon Frank Jay Gould... », upi.com, mars 1983..
Elle est célèbre pour avoir tenu durant plusieurs décennies (à l'hôtel Meurice, à Paris ; dans sa demeure au 129, avenue de Malakoff ; dans sa villa , à Juan-les-Pins ; et ensuite dans sa villa , à Cannes) un salon où étaient reçues de nombreuses personnalités des milieux littéraires et artistiquesNotamment Jacques de Lacretelle, Maurice Genevoix, Marcel Jouhandeau et son épouse Elise, Jean Cocteau, André Gide, Dominique Aury, Pierre Benoit, Roger Caillois, Marthe de Fels, le général Antoine Béthouart, Jean Delay, Ramon Fernandez, Louis-Gabriel Robinet, Gala et Salvador Dalí, Philippe Erlanger, Jean Dutourd, Pauline Benda dite Madame Simone, Paul Léautaud ; Marcel Arland dont elle a payé l'habit d'académicien un million d'anciens francs, Jean Paulhan, Francis Carco, Jules Supervielle, Louise de Vilmorin, Adry de Carbuccia et son mari Horace de Carbuccia ; les ministres Georges Bonnet et Abel Bonnard, Jean Marais, Marie-Louise Bousquet, Françoise Sagan, Paul Morand, Marcel Brion, Roger Nimier, Roger Peyrefitte, les peintres Maurice de Vlaminck, Kees van Dongen et Georges Braque ; le sculpteur du Reich, Arno Breker ; Geneviève Dormann, François Mauriac, le secrétaire de Florence ; son aumônier, le père Georget ; Henry de Montherlant, Christian Bérard, Jean Dubuffet ; Marie Laurencin, Jean-Claude Brialy, Sixte de Bourbon-Parme et son frère Armand de La Rochefoucauld, Alain Peyrefitte, Jacques Laurent, le journaliste et anthroposophe Jules Sauerwein, l'auteur dramatique Arthur Adamov, Jules Roy, Boni de Castellane, Jean Chalon, Josée de Chambrun, née Laval, Marcel Aymé, Henri Sauguet, Jean Giraudoux, le peintre André Julien, Zelda et Francis Scott Fitzgerald, les critiques littéraires Marcel Schneider, Jacques Brenner et Matthieu Galey, l'illustratrice et graveuse Denyse de Bravura..
Seconde Guerre mondiale Pendant l'occupation allemande de Paris, au cours de la Seconde Guerre mondiale, elle a maintenu, toujours citoyenne américaine, son salon du jeudi, recevant des lettrés français et des Allemands francophiles, d'abord à l'hôtel Bristol, puis dans un appartement loué avenue de Malakoff, son appartement du boulevard Suchet et sa villa de Maisons-Laffitte ayant été réquisitionnés par la Wehrmacht. Parmi les Français, on peut citer Marcel Jouhandeau, Jean Paulhan, Jean Cocteau, Pierre Benoit, Henry de Montherlant, Sacha Guitry, Jean Giraudoux, Paul Léautaud, et parmi les Allemands le capitaine écrivain Ernst Jünger, qui passait souvent du temps avec Louis-Ferdinand Céline, qui lui faisait une très mauvaise impression. ; Gerhard Heller, Sonderführer de la Propagandastaffel pour la politique littéraire des autorités d'occupation qui, selon certains, aurait servi de modèle à Vercors dans son Silence de la mer ; et Ludwig Vogel, pilote de la Luftwaffe et espion américain. Selon Herbert R. LottmanR. Lottman, La Rive Gauche, Point., . La mécène américaine finançait en outre, sous le manteau, une collection de livres dont un titre de Jouhandeau.
Libération Une semaine après la Libération, Florence Gould continue ses salons alors que ses amis allemands quittent Paris.. Elle est désignée comme une « collabo ». ou encore une des deux « reines collabos », l'autre étant Marie-Louise Bousquet.Voir la « coterie nazie de Florence Gould », selon ..
Roger Peyrefitte, dans ses carnets de souvenirs, a beaucoup écrit à son sujet, en particulier sur ses déjeuners à l'hôtel Meurice. Volontiers caustique, il y critique la qualité médiocre de la nourriture qu'elle y offre et l'avarice de l'hôtesse. Le Journal littéraire de Paul Léautaud, autre convive régulier, informe également, sur un ton toutefois moins acide.
Fondatrice de plusieurs prix, dont les prix Roger Nimier pour la littérature et Max Jacob pour la poésie, elle lègue son immense fortune à la fondation qui porte son nom et qui contribue au renforcement des liens culturels entre les États-Unis et la France.
En , elle rejoint de l'Académie des beaux-arts comme membre étranger. Elle est aussi membre de la Légion d'honneur et chevalier des Arts et des Lettres.
La villa de Florence Gould « Le Patio » à Cannes (9 boulevard Eugène-Gazagnaire) est envahie par des voleurs armés et masqués en . Ils ligotent Gould et s'enfuient avec de bijoux.
Elle meurt en 1983. Une messe est célébrée en l'église Notre-Dame des Pins de Cannes. Sa dépouille est ensuite transférée au cimetière de Woodlawn, pour être inhumée aux côtés de son mari.
..
En 2003, la fondation Florence Gould distribue pour de dollars en soutien à différentes institutions et œuvres.
Reconnaissance Une annexe de l'hôpital américain de Paris (Neuilly-sur-Seine) porte son nom. À New York ouvre en 1988 le Florence Gould Hall, dirigé par l'Alliance Française. Il y a également un Florence Gould Theater à San Francisco. Il existe aussi un pavillon Florence-Gould au château de Blérancourt (musée national de l'Histoire de la coopération franco-américaine) et un salon Florence Gould à l'opéra Garnier, à Paris.
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Bibliographie . . . . . Marcel Jouhandeau, Lettres à Florence Gould, Paris, 2005. . . . . .
Liens externes
Florence Gould : les secrets d’une milliardaire
Catégorie:Écrivaine américaine Catégorie:Salonnière Catégorie:Collaborateur français pendant la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Famille Gould Catégorie:Naissance en juillet 1895 Catégorie:Naissance à San Francisco Catégorie:Décès en février 1983 Catégorie:Décès à Cannes Catégorie:Décès à 87 ans Catégorie:Chevalier des Arts et des Lettres