thumb|upright|Prêtre jouant du shō

La musique shintoïste est la musique rituelle du shintoïsme. Elle utilise des instruments de musique traditionnels du Japon.

Danses Il s'agit principalement de la musique de kagura, un rite artistique shintoïste, consistant globalement en une danse théâtrale, dérivée du culte de la déesse solaire Amaterasu. On en trouve deux types : est une danse rituelle exécutée à la Cour impériale et dans les sanctuaires shintos importants : Kamo-jinja et Iwashimizu Hachiman-gū . Il consiste à accueillir, à distraire et à saluer les divinités par des chants syllabiques humoristiques ou poétiques. Il est aujourd'hui parfois considéré comme sous-genre du gagaku, dont il est l'une des influences, ou plus simplement considérée comme une danse accompagnée par la musique gagaku... Elle semble avoir précédé l'influence chinoise sur le gagaku et comporte des éléments autochtones ainsi que des influences d'autres éléments tels le kangen, le bugaku et le saibara. Ces représentations furent établies par l'empereur Ichijō en 1002 sous le nom de naishidokoro no mikagura, mais ne devinrent un événement annuel qu'à partir de 1098. Elles se déroulaient sur l'esplanade du naishidokoro, où un feu de joie était allumé et où deux groupes de musiciens se faisaient face, le groupe de gauche, motokata, et celui de droite, suekata, sous la direction d'un chef appelé ninjō. Le motokata interprétait des chants sacrés (kamiuta), tandis que le suekata exécutait des pièces aux textes folkloriques anciens. est le kagura rencontré dans les sanctuaires shintoïstes communs, généralement dansé par des miko. Elle serait à l'origine du nô et du kyōgen . Le satokagura se divise généralement en quatre grands groupes : le miko kagura (ou mikomai), dansé par une ou plusieurs miko tenant des clochettes, des éventails ou des branches de bambou ou de sakaki; l'Izumo-ryū kagura, très répandu dans la préfecture d'Hiroshima et dans l'ouest du Japon; l'lIse-ryū kagura (ou Yudate kagura), autrefois populaire dans la résidence de l'armée impériale jusqu'à la restauration de Meiji; et le Shishi kagura, qui se décline en deux formes, le yamabushi kagura, typique des préfectures d'Iwate, de Yamagata et d'Akita, et le Dai-kagura du grand sanctuaire d'Ise, toutes deux caractérisées par la vénération d'une tête de lion en tant que shintai.

Répertoires

Le kagura uta est le répertoire vocal sacré du mikagura, composé de (Niwabi, Achime, Sakaki, Karakami, Hayakarakami, Komomakura, Sazanami, Senzai, Hayauta, Hoshi, Asakura, Sonokoma, etc.) exécuté traditionnellement par un chœur d'hommes durant plusieurs jours, mais réduit aujourd'hui à exécutés en six heuresAkira Tamba, Musiques traditionnelles du Japon, Actes Sud, 1995. On y emploie une et/ou un hautbois (hichiriki) traditionnels, et éventuellement un yamatogoto et des claves shakubyoshi.

Instrumentations vignette|Taiko

Parmi les différentes musiques de mikagura, on trouve plus précisément : le usant de la flûte ryūteki ou du hichiriki et d'une paire de shakubyōshi, avec ou sans cithare ; l' usant de la flûte komabue ; le usant du kagurabue, du hichiriki et du wagon.

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Notes et références

Voir aussi

Articles connexes

Dengaku Sarugaku Musique japonaise traditionnelle

Liens externes

Musique shinto et shōmyō

Bibliographie

, avec un CD S. Sadie, The new Grove Dictionary of Musical Instruments, Macmillan, London, 1985 S. Kishibe, The traditional music of Japan, Ongaku no tomo edition, Tokyo, 1984

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