Paris est une fête () est un récit autobiographique d'Ernest Hemingway publié de manière posthume en 1964 aux États-Unis et la même année en France chez Gallimard, avec une traduction de Marc Saporta.
Une édition revue et augmentée comprenant huit courts récits supplémentaires"Paris est une fête", de nouveaux morceaux d'Hemingway à découvrir, Nelly Kaprièlian, les Inrocks, 13 mai 2011 est parue en Amérique du Nord en 2009 et fut traduite en français en 2011, également chez GallimardNotice bibliographique Gallimard. L'édition de poche de 2012 dans la collection Folio reprend le texte intégral de cette nouvelle versionNotice bibliographique Gallimard.
Historique de l'ouvrage Il s'agit à l'origine de notes d'Hemingway oubliées en 1928 dans une malle Vuitton à l'hôtel Ritz de Paris. Retrouvées par l'auteur en 1956 et publiées de manière posthume en 1964Frédéric Beigbeder, « Paris est une fête », Le Figaro Magazine, semaine du 30 décembre 2015, pages 38-43. par sa veuve Mary, le titre A Moveable Feast fut proposé par son ami et biographe A.E. HotchnerDon’t Touch ‘A Moveable Feast’, A. E. Hotchner, New York Times, 19 juillet 2009.
Résumé vignette|Hemingway à Paris en 1924 Écrit entre 1957 et 1960, l'auteur y témoigne de ses premières années d'écrivain désargenté à Paris dans les années 1920. Jeune journaliste, il abandonne son travail pour essayer de vivre de son écriture. Il arrive dans la capitale française avec Hadley Richardson, son épouse ; le couple vit d'amour et de vin frais... Mais Hemingway élargit très vite ce cadre aux allures de conte bleu. Les personnages et surtout les personnalités apparaissent : on rencontre la collectionneuse Gertrude Stein qui tâche de régner en prophétesse des destinées artistiques sur le petit monde des bohèmes américains de Paris ; le poète Ezra Pound que ses enthousiasmes généreux conduisent aux pires erreurs ; ou l'écrivain américain F. Scott Fitzgerald, fou et charmant, qui entraîne le narrateur dans un aller-retour pour Lyon aux rebondissements étonnants...
Hemingway prévient ainsi son lecteur en préambule : « Ce livre peut être tenu pour une œuvre d'imagination. Mais il est toujours possible qu'une œuvre d'imagination jette quelque lueur sur ce qui a été rapporté comme un fait. » (Préface)
Le livre déborde d'amour pour la ville de Paris vers laquelle il revint à de nombreuses reprises. C'est également un émouvant hommage à son premier amour, Hadley, qui apparaît délicieuse. Leur histoire passée est rapportée avec tendresse et beaucoup de nostalgie pour cette passion exubérante et le livre se clôt sur le prélude de la rupture qui va séparer les époux.
Lieux cités La rue Mouffetard : Hemingway fréquenta le Café des Amateurs et prétend avoir résidé dans l'immeuble où est mort Paul Verlaine en 1896, situé au 39, rue Descartes, dans le prolongement de la rue Mouffetard.. La rue Notre-Dame-des-Champs. Le Dingo Bar à rue Delambre, où il a rencontré pour la première fois F. Scott Fitzgerald Le café-restaurant La Closerie des Lilas à Montparnasse. Le café-restaurant Les Deux Magots à Saint-Germain-des-Prés. Les bouquinistes qui longent la Seine. Shakespeare & Co, la librairie bibliothèque de Sylvia Beach. Le restaurant Chez Michaud, 29, rue des Saints-Pères (aujourd'hui Comptoir des Saints-Pères). La brasserie Lipp, boulevard Saint-Germain. Le Vel' d'Hiv' et la des Six Jours de Paris. Le 74, rue du Cardinal-Lemoine, où il avait loué un appartement. Le 14, rue de Tilsitt, adresse des Fitzgerald. Le stade Buffalo à Montrouge (aujourd'hui disparu).
Personnages cités
Postérité Inspiration artistique Woody Allen s'est inspiré du livre Paris est une fête pour écrire le scénario du film Minuit à Paris (Midnight in Paris) sorti en 2011Decoding Woody Allen’s Midnight in Paris, Joseph Bergermay, The New York Times, 27 mai 2011.
Mémoire des attentats du 13 novembre Après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, le livre connaît un nouveau succès de librairie. Interviewée dans un micro-trottoir par BFM TV, une ancienne avocate, Danielle Mérian, déclare : . Son message est rapidement relayé par les réseaux sociaux et de nombreux médias à l'international.. Les éditions Folio Gallimard affirment alors que les ventes du livre passent de 10 exemplaires par jour avant les attentats à 500 pour atteindre 1 500 exemplaires quotidiens le . Le livre passe en tête des ventes en ligne« Attentats à Paris : Hemingway, le symbole de la résistance face au terrorisme », telerama.fr, 19 novembre 2015, de nombreuses librairies sont en rupture de stockLes ventes du «Paris est une fête» d'Hemingway ont décollé après les attentats, Libération du 19 novembre 2015. et doivent être réimprimés« Paris est une fête » en rupture de stock, Le Monde.fr du 23 novembre 2015. Fin 2015, l'ouvrage s'écoule à par semaine et sur l'ensemble de l'année, auront été vendus.
Notes et références
Liens externes
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