thumb|right|150px|insigne de béret d'infanterie Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment de Hainaut, un régiment français d'Ancien Régime. Il est conservé à l'ordre de bataille jusqu'en 1929, puis est recréé brièvement pendant la Seconde Guerre mondiale.

Création et différentes dénominations

1762 : Prend le nom de régiment de Hainaut. : Tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d'ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment de Hainaut devient le d'infanterie de ligne ci-devant Hainaut. 1793 : Amalgamé il prend le nom de de première formation 1796 : Création de la de deuxième formation 1803 : Constitue le d'infanterie de ligne 12 mai 1814 : pendant la Première Restauration, le d'infanterie de ligne prend le . 1er mai 1815 : pendant les Cent-Jours, il reprend son nom d'infanterie de ligne 16 juillet 1815 : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration : création de la légion de Lot-et-Garonne 1820 : La légion de Lot-et-Garonne devient le d'infanterie de ligne. 1882 : Renommé d'infanterie 1914 : À la mobilisation, il donne naissance au régiment d'infanterie 1929 : dissolution 1939 : recréé à la mobilisation 1940 : dissolution 1945 : brièvement recréé (de janvier à novembre)

Chefs de corps

(*) Officier qui devint par la suite général de brigade. (**) Officier qui devint par la suite général de division.

Historique des garnisons, campagnes et batailles Ancien Régime

ci-devant Hainaut (1791-1793) L'ordonnance du fait disparaître les diverses dénominations, et les corps d'infanterie ne sont désormais plus désignés que par le numéro du rang qu'ils occupaient entre eux. Ainsi, 101 régiments sont renommés. Les régiments sont toutefois largement désignés avec le terme ci-devant, comme d'infanterie ci-devant Hainaut. Chaque régiment n'eut plus qu'un drapeau aux couleurs rouge, blanc et bleu, ayant d'un côté cette inscription : Obéissance à la Loi et de l'autre le numéro du régiment et les noms des actions éclatantes où il s'était trouvé.

Révolution française Le régiment est présent à l'affaire de Nancy en 1790Xavier Maire, Histoire de l'affaire de Nancy (1790), Nancy et Paris, 1861, .

La rapidité des événements qui eurent pour résultat la prise de la Bastille, ne lui permit pas d'arriver au camp de Saint-Denis ou il avait été appelé. Le baron de Charles Gustave Falkenheim, qui commandait ce camp, lui envoya l'ordre de s'arrêter à Claye. Le régiment partit de là pour se rendre à Metz, puis à Thionville , où il arrivait le . Il resta en garnison dans cette ville jusqu'au , puis il fut envoyé à Belfort, d'où il détacha un bataillon au Fort-Louis du Rhin.

Guerres de la Révolution

Le de Hainaut contribua, sous les ordres du général Anselme, à la conquête du comté de Nice. II se distingua particulièrement, le , à Sospel HISTORIQUE DES GUERRES DU XVIII EME SIECLE sur archeo-alpi-maritimi.com.

Pendant ce temps, le de Hainaut servait à la reprise de Toulon, qu'il avait été obligé d'évacuer.

Le , lors de la réorganisation des corps d'infanterie français le du d'infanterie (ci-devant Hainaut) est amalgamé avec le de volontaires du Bas-Rhin et le de volontaires des Bouches-du-Rhône également appelé de volontaires du Luberon ou bataillon de volontaires d'Apt pour former la de première formation. Le , lors de la réorganisation des corps d'infanterie français le du d'infanterie (ci-devant Hainaut) est amalgamé avec le de volontaires des Bouches-du-Rhône et le bataillon de volontaires de Tarascon pour former la de première formation.

(1793-1796) En 1793, lors du premier amalgame la de première formation est formée avec les : du d'infanterie (ci-devant Poitou) de volontaires de l'Oise de volontaires de la Seine-Inférieure

Guerres de la Révolution En 1795 et 1796, la « » est affectée à l'armée des côtes de Brest.

