Le massif du Mézenc est un massif montagneux situé dans le Massif central aux limites des départements de l’Ardèche et de la Haute-Loire, constituant une région naturelle française. Son point culminant est le mont Mézenc, dont les deux sommets, Sud et Nord, sont respectivement les plus hauts de l'Ardèche à et de la Haute-Loire à d'altitude.

Toponymie Le massif du Mézenc séparait deux peuples celtes : les Vellaves et les Helviens. Cette situation est sans doute à l'origine de son nom qui est un dérivé du mot pré-latin mège, comme d'autres frontières primitives telles que Mèje, Mèjane, Montmège, Montméa, Medze, Mezenc, etc.

Le point culminant de ce massif s'appelle le Puei-Vuei. Ce n'est que vers le milieu du qu'on a commencé à appeler le Puei-Vuei mont Mézenc, notamment sous l'influence du volcanologue Montilien Barthélemy Faujas de Saint-Fond.

Géographie Situation Le massif du Mézenc est situé à la limite des deux départements de l’Ardèche et de la Haute-Loire et des anciennes provinces du Vivarais et du Velay. Il est entouré par les régions naturelles suivantes : au nord par les monts du Haut-Vivarais à l’ouest par le massif du Meygal ; au sud par le plateau ardéchois ; à l’est par le massif des Boutières qui le prolonge et forme avec lui la majeure partie des monts du Vivarais.

Le massif est intégré pour une large part dans le parc naturel régional des Monts d'Ardèche.

Le fait d’être partagée entre deux départements, anciennement deux régions administratives, deux anciennes provinces, deux traditions différentes (catholique et protestante), d’être éloignée des grands axes de communication et de ne pas avoir de centre urbain important a contribué à ce que cette région soit peu connue et n’ait pas une identité très affirmée. C’est toutefois un ensemble géographique clairement différencié.

Topographie Sommets principaux

Le plus haut sommet du massif est le mont Mézenc qui a deux pics, le plus élevé, situé au sud en Ardèche culmine à , tandis que le second culmine à et se trouve en Haute-Loire. Mais le sommet le mieux connu est certainement le mont Gerbier-de-Jonc, où se situe la source de la Loire..

Voici la liste des principaux sommets du massif : Mont Mézenc ou Puei-Vuei Mont d'Alambre Chaulet Suc de Taupernas Suc de Montfol Suc de la Lauzière Mont Gerbier-de-Jonc Rocher Tourte Suc de Séponet Les Coux Le Sépoux Suc de Sara Suc d'Ourseyre Mont Signon Rocher des Pradoux Rocher des Baux Roche du Bachat Rocher d'Aiglet Suc de Touron Roches de Borée

Géologie À l’ère Tertiaire (Miocène), le plissement alpin a fracturé le socle hercynien du Massif central. Le long des lignes de fractures, des volcans sont apparus en plusieurs étapes jusqu’à l’ère Quaternaire.. C’est le cas des volcans du massif du Mézenc. Les sucs de Sara, le suc de Touron, le mont Gerbier-de-Jonc et le mont d’Alambre sont des volcans de type péléen. Ils ont une forme de dôme caractéristique et la roche qui les constitue est essentiellement de la phonolite. Le mont Mézenc a deux sommets. Il est né de plusieurs poussées de magma. Au sud, le cirque des Boutières est un cratère égueulé après une explosion volcanique..

Principaux villages

Hydrographie La Loire prend sa source dans le massif. Celui-ci forme la ligne de partage des eaux avec le bassin du Rhône.

Climat La région subit un climat montagnard marqué. En hiver les forêts et pâtures sont balayées par la burle, nom local du blizzard..

Faune et flore Les principaux milieux naturels du Mézenc sont les hêtraies, les pelouses, les landes et les tourbières. La flore est riche et rare. On y compte une trentaine d’espèces protégées..

