Saint-Denis-en-Bugey est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Ses habitants sont appelés les San-Deniens.
Géographie Localisation Saint-Denis-en-Bugey est située dans le Bugey. La commune est traversée par la route départementale 1075 (ancienne N 75 allant de Bourg-en-Bresse à Sisteron) et par la D 5 (allant de Saint-Denis à Bettant), ainsi que par la voie de chemin de fer (Ambérieu-en-Bugey - Lyon). Elle est arrosée par l’Albarine et son affluent de la rive gauche, le Buizin. Le territoire est relativement plat, sauf la colline, d'origine alluviale, où a été construit un château.
Relief et géologie Saint-Denis-en-Bugey est située sur un substrat d'origine alluvial, datant principalement de l'ère Quaternaire. La colline san-denienne, culminant à , entre le Bois Chausson et Ambutrix ,s'avère être une formation fluvio-glaciaire. Il s'agit, plus probablement, d'une Moraine datant de l'avant dernière glaciation appelée Glaciation de Riss, ici un Poudingue, composé de galets principalement calcaire dans une matrice sablo-limoneuse. La base de la colline alluviale est d'âge Miocène : on y trouve des galets à forte teneur en silice dans une matrice gréseuse. La plaine, quant à elle, d'une altitude moyenne de , possède un faciès datant de la Glaciation de Würm : soit des alluvions fluvio-glaciaires constitués de galets calcaires arrondis dans une matrice limoneuse..
Les pierres utilisées dans la construction sont principalement ces galets d'origine fluvio-glaciaire.
Au , on parle d'exploitation de deux sablières et de deux carrières de gravier dans la localité.
Communes limitrophes
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (), un été chaud (), un air sec au printemps et en été et des vents faibles. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Château-Gaillard à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Saint-Denis-en-Bugey est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine d'Ambérieu-en-Bugey, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Ambérieu-en-Bugey, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (46,2 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (38,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (46,2 %), terres arables (35,5 %), forêts (14,8 %), zones agricoles hétérogènes (3,6 %)..
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Habitat et logement En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 2016 et de en 2011..
Parmi ces logements, 91,4 % étaient des résidences principales, 1,2 % des résidences secondaires et 7,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 74,7 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 25,1 % des appartements.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Denis-en-Bugey en 2022 en comparaison avec celle de l'Ain et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (1,2 %) inférieure à celle du département (5,5 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 69,5 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (68,6 % en 2011), contre 62,7 % pour l'Ain et 57,6 % pour la France entière.. + Le logement à Saint-Denis-en-Bugey en 2022. Typologie Saint-Denis-en-Bugey Ain. France entière. Résidences principales (en %)91,486,782,3 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)1,25,59,7 Logements vacants (en %)7,47,98,0
Voies de communication et transports
Voies routières Plusieurs routes départementales traversent la commune : la route départementale (l'ancienne route nationale 75) qui relie Bourg-en-Bresse à Sisteron et la route départementale (l'ancienne route nationale 84), qui relie Rillieux-la-Pape à la frontière suisse.
Transports en commun La gare d'Ambérieu-en-Bugey se trouve à du centre de Saint-Denis-en-Bugey.
La ville de Saint-Denis-en-Bugey est reliée par une lignes d'autocars à la demande « Cars Région Ain », gérées par la Région. La A10 qui relie le PIPA à la gare d'Ambérieu-en-Bugey.
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Ponte de Chauczon (1199), Castrum et Villa de S. Dionisio de Chauxzone (1337), Saint-Denys-de-Chausson (1563), Sainct-Denys-de-Chousson (1650).
Puis, d'après les cartes de Cassini, et jusqu'au , Saint-Denis-en-Bugey portait le nom de Saint-Denis-le-Chosson..
Durant la Révolution française, Le Chosson-d'Albarine était le nom de la commune..
Histoire Au Moyen Âge, le village s'appelait Pont-de-Chauczon dans un premier temps, puis Saint-Denis-le-Chosson (ou le Chausson).
Au , le Bugey fait partie du royaume des Burgondes.
