Plombières-les-Bains est une commune française située dans le département des Vosges, en région Grand Est. Elle fait partie de la région historique et culturelle de Lorraine.

Plombières-les-Bains, surnommée la « Ville aux mille balcons », est une ancienne station thermale, à la mode à différentes époques et notamment au , sous et l'empereur . Ses habitants sont appelés les Plombinois.

Géographie Localisation Située dans les Vosges méridionales, aux confins de la Haute-Saône, la petite ville de Plombières-les-Bains occupe la vallée étroite de l'Augronne.

Géologie et relief C'est une des . du parc naturel régional des Ballons des Vosges qui s'étend entre Alsace, Lorraine et Franche-Comté, de la vallée de Sainte-Marie-aux-Mines, au nord, jusqu'aux portes de Belfort et à Plombières-les-Bains, au sud.

La Vôge est un plateau gréseux du nord-est de la France, à cheval sur les départements des Vosges et de la Haute-Saône, entre Vittel, Jussey, Saint-Loup-sur-Semouse, Remiremont et Épinal.

Bellefontaine, Xertigny, Plombières-les-Bains sont les autres grandes communes de l'ouest avec de nombreux hameaux..

Les conditions géologiques ont fait de Plombières-les-Bains une ville thermale attestée dès l'Antiquité romaine. La présence d'une eau abondante a permis l'essor de l'industrie métallurgique dès l'époque moderne puis du textile à partir des années 1830..

Sismicité Commune située dans une zone de sismicité modérée.Didacticiel de la règlementation parasismique.

Hydrographie Au-delà de l'Augronne se trouve la commune du Val-d'Ajol où passe désormais la nouvelle RN 57 qui évite ainsi le relief plombinois trop escarpé.

Cours d'eau sur la commune ou à son aval. : vignette|centre|redresse=2.0|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier de Plombières-les-Bains. rivière l'Augronne ; deux autres cours d'eau sillonnent la commune, également orientés du nord-est vers le sud-ouest : le ruisseau de Chèvrecul qui arrose Ruaux avant de plonger vers l'Augronne et la Semouse qui sépare la commune de ses voisines : Xertigny et Le Clerjus. rivière la Semouse ; * ruisseaux :

La ville possède faiblement minéralisées mais riches en oligo-éléments. Les eaux de Plombières jaillissent à des températures comprises entre 57 et , se plaçant donc à la deuxième place des sources les plus chaudes d’Europe : idéales pour se relaxer, elles sont aussi indiquées dans le traitement des affections digestives et rhumatismalesSources thermales de Plombières-les-Bains : 3. Description, Auteurs : Philippe Martin - Didier Zany].

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Val-d'Ajol », sur la commune du Val-d'Ajol à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en .

Communes limitrophes

Voies de communications et transports Voies routières Plombières-les-Bains est accessible par les axes de communication suivants : RD 157 vers Remiremont et Épinal, ancienne RN 57 construite en 1845. suivant la vallée de l'Augronne en amont de la ville et reliée au niveau des Gérards à l'actuelle RN 57 en 2×2 voies dans la partie vosgienne contournant Plombières-les-Bains par les hauteurs du Val-d'Ajol.. RD 157 vers Le Val-d'Ajol (par la RD 20) et la Haute-Saône, ancienne RN 57 remontant vers le Petit Moulin et reliée au niveau de la Croisette à l'actuelle RN 57. RD 157bis vers Aillevillers et Saint-Loup-sur-Semouse, suivant la vallée de l'Augronne en aval de la ville, ancienne route nationale 57bis construite en 1838 et rectifiée en 1865.. RD 20 (Ermitage aux Granges-de-Plombières) puis RD 63 (Xertigny) puis RD 434 vers Épinal, ancienne route de Lunéville à Bâle au et début du puis RN 57 jusqu'en 1887. route des Scieries remontant la vallée du ruisseau des Scieries ou de Saint-Antoine vers les hameaux des hauteurs du Val-d'Ajol avec une liaison vers la D 23 reliant Remiremont au Val-d'Ajol par le col du Peutet et Faymont. route du Dandirand descendant vers Plombières par une pente longue et rapide, ancienne route de Plombières à Remiremont avant la construction de la route plus large en pente douce dans la vallée de l'Augronne.

Transports en commun Réseau régional de transports en commun "Fluo Grand Est"Fluo Grand Est.

Lignes SNCF

La gare ferroviaire en activité la plus proche est la gare de Remiremont.. Une halte voyageurs se trouve à la gare d'Aillevillers.

+Aéroports à proximité Nom Destinations DistanceAéroport de Bâle-Mulhouse-Fribourg. FranceEuropeAfriqueAéroport de Nancy-EsseyFrance Europe

Transports aériens Les aéroports les plus proches sont :

En fonction des destinations, plusieurs aéroports (cf. tableau ci-contre).

