Abiy Addi (parfois écrit Abi Adi, Abiy Adi ou Abi Addi ; « grande ville » en tigrigna) est une ville et un woreda du nord de l'Éthiopie, située dans la zone Mehakelegnaw du Tigré. Elle est l'ancienne capitale de la province de . Sa population est estimée à plus de en 2022.
Situation Abiy Addi se trouve vers d'altitude, environ au sud d'Adoua et à l'ouest de Mekele« Abiy Addi » sur OpenStreetMap...
La ville forme un district urbain distinct bénéficiant du statut de woreda au moins depuis 2007. D'abord enclavée dans le sud de Kola Temben, elle est entourée depuis le début des années 2020 par Keyhe Tekli au nord et à l'est, Tanqua Melashe au sud et Kola Temben à l'ouestCarte « Tigray » sur Wikimedia Commons : « Abi Adi town »..
Population Selon le recensement national de 2007 effectué par l’Agence centrale de la statistique d'Éthiopie, cette ville compte une population totale de habitants. Environ 89 % des habitants sont orthodoxes et 11 % sont musulmans..
En 2022, sa population est estimée à avec une densité de population de par pour de superficie..
Histoire Le noyau initial de la ville s’est formé autour du site de Tanqwa, nommé d’après la vallée fluviale qui le traverse. C’est l’empereur Yohannès IV accorde les terres fertiles de cette vallée à ses courtisans, qui y cultivent le café, les légumes, des arbres fruitiers et forestiers. Le paysage se distingue alors par sa verdure. Toutefois, l’expansion des ravines et les méandres de la rivière entraînent une érosion des sols, poussant progressivement les habitants à se déplacer vers le sud-ouest de la vallée.
Avant l’occupation italienne, l’économie repose principalement sur l’agriculture, et les habitations sont en majorité couvertes de toits de chaume. Lors de l’invasion italienne, la région devient un foyer de résistance intense. Trois batailles successives ont lieu dans la zone, dirigées par Seyoum Mengesha et Kassa Haile Darge. Après la défaite des troupes éthiopiennes, les Italiens occupent la ville, et une grande partie des habitants se réfugie dans la vallée du Tekezé pour poursuivre la résistance sous forme de guérilla. Une offre de paix italienne favorise ensuite leur retour et leur réinstallation.
En , des partisans de Seyoum Mengesha concluent une réconciliation avec les autorités italiennes. La ville est rapidement reconstruite sous supervision italienne. Elle prend une allure plus urbaine et connaît une phase de croissance. Le commerce joue un rôle important dans cette dynamique. Les commerçants locaux entretiennent des échanges avec Asmara et d’autres villes du Tigré. Les produits échangés incluent notamment de l’alcool (cognac), de la farine, des vêtements (dont le tissu abugadid) et du kérosène.
Un réseau de routes praticables en saison sèche, établi durant cette période, relie la ville à Sàqota (au sud), à Adoua (au nord) et à Màqàlà (au sud-est). Les Italiens construisent également des bureaux administratifs ainsi que des blocs résidentiels et des marchés, revendus ensuite à des commerçants locaux. Des infrastructures de santé, des ponts et des écoles primaires sont également mises en place.
Après la période coloniale, la ville poursuit sa croissance. Elle devient le centre administratif du district de Tamben.
Notes et références
Catégorie:Ville dans la région du Tigré Catégorie:Woreda dans la région du Tigré