Chauny est une ville française située dans le département de l'Aisne, dans les Hauts-de-France. Ses habitants sont les Chaunois et les Chaunoises. Géographie Localisation Chauny est à égale distance de Soissons (), Laon () et Saint-Quentin () et elle est au cœur de la Picardie.

Hydrographie Réseau hydrographique La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est à la jonction du canal de Saint-Quentin et du canal latéral à l'Oise. Elle est également drainée par l'Oise, le Helot, le canal 01 de la commune de Autreville, le canal 01 de la commune de Chauny, le canal 01 de la commune de Ognes, le canal 01 de la commune de Sinceny, le canal 02 de la commune de Viry-Noureuil, le canal 03 de la commune de Viry-Noureuil, le canal Saint-Lazare, le cours d'eau 01 du le ru Besson, le Gobelet, le ruisseau de Marizelle, le ruisseau Ganton divers bras de Brouage et un autre petit cours d'eau.

Le canal latéral à l'Oise est un canal de gabarit Freycinet qui dessert l'est de la Picardie. D'une longueur de , il connecte le canal de Saint-Quentin (depuis Chauny) à l'Oise canalisée à hauteur de Janville.

L'Oise prend sa source en Belgique, à , dans l'ancienne commune de Forges et se jette dans la Seine à d'altitude, au Pointil en rive droite et en aval du centre de Conflans-Sainte-Honorine dans le département des Yvelines. D'une longueur , elle est presque entièrement navigable et bordée de canaux sur . Les caractéristiques hydrologiques de l'Oise sont données par la station hydrologique située sur la commune de Condren. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 28/07/2024 à 02:06 TU à partir des 501 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/01/1981 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le même jour..

Le Hélot, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Ugny-le-Gay et se jette dans le ru de Pontoise à Ognes, après avoir traversé .

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de ChaunyLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Oise moyenne ». Ce document de planification concerne un territoire de de superficie, délimité par le bassin versant de l'Oise moyenne. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE est, en 2024, encore en élaboration. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte du SAGE Oise-Moyenne (SMOM).

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (). Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Chauny est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Chauny, une agglomération intra-départementale dont elle est ville-centre.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chauny, dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (50,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (53,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (32,7 %), terres arables (32,7 %), prairies (14,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (13,5 %), zones agricoles hétérogènes (3,1 %), forêts (2,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1 %)..

Voies de communications et transports Réseau routier Chauny est reliée au reste du territoire par route notamment grâce à la proximité des autoroutes A26 et A29 qui passent par Saint-Quentin. Les aéroports nationaux et internationaux de Paris sont à une heure de route. Le réseau départemental relie Chauny à Noyon (Oise) par la , Saint-Quentin et Soissons par la , Ham par la .

Réseau ferroviaire vignette|La gare de Chauny. La ville est desservie par un réseau routier important et le chemin de fer y passe depuis 1849. Chauny possède une gare située sur la ligne Paris - Saint-Quentin - Maubeuge, très bien desservie par des trains Corail et des TER vers Paris, Compiègne, Creil et Saint-Quentin. Cette gare fut reconstruite après-guerre d'après les plans de Urbain Cassan et Ludovic Tixier.

Le TGV, dont la gare TGV-Haute Picardie se trouve à une cinquantaine de kilomètres, est en compétition avec l'avion pour accéder au Sud de la France.

Aujourd'hui encore en activité sur la ligne de Paris à Maubeuge, la gare de Chauny desservait auparavant Saint-Gobain et Anizy-le-Château par deux lignes ferroviaires (à voie normale) aujourd'hui fermées : la ligne de Chauny à Anizy-Pinon et la ligne de Chauny à Saint-Gobain. Elle desservait en plus par un chemin de fer à voie étroite, le village de Blérancourt par une ligne à destination de Coucy-le-Château-Auffrique.

Le bâtiment de la gare a été conçu par l'architecte Urbain Cassan.

Réseau fluvial Le canal de Saint-Quentin qui acheva la jonction de la Somme à l'Oise en 1738, voit passer de nombreuses péniches. Une voie verte pour les piétons et les cyclistes est ouverte en 2012. Elle est incluse dans la véloroute EuroVelo 3.https://www.au5v.fr/IMG/pdf/Transeuropeenne_-_CTE_-_19_mars_2010.pdf.

