Jean Rivalland, né à Foulayronnes le et décédé à Évian le Base Léonore, est un militaire français. Il entre dans la haute administration française durant le régime de Vichy.
Biographie Ami de Xavier Vallat, rencontré durant ses études, et proche de l'Action française dans l'entre-deux-guerres, Adelin Pascal Jean Joseph Rivalland devient officier d'infanterie coloniale. Il fait campagne au Proche-Orient, puis en Afrique du Nord et, après son mariage, bifurque dans l'Intendance.
En 1940, au moment de l'armistice, il est colonel. Sous le régime de Vichy, il est nommé contrôleur adjoint de l'administration de l'armée, puis secrétaire général à la Police du au dans le Gouvernement Darlan. C'est René Bousquet qui lui succédera dans cette fonction. Il est ensuite nommé préfet de la Drôme puis des Bouches-du-Rhône. Il est toujours en poste à Marseille le , lorsque deux attentats tuent des officiers et soldats allemands, faisant suite à d'autres explosions meurtrières en . Des explosions , pour reprendre les termes des occupants. Dans les heures qui suivent les attentats de début janvier, Rivalland est convoqué à l'hôtel de Noailles, où l'état-major allemand est installé. Les autorités militaires allemandes lui ordonnent de dresser une liste d'otages. Rivalland s'y refuse et ajoute que le seul otage qu'il accepte de nommer est lui-même. Les Allemands, irrités par son intransigeance, déclarent l'état de siège et annoncent que la police de Marseille passe sous le contrôle direct des SS.
Quelques jours plus tard, une note de l'ambassadeur allemand Otto Abetz à Pierre Laval exige le départ de Rivalland, ce qui est officialisé le . Pour autant, des représailles allemandes sont organisées dans la cité phocéenne : c'est la rafle de Marseille, les 22, 23 et , et l’expulsion totale d’un vieux quartier de la ville, puis sa destruction, au nord du Vieux-Port. L'opération est menée par les Allemands, accompagnés de la police nationale, avec des effectifs venus notamment de Paris et dirigés par René Bousquet. Rivalland part se mettre au vert dans sa propriété savoyarde. Il est nommé quelques semaines plus tard conseiller-maître à la Cour des comptes, puis contrôleur général de l'administration de l'armée française.
Après la guerre, brièvement incarcéré à la Libération, il devient professeur à l'École nationale d’administration (ENA) de 1946 à 1956, chargé de mission au ministère de la Défense, délégué du ministre pour l'administration de l'armée de terre, et président de chambre à la Cour des Comptes. Il a reçu la Francisque..
Décorations
Médailles : Croix de guerre 1914-1918 Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs , décerné par le régime de Vichy
Notes et références
Liens externes
Base Léonore
Catégorie:Membre de l'ordre de la Francisque Catégorie:Personnalité politique du régime de Vichy Catégorie:Préfet du régime de Vichy Catégorie:Préfet de la Drôme Catégorie:Préfet des Bouches-du-Rhône Catégorie:Grand officier de la Légion d'honneur Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Naissance en novembre 1893 Catégorie:Naissance en Lot-et-Garonne Catégorie:Décès en septembre 1965 Catégorie:Décès à Évian-les-Bains Catégorie:Décès à 71 ans