(1796-1803) Guerres de la Révolution La de deuxième formation est formée le par l'amalgame des : de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Bourbonnais), de volontaires du Doubs et de volontaires du Jura) de première formation ( du d'infanterie (ci-devant La Martinique et ci-devant La Guadeloupe), de volontaires du Bas-Rhin et de volontaires du Doubs) de la de première formation (* de volontaires du Doubs, de volontaires du Nord et de volontaires de l'Oise)

Après cet embrigadement, la affectée l'armée de Rhin-et-Moselle, participe à la bataille de Biberach.

De 1798 à 1800, l'unité fait partie des armées du Danube et du Rhin. En 1799, elle participe aux batailles de Zurich, de Bataille de Stockach et , en 1800 à celles d'Engen, de Moesskirch et de Kirchberg Le 5 juin 1800 – Le combat de Kirchberg.

(1803-1815) Guerres de l'Empire Par décret du , le Premier Consul prescrit une nouvelle réorganisation de l'armée française. Il est essentiel de faire remarquer, pour faire comprendre comment, souvent le même régiment avait en même temps des bataillons en Allemagne, en Espagne et en Portugal, ou dans d'autres pays de l'Europe, que, depuis 1808, quelques régiments comptaient jusqu'à 6 bataillons disséminés, par un ou par deux, dans des garnisons lointaines et dans les diverses armées mises sur pied depuis cette date jusqu'en 1815.

Ainsi, le d'infanterie de ligne est formé à 3 bataillons avec la , et de la de deuxième formation.

En 1805, le « » fait partie du .En 1805, il participe à la campagne d'Allemagne et se trouve engagé aux batailles d'Elchingen, d'Ulm, et de de Scharnitz dans le Tyrol Octobre-Décembre 1805 – la campagne de Ney au Tyrol.

En 1806, dans le cadre de la campagne de Prusse il s'illustre à la Bataille d'Iéna, et participe à la prise d'Erfurt et au siège de Magdebourg.

En 1807, durant la campagne de Pologne, il se trouve aux batailles d'Eylau et le 14 juin 1807 les 2 bataillons du regiment participent à la bataille de Friedland.

En 1808, le régiment est envoyé aux armées d'Espagne et de Portugal et participe à la guerre d'indépendance espagnole.

En 1809, il se trouve à la .

En 1810, il participe à la prise de Ciudad Rodrigo.

En 1811, il est engagé à la bataille de Redinha au Portugal.

En 1812, le régiment est toujours dans la péninsule Ibérique et il rejoint le 3e corps de la Grande Armée l'année suivante.

En , le du « » sert de base à la création du 151e régiment d'infanterie de ligne. Il est ensuite engagé dans la campagne d'Allemagne, il se trouve aux batailles de Leipzig, de Lutzen, de Bautzen, de Dresde, et de Hanau.

En 1814, durant la campagne de France les différents bataillons du régiments participent aux batailles d'Orthez (27 février) de Toulouse, de Champaubert, de Montmirail et de Vauchamps (14 février 1814)

Après l'exil de à l'île d'Elbe, l'ordonnance royale du qui réorganise les corps de l'armée française, le prend le . À son retour de l'île d'Elbe, le , prend, le , un décret qui rend aux anciens régiments d'infanterie de ligne les numéros qu'ils avaient perdus. Ainsi le se trouve à la bataille de Ligny

Après la seconde abdication de , Louis XVIII réorganise de l'armée de manière à rompre avec l'héritage politico-militaire du Premier Empire.A cet effet une ordonnance du licencie l'ensemble des unités militaires françaises.

Légion du Gard (1815-1820) Par ordonnance du , Louis XVIII crée les légions départementales. La Légion de Lot-et-Garonne, qui deviendra le régiment d'infanterie de ligne en 1820, est créée.

(1820-1882) En 1820 une ordonnance royale de Louis XVIII réorganise les corps de l'armée française en transformant les légions départementales régiments d'infanterie de ligne. Ainsi, le d'infanterie de ligne est formé avec les bataillons de la légion de Lot-et-Garonne et de la de Seine-Inférieure.

De 1820 à 1852 En 1830, il prend part aux combats de la révolution de Juillet, contre les insurgés. Une ordonnance du crée le et porte le régiment, complet, à trois mille hommesHistoire de l'infanterie en France de Victor Louis Jean François Belhomme Vol 5 page 151.

