Les Mousgoum sont une population d'Afrique centrale et occidentale. Riverains du Moyen-Logone, ils sont surtout présents dans les plaines du nord-Cameroun et au sud-ouest du Tchad, également dans l'est du Nigeria James Stuart Olson, « Musgu », in The Peoples of Africa: An Ethnohistorical Dictionary, Greenwood Publishing Group, 1996, . Leur architecture traditionnelle a été très étudiée.
Ethnonymie Leur ethnonyme tire son origine du village de Mousgoum.
Selon les sources, on rencontre de multiples variantes de l'ethnonyme : Mouloui, Mousgoums, Mousgoun, Mousgou, Mouskoun, Mulwi, Mumwi, Munjuk, Musgo, Musgum, Musgums, Musgun, Musgu, Musgus, Musseku, Mussug, Musuk, Muzgu, Muzuk Source RAMEAU, BnF / Mousgoum (peuple d'Afrique).
Langue Ils parlent une langue tchadique, le mousgoum. Le nombre total de locuteurs a été estimé à , dont pour le Cameroun (1982) et pour le Tchad (recensement de 1993).
Histoire et culture Le peuple Mousgoum tire son origine de la cohabitation de plusieurs peuples. D'un côté les Sao et de l'autre côté les Barguinien, les Bornouan et les Massa. La morphologie physique des Mousgoum tire son origine de sa ligné Sao en revanche leur côté islamique découle de l'appartenance aux Bounouan et aux Barguinien. C'est un peuple que l'on retrouve majoritairement au Tchad, au Cameroun avec une minorité au Nigéria. La cohabitation avec les Massa a créé une forte confusion identitaire. Certains auteurs à l'instar d' André Gide ne dissocient pas le massa du mousgoum pourtant le jargon massa marque une réel différence entre eux et les Mouloui ( appellation des mousgoum en langue Massa du Tchad).
Mousgoum et Massa sont deux peuples frères avec un ancêtre commun. Il y a quelques années, l'islamisation du peuple mousgoum était une raison de division. Le massa, jaloux de sa culture, s’est idéologiquement détaché de son frère mousgoum qui lui se revendique musulman. De nos jours, le massa se donne lui aussi à l'islam au même titre que le mousgoum. L'identité partagée de ces peuples ne facilite pas la séparation des composants culturels. Quoique les cases obus soient reconnues mondialement comme appartenant au peuple Mousgoum, le massa lui aussi revendique sa marque identitaire à ce riche patrimoine mondial.thumb|Maisons en forme d'obus dans le nord du Cameroun vignette|alt=Des habitations en forme d'obus - ou de sein - rehaussée de chevrons gravés.|Cases traditionnelles du peuple Mousgoum à Mourla, Cameroun. Mai 2015.
En forme d'obus, le tòlék est la case typique des Mousgoum Musgum earth architecture . L'une d'entre elles a été reconstituée à Paris lors de l'Exposition coloniale internationale de 1931 Steven Nelson, From Cameroon to Paris : Mousgoum architecture in & out of Africa, University of Chicago Press, Chicago, 2007, 247 p. .
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie Steven Nelson, Site and Symbol : framing cultural identities in Mousgoum architecture, Université Harvard, 1998, 356 p. (Thèse) Steven Nelson, From Cameroon to Paris : Mousgoum architecture in & out of Africa, University of Chicago Press, Chicago, 2007, 247 p. Jean Cabot et Roland Diziain, Population du Moyen Logone : Tchad et Cameroun, Office de la recherche scientifique et technique outre-mer, Paris, 1955, 76 p. Christian Seignobos et Fabien Jamin, La case obus : histoire et reconstitution, Éditions Parenthèses, Marseille ; Patrimoine sans Frontières, Paris, 2003, 210 p.
Articles connexes Festival des arts et de la culture du peuple Musgum Groupes ethniques du Cameroun Démographie au Tchad Liste des groupes ethniques d'Afrique Guirvidig
Liens externes
André Michel Podlewski, Démographie des populations riveraines du Logone : Massa – Mousgoum – Mousseye – Guiseye, ORSTOM, IRCAM, Yaoundé, 1962, 23 p.
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