Urbanisme Typologie Au , Plombières-les-Bains est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (54,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (54,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (41,4 %), prairies (37,5 %), zones agricoles hétérogènes (16,7 %), zones urbanisées (4,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=2.0|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Politique environnementale Ville fleurie : trois fleurs attribuée par le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris. centre|550px|Vue panoramique de Plombières-les-Bains depuis la rue d'Épinal.

Finances locales Budget et fiscalité 2022 vignette|300px|Hôtel de ville. En 2022, le budget de la commune était constitué ainsiLes comptes de la commune de Plombières-les-bains : total des produits de fonctionnement : , soit par habitant ; total des charges de fonctionnement : , soit par habitant ; total des ressources d’investissement : , soit par habitant ; total des emplois d’investissement : , soit par habitant. endettement : , soit par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants : taxe d’habitation : 13,27 % ; taxe foncière sur les propriétés bâties : 38,68 % ; taxe foncière sur les propriétés non bâties : 40,08 % ; taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ; cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2021 : Médiane en 2021 du revenu disponible, par unité de consommation : Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet.

Jumelages La Ville de Plombières est jumelée avec : la ville de Rickenbach est jumelée à Pombières-les-Bains depuis 1980. ; Jumelage avec la commune de Saint-Claude (Guadeloupe)Dans le cadre de la commémoration de l’abolition de l’esclavage, la ville de Saint-Claude a célébré officiellement son jumelage avec Plombières les Bains, dans les Petites Antilles. Localisée sur les hauteurs de la ville de Basse-Terre, au pied de la Soufrière, Saint-Claude est connue pour ses sources thermales ; , une commune de située dans la région du Piémont, au nord-ouest de l'ItalieJumelage Santena / Plombières les Bains 8 juillet 2015 Santena.

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes « Ferri, chevalier, c’on dit de Plommieres » (1289) ; Plomieres (1295) ; Plumieres (1295) ; Plomeires (1295) ; Plomere (1396) ; Plemiere, Plemieres (1400) ; Plumiere (1401) ; Plomeyres (1427) ; Plombieres (1430) ; Plumbers (1470) ; De Plumberis (1475) ; Plimerss (1491) ; Plommiere (1505) ; Plummers (1515) ; Plumiers (1593) ; Plumbieres les Bains (1602) ; Plombieres aux Baings (1633) ; Plomberiæ Aquæ (1768)..

Plombières : Sources thermales et ferrugineuses connues dès l'Antiquité ; peut-être le pluriel du latin aqua plumbaria « eau contenant du plomb », s'appliquant aux eaux ferrugineuses., avec le suffixe -ière.

L'appellation « les Bains », ajoutée au nom de Plombières, dès 1602, a été consacrée par décret du , pour mettre en valeur l'activité thermale de la ville. « Les bains » apparaissent également sous la plume de Montaigne qui y fit un séjour en . les-Bains est un suffixe utilisé en français (de manière parfois officielle, parfois seulement touristique) pour les toponymes de certaines localités, généralement parce qu'elles accueillent une station thermale ou balnéaire.

Histoire vignette|gauche|Plombières, affiche de 1931 par Jean d'Ylen faisant la promotion des cures thermales dans la ville.

Une ville thermale gallo-romaine Plombières fut dès le le lieu d'un habitat celte. Les Romains lors de la conquête des Gaules, y découvrirent des sources d'eaux chaudes et fondèrent la station il y a plus de . La légende veut que les légions du lieutenant de Jules César, Titus Labienus, qui se dirigeaient vers le nord via l'actuelle Franche-Comté, en -51, se soient arrêtées à proximité de Plombières. Un soldat, à la recherche de son chien, qui se serait éloigné pendant la nuit, aurait trouvé ces sources chaudes. Les Romains entreprirent des travaux considérables afin de capter les sources ; pour cela, ils détournèrent l'Augronne. Il semble que les thermes romains accueillaient surtout des blessés de guerre venus des limes sur le Rhin. La station est détruite lors des invasions barbares, mais renaît à partir du Moyen Âge, sous le nom de Plumières puis de Plombières, jusqu'à la dénomination actuelle de la commune en 1891.

Une forteresse du Moyen Âge Le duc Ferry III de Lorraine y fait ériger une forteresse (on situe l'achèvement partiel des travaux en 1292) sur des terres appartenant à l'abbaye de Remiremont, ce qui lui vaut une menace d'excommunication. Le château était bâti sur la rive gauche de l'Augronne afin de protéger les . Il a peut-être été détruit au cours de l'incendie qui détruisit Plumières (l'ancien nom de Plombières) en 1297Georges Poull, Plombières au Moyen Âge, son château et ses avoués. Tiré à part d'une étude parue dans les Annales de l'Est (1972-1) complété par un avant propos de Marc Chardot et enrichi de diverses notes et illustrations, Berger-Levrault, 1973..

Un lieu de villégiature prisé à l'époque moderne