Transports en commun

La commune de Chauny développe son propre réseau de transports en commun en 1997, avec les bus TAC (Transports de l'Agglomération de Chauny). Ces bus sont reconnaissables grâce à leur reprenant les couleurs jaune et bleu du blason chaunois. Ce réseau de transports s'appuie sur trois lignes desservant les neuf communes de l'agglomération urbaine chaunoise : Abbecourt, Amigny-Rouy, Autreville, Caumont, Chauny, Condren, Ognes et Sinceny.

Le , la compétence « Transports Collectifs Urbains » est transférée à la communauté de communes Chauny-Tergnier (CCCT) par arrêté préfectoral. Quelques mois plus tard, le réseau de transports est étendu à l'ensemble du territoire de la CCCT, soit , et devient Transports des Agglomérations de Chauny et Tergnier (TACT). Ce réseau compte désormais quatre lignes de bus et cinq lignes de transport à la demande. Puis en , la CCCT attribue l'exploitation du réseau à une société privée pour dix ans. Un nouveau réseau est ainsi mis en place le . Il est constitué de cinq lignes urbaines et quatre lignes interurbaines en .

Depuis le , le réseau change de nom, passant de TACT à Lyneo. Dans le même temps, il a été réorganisé, avec urbaines, 1 Navette vers la Zone d'Activités Evolis, 31 Circuits Scolaires et un service de transport à la demande plus développé.

Voie verte Chauny est située sur la Véloroute EuroVélo3 dite la Scandibérique, inaugurée en 2016, longeant le canal de Saint-Quentin, reliant la Belgique à l'Espagne.

Toponymie droite|200px|Entrée de l'agglomération.

Dans les chartes de Chauny, de Lothaire à Philippe IV, la ville, qui est bâtie sur la rive droite de l'Oise, est indiquée sous les noms de Calgny, Cauny, Canni, Calni ou de Chaulni et en latin, par des auteurs anciens comme Flodoard, Guibert de Noyon… on lui donne pas moins de treize noms différents dont Calnacum, Calniacum, Cauniacum, Calviniacum et ChanniacumHistoire de Chauny par Maximilien MellevilleNotice sur les origines de Chauny par Dom Labbé.

Histoire Le château Avant le , il n'y a à Chauny qu'une citadelle d'origine gauloise qui, pendant des invasions des Vandales (407) et des Huns (451), sert de refuge aux peuplesMoët del aForte-Maison, Histoire de la ruine de Condren et de l'origine de Chauny, Société des Antiquaires de Noyon, et, Abbé Lambert, Recherches sur l'origine et l'antiquité de Chauny, Bulletin de la Société littéraire de Chauny, 1860, . Si on ignore la date exacte de création de la citadelle, les historiens s'accordent sur le fait qu'elle a été érigée par les premiers comtes de Vermandois, qui voulaient borner, défendre les frontières de leur domaine en construisant le long de la frontière une série de fortifications qui étaient nommées châteaux borniers au même titre que les châteaux de Ham, Nesle, Ronssoy, Estrées-en-Arrouaise, Guise, Ribemont et Vendeuil. Le château occupait la partie la plus haute où furent construits plus tard les couvents des religieux de Sainte-Croix et des minimes. Cette supposition est contestée par l'abbé J TurpinLes Origines de Chauny - Où naquit la Ville de l'abbé J. TURPIN en raison de la phrase de Flodoard. Le château est cité par ce dernier, en 949 : .

Le château est encore cité en 1066 par Gilbert religieux de Saint-Amand en Flandre :

Guibert de Nogent qui vivait en 1104, rapporte .

Les chartes de Raoul , comte de Vermandois, en 1130, de Philippe d'Alsace, comte de Flandre et de Vermandois, en 1167, d'Éléonore comtesse de Vermandois en 1191 qualifient Chauny de Château. Philippe Auguste lui donne, le premier, le nom de Ville en 1213.

L'antique citadelle est démolie en 1430 et ses restes sont alors utilisés pour fortifier les murs d'enceinte d'un puissant château fort. En 1471, la ville tombe pourtant aux mains des Anglais qui vont l'occuper pendant Abbé Jules Caron, Histoire populaire de Chauny, 1878, .

Les guerres La terre de Chauny devait appartenir à l'origine au domaine royal avant d'être incorporée à la province du Vermandois dont les comtes la donnèrent vers 830 à l'un de leurs seigneurs qui en ait sa résidence.