Population Le massif est peu peuplé, avec seulement personnes y vivant à l'année, soit 9 habitants au km². Cette population a fortement décliné tout au long du , ayant notamment baissé d'un tiers entre 1975 et 1990. Aujourd'hui elle tend à se stabiliser..

Histoire La palynologie atteste que la culture des céréales remonte au Néolithique final, vers 2500 Au cours de l'Antiquité, le massif constitue la frontière entre les cités gallo-romaines d'Alba et de Saint-Paulien, tandis qu'au Moyen Âge, il sépare les diocèses de Viviers (en Ardèche) et du Puy (en Haute-Loire)..

La forêt du Mézenc, établie à la fin du , est un exemple typique de forêt RTM, ayant pour objectif de stabiliser et de restaurer les sols en pente..

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le massif a été un refuge pour des enfants traqués par les forces nazies et leurs collaborateurs, devenant ainsi un bastion de résistance civile..

Activités Agriculture L'agriculture est une activité très importante dans le massif, puisqu'elle concerne un actif sur deux. On compte 650 exploitations en 1988, et certainement environ 400 aujourd'hui, qui exploitent ha de terres agricoles, 95 % de cette surface étant couvert par des prairies permanentes. Cette agriculture est exclusivement tournée vers l'élevage, avec principalement des bovins allaitants ( bovins), mais aussi des vaches laitières (environ ) et des moutons. L'agriculture permet de maintenir les paysages ouverts constitués de pâturage et de prairies de fauche.

Le climat hivernal très rude de la région accélère la déprise agricole. Les friches et les forêts naturelles ont tendance à se développer.

Les éleveurs bovins bénéficient d'une appellation de qualité dans la région : l'AOC Fin gras du Mézenc, faisant partie des quatre AOC de viande bovine en France. En 2013, cette appellation était produite par 80 éleveurs de la montagne ardéchoise et de la Haute-Loire..

Tourisme Après l'agriculture, la seconde activité majeure sur le massif est le tourisme.

Le plateau du Mézenc constitue un vaste espace de ski nordique. Une petite station de ski, tant de descente que de fond, est installée aux Estables. On y skie sur le mont d'Alambre et aux abords du Mézenc. C'est également le point de départ de la traversée de la montagne ardéchoise, une randonnée qui peut s'effectuer à skis..

Le mont Gerbier-de-Jonc est particulièrement populaire et il est visité par environ personnes chaque année.

La région est parcourue par les sentiers de grande randonnée GR 7, GR 73 et GR 40 et de petite randonnée PR58 et PR205.

La chartreuse de Bonnefoy comprenait de très grands bâtiments. Elle fut détruite en 1653 par un incendie. Il reste aujourd’hui la maison du prieur et le clocher.

Ce sont pas moins de lits qui sont réalisés sur le massif pendant les saisons touristiques.

Protection environnementale Le site du massif du Mézenc a été classé au titre de la loi du en raison de son grand intérêt paysager. L’aspect des lieux ne peut être modifié qu’avec l’autorisation du ministère de l’environnement et du préfet. Il couvre les communes du Béage, de Borée, de La Rochette, de Chaudeyrolles, des Estables, et de Saint-Front soit une superficie totale de .. La partie ardéchoise du site est incluse dans le parc naturel régional des Monts d'Ardèche.

C'est également une réserve biologique domaniale..

Dans la culture Le massif du Mézenc est peu évoqué dans la littérature avant le . Cependant, au cours des , il a attiré l'attention de voyageurs, de savants botanistes, de géologues, de géographes et de membres de sociétés savantes qui ont entrepris de le décrire pour leurs contemporains.

Parmi ces observateurs, Aimé Giron décrit ainsi la région des Estables : Ou encore George Sand, qui dans son carnet d'excursion, narre son voyage aux Estables en :

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

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Articles connexes Monts du Vivarais Monts du Velay Mont Mézenc Suc (géographie) Les Amis du Mézenc

Liens externes

Mézenc Mézenc Catégorie:Tourisme dans la Haute-Loire Catégorie:Tourisme en Auvergne