Lors du traité de Verdun, en l'an 843, qui sépare l'empire carolingien en trois grands territoires, le Bugey est intégré dans la Lotharingie, dirigé par Lothaire Ier. Dès 962, le Bugey, la Bresse et les Dombes font partie du Saint-Empire romain germanique. Au , le site appartenait alors à la seigneurie de Coligny qui comprenait la vallée de l'Ain de son confluent jusqu'au RevermontAlain Kersuzan, Défendre la Bresse et le Bugey.
Au , en 1282, le site devient une possession du dauphin de Viennois, Humbert Ier de Viennois, dit Humbert de la Tour du Pin. Cette occupation de la basse vallée de l'Ain par le Dauphin coupe le comté de Savoie en deux, ce qui sera à l'origine d'un conflit delphino-savoyard qui durera . C'est durant ce contexte de conflit que le dauphin érige, entre 1323. et 1326, la bâtie de Chausson, soit la forteresse en pierre qui domine actuellement le village du haut de la colline.
Le traité de Chapareillan, ratifié en 1335, exige que l'Albarine soit la frontière entre le Dauphiné et le comté de Savoie. Toutefois, la guerre entre le Dauphiné et la Savoie n'est pas terminée.
En , le dauphin Humbert II de Viennois fonde le bourg neuf entre le pont enjambant l'Albarine et le promontoire où se situe la bâtie militaire.
En 1349, a lieu le « transport du Dauphiné », c'est-à-dire la vente du Dauphiné au royaume de France. Le nouveau dauphin est alors le fils ainé du Roi de France, ici, le futur Charles V le Sage. Le village ne reste français que car un nouveau traité met fin définitivement à la guerre delphino-savoyarde : le traité de Paris signé en 1355 entre le roi de France et le comte . Le Rhône devient alors frontière entre le Dauphiné français et le comté de Savoie, appartenant au Saint-Empire romain germanique. Le village, devenu dauphinois pendant , puis français pendant , appartient désormais aux comtes de Savoie à partir du milieu du .
Le , le comté de Savoie est érigé en duché de Savoie.
En 1536, le roi , fils de Louise de Savoie, annexe le Bugey, alors qu'il se rend dans le Milanais. En 1559, lors des traités du Cateau-Cambrésis, le Bugey est rendu au duc de Savoie. Saint-Denis-le-Chausson redevient savoyard.
À la fin du , le trône du royaume de France est vaquant et le duc Charles-Emmanuel de Savoie envisage de succéder à . Une période de troubles s'ensuit. Durant cette période, le château a été détruit vers 1600 par le duc de Biron afin d'affaiblir les places fortes de Bresse et du Bugey. Il ne subsiste, à ce jour, que la tour carrée de ce château. Toutefois, un traité d'échanges de territoires met fin à cette période difficile. Grâce au traité de Lyon signé le , à Lyon, en présence d', de ses ambassadeurs, de ceux du duc de Savoie (dont René de Lucinge, seigneur des Allymes) et ceux du pape, la Bresse et le Bugey sont rattachés au royaume de France en échange du marquisat de Saluces qui devient savoyardCahier de René de Lucinge , le rattachement des Pays de l'Ain à la France. Saint-Denis-le-Chausson, à l'instar de toute la Bresse, du Bugey et une partie du plateau des Dombes, devient français. Les pays d'Ain (à l'exception de la principauté des Dombes et de la vallée de la Valserine) sont alors intégrés dans la province de Bourgogne.
Pendant la Révolution française, Saint-Denis prend le nom révolutionnaire de Le Chosson d'AlbarineLes noms révolutionnaires des communes de France par Figuères.
Le , le village, détaché de Bettant, est érigé en commune distincte.
En 1862, la commune sollicite l'État pour acheter un terrain et démolir l'ancienne église et le cimetière qui gênent la circulation. En 1867, la nouvelle église, bâtie par l'entreprise Roche père et fils, sur un terrain en face de la mairie, est inaugurée. L'emplacement de l'ancienne église devient alors une grande place au centre du village.
Le , l'élève pilote Delaunoy du centre d'aviation d'Ambérieu fait une chute mortelle à Saint-Denis-en-Bugey.
Le , des avions alliés américains Consolidated B-24 Liberator bombardent, par erreur, Saint-Denis-en-Bugey, au lieu de neutraliser les trains de la Gare de triage d'Ambérieu-en-Bugey, utilisés par les Allemands. On déplore et de nombreux dégâts matériels.
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux