Mohamed Ghariani (), né le à Kairouan., est un homme politique tunisien.

Après diverses fonctions politiques, il devient, en 2008, secrétaire général du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) et occupe cette fonction jusqu'à la dissolution du parti le . Après la révolution tunisienne, il est arrêté le pour des accusations d'abus de pouvoir et de malversations dans la gestion du RCD.

Biographie Carrière Il suit ses études à la faculté des lettres et sciences humaines de Tunis où il obtient une maîtrise en sociologie. Membre du Parti socialiste destourien à partir de 1983, il est élu en 1989 comme secrétaire général du bureau national de l'organisation des étudiants du RCD, le premier après le changement du .

Il entre au comité central lors du congrès de 1993 et se voit reconduit lors des trois congrès suivants en tant que membre désigné par le président du parti sur la liste nationale. Lors du congrès de 2008, il est désigné comme président du secrétariat du congrès au sein de son bureau.

Nommé le comme secrétaire permanent du RCD chargé de la jeunesse et de l'éducation, il devient en 1996 gouverneur de Sidi Bouzid avant de réintégrer la direction centrale du RCD le , cette fois en tant que secrétaire général adjoint chargé de la jeunesse, de l'éducation et de la culture puis chargé des relations avec les organisations et les associations. En , il est envoyé comme ambassadeur au Royaume-Uni. C'est là que, selon le site Kapitalis, Ghariani fait la connaissance de Mohamed Sakhr El Materi, le gendre du président Zine el-Abidine Ben Ali.. El Materi fait tout pour que Ghariani revienne à Tunis, ce qui est chose faite à la suite de la fusillade de Soliman. Ghariani prend le le poste de conseiller principal auprès du président de la République chargé des affaires politiques et régionales, de la relation avec les organisations et d'une partie du dossier de la communication, à la place d'Abdelwahab Abdallah. Le , Ghariani est promu secrétaire général du RCD pour préparer la campagne électorale d'El Materi pour les élections législatives d' ; il est reconduit à ce poste le .

Après la révolution tunisienne De la dissolution officielle du bureau politique, le ., à la dissolution totale de la formation, le suivant, durant la révolution tunisienne, le rôle de Mohamed Ghariani se limite à expédier les affaires courantes.

Après le , Ghariani accorde sa première interview à Al-Arabiya. Il y indique que . ; il précise aussi que son parti a remis tous les locaux mis à sa disposition par l'ancien régime et que . Par la suite, Ghariani multiplie les interventions médiatiques et assure que Ben Ali .

Dans une interview accordée au magazine Jeune Afrique, il parle de la dernière fois où il a rencontré le président déchu, le au palais présidentiel de Carthage, trois jours avant sa fuite... Lors de cet entretien, Ghariani indique que . Il ajoute que Ben Ali était inquiet, n'arrêtait pas de s'étonner et de dire qu'il cherchait à comprendre, tout en étant dépassé par les événements.

Le , le journal Essour révèle des éléments d'un livre à paraître de Leïla Ben Ali ; celle-ci y affirmerait qu'El Materi avait échafaudé avec Ghariani un plan pour renverser le président Ben Ali..

Le , le parti Nidaa Tounes annonce son ralliement. et sa nomination en tant que conseiller politique de son président, Béji Caïd Essebsi..

Le , Ghariani rejoint l'Al Moubadara..

Le , Rached Ghannouchi le nomme conseiller dans son cabinet de président de l'Assemblée des représentants du peuple..

Poursuites judiciaires Le , 25 avocats déposent plainte contre dix responsables de l'ancien régime du fait de leurs responsabilités au sein du RCD. Les personnes objets de la plainte sont Ghariani, Abdallah Kallel, Ridha Chalghoum, Abderrahim Zouari, Zouheir M'dhaffer, Chédli Neffati, Abdelaziz Ben Dhia, Hamed Karoui, Kamel Morjane, Abdelwahab Abdallah et tous ceux qui seraient révélés par l'enquête... Une instruction est ouverte à leur encontre, auprès du Tribunal de première instance de Tunis, pour des charges liées à leurs activités et leurs responsabilités partisanes : détournement et extorsion de fonds, malversation, spoliation et abus de pouvoir ayant porté préjudice à l'administration. Le procureur de la République demande le l'émission des mandats judiciaires nécessaires et charge le premier juge d'instruction, Mondher Ben Jâafer, de l'enquête. Selon le site Kapitalis, Mohamed Ghariani serait accusé d'abus de pouvoir et de malversations dans la gestion du RCD, des accusations que ses avocats rejettent : ils affirment qu'en tant que chef du parti, le prévenu n'était pas chargé de sa gestion financière.. Il est toutefois arrêté le ..

Ghariani est auditionné le devant le tribunal cantonal de Jendouba dans une affaire de soustraction d'argent public ; ce dernier décide de le maintenir en liberté dans cette affaire mais il demeure en état d'arrestation dans le cadre d'autres affaires..

Le , il est libéré à la suite d'une décision de la cour d'appel de Tunis.. Toutefois, l'interdiction de voyager n'est pas levée et Ghariani est interdit de s'afficher dans les lieux publics.. L'interdiction est finalement levée en ..

Distinctions Mohamed Ghariani est officier de l'Ordre de la République et de l'Ordre du 7-Novembre et grand officier de l'Ordre du mérite.

Vie privée Il est marié et père de deux filles.

Références

Catégorie:Personnalité du Rassemblement constitutionnel démocratique Catégorie:Ambassadeur de Tunisie au Royaume-Uni Catégorie:Gouverneur en Tunisie Catégorie:Naissance en août 1962 Catégorie:Naissance à Kairouan