En 1832, le régiment est engagé dans la guerre belgo-néerlandaise et participe au siège d'Anvers.

Deuxième République En 1849, il fait partie du corps expéditionnaire de la Méditerranée envoyé pour défendre le pape et les États pontificaux www.military-photos.com, consulté le 27 juin 2008 et participe au siège de Rome.

Revenu en France, un bataillon est en garnison à Draguignan.

Le, le régiment est engagé à Aups, pour réprimer la résistance au coup d'État du 2 décembre 1851 (1 mort pour le régiment, 50 chez les insurgés)Frédéric Négrel, « Décembre 1851 à Artignosc », Verdon no 1, estieu 1999, ..

En 1852, il est envoyé en Algérie, et participe à la prise de Laghouat Les régiments d'infanterie (num 46 à 60) - Historique sous le IInd Empire et la République.

Second Empire thumb|Képi d'infanterie de ligne.

En 1854 et 1855, le régiment est envoyé en Crimée et il se trouve, lors du siège de Sébastopol, aux batailles de l'Alma, d'Inkerman, du Mamelon-Vert Le 7 juin 1854 – La bataille du Mamelon Vert, de Traktir et de Malakoff. Le colonel de Brancion, commandant du régiment, est tué le durant la bataille du Mamelon-Vert.

Par décret du le d'infanterie fourni 1 compagnie pour former le .

Guerre franco-prussienne de 1870 Au , le d'infanterie de ligne fait partie de l'armée du Rhin. Avec le de chasseurs du commandant d'Hugues et le d'infanterie du colonel Theuvez, le la du général Pelletier de Montmarie. Cette , avec la du général Pellé, deux batteries de 4 et une de mitrailleuses ainsi qu'une compagnie du génie constituent la d'infanterie du général Douay. Cette division d'infanterie évolue au sein du d'armée dont le commandant est le maréchal de Mac Mahon, duc de MagentaIn Histoire générale de la guerre franco allemande - 1870-1871, tome 1, pages 171 et 396..

: départ du dépôt de Langres pour Belfort : la est envoyée sur la frontière de la Lauter, près de Frœschwiller : la stationne à Reichshoffen : bataille de Wissembourg. Le perd dont tués ou blessés. : bataille de Frœschwiller-Wœrth 8 au : retraite du d'armée et arrivée au camp de Châlons

Le , le d'infanterie de ligne fait maintenant partie de l'armée de Châlons au sein de la d'infanterie du général PelléLe général de brigade Pellé a pris le commandement de la division à la suite de la mort du général Douay lors de la bataille de Wissembourg.. Les deux brigades de la divisionLa est commandée par le général Gandil évoluent au sein du d'armée du général DucrotLe général de division Ducrot a pris le commandement du d'armée à la suite de la nomination de Mac Mahon au commandement de l'armée de Châlons.Le de ligne est toujours associé au de chasseurs du commandant d'Hugues et au d'infanterie du colonel Theuvez au sein de la du général Pelletier de Montmarie, In Histoire générale de la guerre franco allemande - 1870-1871, tome 2, page 515..

Il combat à Wissembourg, et à Froeschwiller.

Le étant parvenu à rejoindre Châlons, le se trouve alors affecté à l'armée de Châlons. Du 23 au il marche vers l'est puis retraite sur Sedan.Les et il se trouve au désastre de Sedan. L'armée est défaite et captive, et l'empereur Napoléon III est prisonnier. Détenus sur la presqu'île d'IgesCe camp sera surnommé le camp de la misère du fait des conditions de détention et du nombre de victimes du fait des maladies. du 3 au , les soldats du seront finalement internés en Prusse à Stettin jusqu'en . Dès lors, le régiment ne combattra plus en tant qu'unité constituée.

Le , depuis Langres, une colonne de environ, formée de mobiles de la Haute-Marne et des Vosges ainsi de deux compagnies du , est dirigée par chemin de fer sur Neufchâteau et de là à pied sur Vaucouleurs, où elle surprend le détachement d'étapes et capture dont trois officiers. L'un des prisonniers est le directeur de la police de Berlin appelé par le chancelier Bismarck au grand quartier général.